Méditation du jour
La maternité spirituelle de Marie ”

Le jour où Marie introduisait le Fils de Dieu Sauveur du monde dans son domaine,

elle entrait dans le vaste dessein de Rédemption qu’Il venait promouvoir ;

et, communiant à la Miséricorde infinie,

il s’inaugurait en elle une maternité nouvelle

qui la constituait Mère des âmes

et nouvelle Ève,

Ève de la Miséricorde.

Le Cœur très pur de Marie était un cœur maternel aussi pour nous.

Elle portait dès lors la sollicitude de toutes les âmes vivantes.

Mais cette maternité mystique,

si réelle,

ne serait déclarée que dans la solennité de cette heure suprême

où le Sauveur mourant

et consommant Son Œuvre

donnerait Sa Mère à saint Jean

et en lui au monde entier.

Le divin « Testateur » la donnait à saint Jean pour qu’elle formât Jésus en lui et que saint Jean lui fût Jésus.

Il en va de même pour nous tous.

Marie nous est donnée pour Mère afin de former Jésus en nous.

Car ce Cœur maternel demeure toujours le Cœur virginal

et ses incomparables tendresses

gardent toujours l’élan qui rejaillit impérieusement vers Dieu seul.

Et c’est pourquoi cette Mère,

en ses bien-aimés,

forme toujours les mœurs divines,

les mœurs des enfants de Dieu.


(R.P. Benjamin-Marie Morineau, s.m.m.)


Lundi 27 janvier 2020
S. Jean Chrysostôme,

évêque, confesseur et

docteur de l’Église universelle
3e classe

Temps après l’Épiphanie



Oraison - collecte
Nous Vous en prions, Seigneur, que Votre céleste grâce accroisse Votre Église, que Vous avez voulu illustrer par les mérites glorieux et par la doctrine du bienheureux Jean Chrysostôme, Votre Confesseur et Pontife. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Jean Chrysostôme né à Antioche vers 344, était un homme d’un grand génie et sa puissante éloquence lui a valu le surnom de Chrysostôme ou bouche d’or.


Le peuple de Constantinople, avide de l’entendre, se pressait en foule dans sa cathédrale. Il s’était épris d’un amour ardent pour saint Paul dont il disait : « Le cœur de saint Paul, c’est le cœur du Christ ». Lui aussi, il a aimé passionnément le Christ, et comme le grand Apôtre, il a tout souffert plutôt que de laisser porter atteinte à Ses droits divins.


Avec saint Athanase, saint Grégoire de Nazianze et saint Basile, il forme le groupe des quatre grands docteurs de l’Église d’Orient.


Sacré Archevêque de la ville impériale, il donna toujours à ceux dont il devenait le père, le pain de la parole et de la grâce. Son courage à flétrir les vices, « à reprendre à temps et à contre-temps », afin d’être toujours le sel de la sagesse qui garantit les âmes contre la corruption, lui valut l’exil et toute sorte de mauvais traitements.


Ce Docteur de l’Église universelle mourut dans le Pont le 14 septembre 407. Ce jour 27 janvier est l’anniversaire de la translation de ses reliques sous Théodose II, en 438.


Aimons à entendre la parole divine, et mettons-la dans notre cœur, afin que notre vie puisse être un reflet de celle de Dieu.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Jurez haine au respect humain ; ne transigez jamais avec le mal.

Méditation du jour
Nécessité et fécondité de la pleine correspondance à la grâce  suite

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