Méditation du jour
S. Vincent Ferrier,

confesseur - 5 avril

Marie reçoit la vie et la donne ”

On éprouverait une vive joie

à repasser tous les sentiers de la vie de la Vierge,

tous ces sentiers qui fleurissent de lumière

et d’amour,

car ses voies étaient des voies de vérité

et de bonté.


Toujours la même,

c’est-à-dire allant d’un élan virginal

qui la livre à son Dieu,

le même mouvement

qui la livre à l’amour créateur

se déverse en charité sans limites :


elle se donne à Dieu

de qui elle reçoit la vie

et elle répand sur les hommes

la vie qu’elle a puisée en Dieu.


On ne se lasse pas

de la contempler.


Si la splendeur des journées uniques

comme l’Annonciation,

la Nativité de Jésus,

le Vendredi Saint

ou la Résurrection,


nous met hors de nous-mêmes,

nous goûtons à peine moins de joie

à suivre,

dans la monotonie des jours,

celle qui vivait humble

et cachée à Nazareth,

ou qui demeurait à Jérusalem

avec saint Jean.


C’était la Vierge,

celle qui appartenait toute à Dieu,

c’était la Mère,

celle qui répandait la vie ;

et toujours celle dont l’existence était rythmée

par l’Esprit-Saint

en grâce divine.


Comment cette Épouse très fidèle du Saint-Esprit

n’aurait-elle pas une grâce incomparable

pour entraîner dans les docilités

qui acheminent à reproduire

en nos vies humaines

le mystère de Jésus !


R.P. B.-M. Morineau, S.M.M.


Dimanche 23 août 2026
13e dimanche après la Pentecôte
2e classe
Temps après la Pentecôte


S. Sidoine,

l’aveugle-né de l’Évangile,

compagnon de saint Maximin,

2e Évêque d’Aix-en-Provence


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel, augmentez en nous la Foi, l’Espérance et la Charité ; et pour que nous méritions d’obtenir ce que Vous promettez, faites-nous aimer ce que Vous commandez. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Nous honorons aujourd’hui un Saint auquel la Sainte Vierge apparut pour lui faire connaître qu’il devait entrer dans l’Ordre des Servites, consacré à honorer les douleurs qui lui ont valu cette gloire dont nous venons de nous réjouir le 15 août.


Né à Florence de l’illustre famille des Béniti, saint Philippe donna dès son berceau des signes de sa future sainteté. Il y avait quinze ans que l’Ordre des Serviteurs de la Vierge Marie, appelés Servites, avait été institué. Le petit couvent était non loin de la ville. C’est là qu’entendant la Messe le jeudi de la Semaine de Pâques, saint Philippe fut frappé des paroles de l’Épître adressées par l’Esprit-Saint au diacre Philippe. Comme il portait le même nom, il s’appliqua ce texte de l’Écriture et se sentant invité par l’Esprit-Saint à entrer dans cet Ordre, il quitta tout pour s’acheter le trésor impérissable du Ciel.


Entré comme Frère convers, il fut plus tard ordonné prêtre, puis devint le général des Servites. Les Cardinaux assemblés à Viterbe, voulurent l’élire Pape et, par humilité il s’y refusa et se cacha dans les montagnes.

Il y fleurit comme le palmier, et y crût comme le cèdre du Liban. Dieu alors l’appela à évangéliser l’Italie, la France et l’Allemagne.


À son retour il fut confirmé dans sa charge pour toute sa vie. Il s’appliqua à calmer l’animosité qui existait entre les Guelfes partisans du Pape, et les Gibelins partisans de l’Empereur. Il courut alors de sérieux dangers auxquels l’Épître de la Messe fait allusion.

Une fièvre ardente le saisit le jour de l’Assomption, et il mourut à Todi en 1285 le jour de l’Octave en contemplant l’image du Sauveur étendu sur la Croix.


Demandons à Dieu l’humilité de saint Philippe, afin que, méprisant à son exemple les biens de la terre, nous recherchions toujours ceux du Ciel.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
« Aimez à être inconnu et compté pour rien » (Imitation de Jésus-Christ)

Méditation du jour
Le désir de Jésus-Christ dans la divine Eucharistie  suite

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