Méditation du jour
S. Guillaume de Paris,

abbé en Danemark


- 6 avril

La trahison ”

Judas, ayant montré à découvert

ce qu’il était,

ne perdit pas de temps pour effectuer sa malice.


Il alla trouver les prêtres,

et s’entendit avec eux

pour leur livrer son Maître

à un prix convenu.


Notre-Seigneur voyait tout ce qui se passait en lui :


Il vit Satan frapper à la porte de son cœur,

y être admis

et reçu

comme un hôte intime

et honoré.


Il vit Judas aller trouver les prêtres

et entendit leur conversation.


Il avait tout vu

par sa prescience

durant tout le temps que Judas avait passé dans Sa société,

et dès le moment où Il l’avait choisi.


Les choses que nous savons vaguement

comme appartenant à l’avenir,

nous affectent d’une manière bien plus vive

et différente

quand elles deviennent actuelles.


Notre-Seigneur avait enfin éprouvé

la cruauté

de l’ingratitude

dont Il était l’objet

et la victime.


Il avait traité Judas

comme un de Ses amis

les plus familiers ;

Il lui avait donné les marques

de l’intimité la plus étroite ;

Il en avait fait Son intendant

et celui de Ses Apôtres.

Il lui avait accordé

le pouvoir de faire des miracles,

Il l’avait admis à la connaissance

des mystères du royaume du Ciel.


Il l’avait envoyé prêcher

et avait fait de lui

l’un de Ses représentants spéciaux,

de telle manière que les fautes du serviteur

dussent rejaillir sur son Maître.


Un païen,

frappé par un ami,

s’écria :

« Et toi aussi, Brutus ! ».


Quelle désolation

implique le sentiment de l’ingratitude !


Dieu, qui la rencontre chaque jour,

ne peut pas la ressentir dans Sa Nature bienheureuse.


Il a pris un cœur humain


afin de pouvoir l’éprouver dans sa plénitude.



Cardinal Newmann.


Lundi 2 mars 2026
de la deuxième semaine de Carême
3e classe
Temps du Carême



Oraison - collecte
Daignez faire, ô Dieu tout-puissant, que Vos fidèles, qui, pour mortifier leur chair, observent l’abstinence, jeûnent aussi du péché, en pratiquant la justice. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
À treize ans, Henri de Saüssen ou Suzo, né d’une illustre famille de Souabe, entrait dans l’Ordre des frères Prêcheurs.


Vainqueur des tentations du démon, épris de la sagesse éternelle, tendrement dévoué à la Sainte Vierge, qui lui apparut un matin lorsqu’il disait : « Ave maris stella », le bienheureux Henri était un modèle de dévotion envers le Très Saint Sacrement ; il passait de longues heures en méditation devant les autels de Marie, redoublait ses prières et ses austérités durant le temps des folies du carnaval, et reçut de Notre-Seigneur et de Son auguste mère les plus douces consolations.


Dans une de ses extases, un Ange le revêtit d’une épée et d’une armure, afin « qu’il servit Dieu comme un généreux chevalier ».


Tourmenté par la persécution et par la calomnie, il triompha à force de patience et d’abandon en la Providence, et enfin, le 25 janvier 1365, « rassasié de la vie et brûlant des désirs du Ciel », il mourut à Ulm, en un couvent de son Ordre.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Appliquez-vous à une tendre et journalière dévotion pour l’aimable Nom de Jésus qui veut dire Sauveur.

Méditation du jour
Marchez en Ma présence et soyez parfait  suite

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