Méditation du jour
- 5 octobre
Que chacun ait confiance en l’ « Ave Maria » ”

Soyons heureux et fiers de pouvoir redire l’Ave Maria

après l’Ange,

après les Apôtres,

après les Martyrs

et tous les siècles chrétiens.

Qu’il soit doux à nos lèvres,

plus doux encore à notre cœur,

cet Ave Maria qui nous arrive tout parfumé,

comme un cantique du Ciel,

répété par autant d’échos qu’il a passé dans de saintes âmes sur la terre.

Saluer une reine est ici-bas une faveur rare et enviée :

eh bien ! chaque jour,

à toute heure,

le pauvre vieillard,

l’humble femme,

le petit enfant,

peuvent venir saluer la Reine du Ciel et de la terre,

celle qui porte tous les trésors de Dieu dans ses mains,

sûrs d’être toujours bien accueillis,

sûrs qu’à chacun de leurs hommages elle répondra par un bienfait.

Mais le coupable osera-t-il venir ?

Oh ! oui, qu’il vienne lui aussi,

qu’il la salue avec une humble confiance.

Sa voix ne l’offensera pas,

et s’il y met l’accent de la douleur,

si son Ave Maria est un cri de repentir,

sa prière sera toute-puissante,

elle ne redescendra pas sans apporter miséricorde

et pardon.


(R.P. Huguet)


Dimanche 23 août 2026
13e dimanche après la Pentecôte
2e classe
Temps après la Pentecôte


S. Sidoine,

l’aveugle-né de l’Évangile,

compagnon de saint Maximin,

2e Évêque d’Aix-en-Provence


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel, augmentez en nous la Foi, l’Espérance et la Charité ; et pour que nous méritions d’obtenir ce que Vous promettez, faites-nous aimer ce que Vous commandez. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Nous honorons aujourd’hui un Saint auquel la Sainte Vierge apparut pour lui faire connaître qu’il devait entrer dans l’Ordre des Servites, consacré à honorer les douleurs qui lui ont valu cette gloire dont nous venons de nous réjouir le 15 août.


Né à Florence de l’illustre famille des Béniti, saint Philippe donna dès son berceau des signes de sa future sainteté. Il y avait quinze ans que l’Ordre des Serviteurs de la Vierge Marie, appelés Servites, avait été institué. Le petit couvent était non loin de la ville. C’est là qu’entendant la Messe le jeudi de la Semaine de Pâques, saint Philippe fut frappé des paroles de l’Épître adressées par l’Esprit-Saint au diacre Philippe. Comme il portait le même nom, il s’appliqua ce texte de l’Écriture et se sentant invité par l’Esprit-Saint à entrer dans cet Ordre, il quitta tout pour s’acheter le trésor impérissable du Ciel.


Entré comme Frère convers, il fut plus tard ordonné prêtre, puis devint le général des Servites. Les Cardinaux assemblés à Viterbe, voulurent l’élire Pape et, par humilité il s’y refusa et se cacha dans les montagnes.

Il y fleurit comme le palmier, et y crût comme le cèdre du Liban. Dieu alors l’appela à évangéliser l’Italie, la France et l’Allemagne.


À son retour il fut confirmé dans sa charge pour toute sa vie. Il s’appliqua à calmer l’animosité qui existait entre les Guelfes partisans du Pape, et les Gibelins partisans de l’Empereur. Il courut alors de sérieux dangers auxquels l’Épître de la Messe fait allusion.

Une fièvre ardente le saisit le jour de l’Assomption, et il mourut à Todi en 1285 le jour de l’Octave en contemplant l’image du Sauveur étendu sur la Croix.


Demandons à Dieu l’humilité de saint Philippe, afin que, méprisant à son exemple les biens de la terre, nous recherchions toujours ceux du Ciel.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
« Aimez à être inconnu et compté pour rien » (Imitation de Jésus-Christ)

Méditation du jour
Le désir de Jésus-Christ dans la divine Eucharistie  suite

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