Méditation du jour
L’Évangile, inspirateur de tous les dévouements ”

L’Évangile réunit tous les caractères,

parce qu’il s’adresse à tous :

il a la simplicité de l’enfance,

les profondeurs du mystère

et de la pensée,

la tristesse du pauvre,

les joies ineffables du croyant,

la douleur

et l’espérance.

Ce livre devrait être sans cesse ouvert sous les yeux de l’infortuné,

parce qu’il renferme le dépôt précieux de l’espérance qui console,

et de la charité qui adoucit le sang aigri par le malheur.

Il fait plus que de prêcher la pitié,

l’indulgence

et l’amour pour les infortunés,

il montre son divin Auteur bénissant leurs larmes

et buvant avec eux le calice jusqu’à la lie.

C’est par lui que l’homme grandit à ses propres yeux

et aux yeux de Dieu,

en repoussant l’injure par le pardon,

et la persécution de ses ennemis par la prière et par l’amour.

C’est par lui que le dévouement détrône l’égoïsme,

et que l’humilité,

qui est la grandeur du Chrétien ici-bas,

met sa gloire douce et calme à la place des jactances hautaines

et des dédains insultants de l’orgueil.

C’est par lui qu’aujourd’hui encore il y a des hommes de bien

qui soulagent l’infortune

et compatissent à ses angoisses,

qui visitent les haillons,

la paille,

les plaies

et les cachots de leurs frères en Jésus-Christ,

et dont la main droite ignore les bienfaits de leur main gauche,

se cachant d’une bonne action comme le coupable se cache d’un crime.


(H. Bretonneau)


Dimanche 30 août 2026
14e dimanche après la Pentecôte
2e classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Seigneur, nous Vous en prions, gardez Votre Église par l’assistance continuelle de Votre miséricorde ; et puisque, sans Vous, la faiblesse humaine ne peut que faillir, daignez, par Votre assistance, la préserver sans cesse de tout ce qui peut lui nuire, et la diriger vers ce qui est salutaire. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Cent ans après la découverte du Nouveau Continent, naquit à Lima, capitale du Pérou, la vierge Rose, la première fleur de sainteté qu’ait produite l’Amérique méridionale.

Son nom lui fut donné parce qu’un jour le visage de cette enfant apparut merveilleusement transfiguré et ayant toute la beauté d’une rose. Elle y ajouta celui de la Sainte Vierge, voulant qu’on l’appelât désormais Rose de Sainte-Marie.


Fécondée par la rosée divine de la grâce, elle poussa de magnifiques fleurs de virginité et de patience. Dès l’âge de cinq ans, elle fit en effet le vœu de toujours rester vierge et de prendre Jésus pour époux.


Pour éviter plus tard d’être contrainte au mariage elle coupa sa riche chevelure. Ayant reçu l’habit du Tiers-Ordre de saint Dominique, elle s’adonna à la prière et à de rudes mortifications.


À l’âge de trente-et-un ans, le 29 août 1617, son époux divin vint la chercher, et parée de l’éclat de sa beauté, elle alla triomphante dans la cour du Roi céleste.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Craignez les honneurs ; soyez convaincu que la vie simple et cachée leur est préférable.

Méditation du jour
L’œuvre par excellence  suite

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