Méditation du jour
S. Vincent Ferrier,

confesseur - 5 avril

“
Marie reçoit la vie et la donne ”

On éprouverait une vive joie

à repasser tous les sentiers de la vie de la Vierge,

tous ces sentiers qui fleurissent de lumière

et d’amour,

car ses voies étaient des voies de vérité

et de bonté.


Toujours la même,

c’est-à-dire allant d’un élan virginal

qui la livre à son Dieu,

le même mouvement

qui la livre à l’amour créateur

se déverse en charité sans limites :


elle se donne à Dieu

de qui elle reçoit la vie

et elle répand sur les hommes

la vie qu’elle a puisée en Dieu.


On ne se lasse pas

de la contempler.


Si la splendeur des journées uniques

comme l’Annonciation,

la Nativité de Jésus,

le Vendredi Saint

ou la Résurrection,


nous met hors de nous-mêmes,

nous goûtons à peine moins de joie

à suivre,

dans la monotonie des jours,

celle qui vivait humble

et cachée à Nazareth,

ou qui demeurait à Jérusalem

avec saint Jean.


C’était la Vierge,

celle qui appartenait toute à Dieu,

c’était la Mère,

celle qui répandait la vie ;

et toujours celle dont l’existence était rythmée

par l’Esprit-Saint

en grâce divine.


Comment cette Épouse très fidèle du Saint-Esprit

n’aurait-elle pas une grâce incomparable

pour entraîner dans les docilités

qui acheminent à reproduire

en nos vies humaines

le mystère de Jésus !


R.P. B.-M. Morineau, S.M.M.


Jeudi 15 octobre 2026
Ste Thérèse de Jésus,

vierge
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Exaucez-nous, ô Dieu, qui êtes notre salut, et faites que, célébrant avec joie la fête de la bienheureuse Thérèse, Votre Vierge, nous soyons nourris du pain de sa céleste doctrine et formés aux sentiments d’une piété fervente. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née à Avila, en Espagne, sainte Thérèse de Jésus fut, dès sa tendre enfance, dévorée du désir du martyre. À l’âge de dix-huit ans, elle entra au couvent de Sainte-Marie du Mont-Carmel, et se consacra au Christ qu’elle choisit pour époux.


Son cœur était si embrasé des flammes de l’Amour divin qu’elle écrivait : « Comme l’âme ravie sent dans ce corps sa captivité et la misère de la vie ! Elle se regarde comme une esclave vendue sur une terre étrangère, et ce qui lui est plus amer, c’est de voir de tous côtés cet amour passionné qu’on a pour cette vie et si peu de bannis qui gémissent comme elle, et demandent la fin de l’exil ».


Sur le conseil de Jésus elle prononça le vœu si difficile de faire toujours ce qu’elle jugerait être le plus parfait. Elle atteignit dans l’oraison le plus haut degré de la vie mystique.


« L’oraison la mieux faite et la plus agréable à Dieu, écrivait-elle, est celle qui laisse après elle de meilleurs effets s’annonçant par les œuvres, et non pas ces goûts qui n’aboutissent qu’à notre propre satisfaction ».


Et l’action de cette humble vierge qui convertit des milliers d’âmes, prouve assez le rôle prépondérant de la vie contemplative, qui provient de ce fait qu’on s’y adresse directement à Dieu, Auteur de tout bien.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Demandez à Dieu le feu de Son Amour ; L’aimer, c’est tout.

Méditation du jour
La croix nous fait chercher Dieu  suite

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