Méditation du jour
- 17 avril
Pierre et Jean”

Au matin de Pâques,

tandis que le soleil était clair et gai sur Jérusalem,

deux apôtres,

inquiets,

reprenants le chemin qui conduit au Calvaire,

marchent sans se parler.

Ils vont droit à la tombe

où l’on avait déposé Jésus,

qui l’avant-veille avait été crucifié…

Le plus jeune, semble mener l’autre.

Saint Jean mène saint Pierre en effet,

car « il courut plus vite »,

dit l’Évangile.

Ces deux jeunes hommes

paraissent bien liés par une douce

et étroite amitié.

Ils ont en eux deux âmes qui au premier abord

ne se ressemblent pas :

l’une est toute à l’enthousiasme, toute à l’action :

l’autre est silencieuse, toute intérieure.

Cependant, à y bien regarder,

il y a entre ces deux âmes beaucoup de points communs et de communes ressemblances.

Tous deux ont été séduits de la même manière par le Christ,

tous deux L’ont passionnément aimé

et Lui ont voué leur vie,

l’un avec sa fougue,

l’autre avec une ardeur contenue.

Leurs âmes se sont pour ainsi dire confondues fraternellement

dans l’amour passionné de Celui qui fut pour chacun d’eux

l’Ami idéal.


(P. Ghesquière, o.p.)


Lundi 4 mai 2026
Ste Monique,

veuve
3e classe

Temps Pascal



Oraison - collecte
Ô Dieu, consolateur des affligés et salut de ceux qui mettent en Vous leur espérance, Vous qui avez miséricordieusement agréé les pieuses larmes que répandait la bienheureuse Monique pour la conversion de son fils Augustin, donnez-nous, à la pieuse intercession de l’un et de l’autre, la grâce de déplorer nos péchés et d’en trouver le pardon en Votre indulgence. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née en Afrique en 332, sainte Monique se maria à un païen qu’elle convertit par ses vertus. Devenue veuve, elle se dévoua à son fils Augustin, dont l’esprit était corrompu par l’erreur manichéenne et le cœur par les mœurs dissolues de Rome.


Nuit et jour elle pria et « le pleura avec plus de larmes que d’autres mères n’en répandent sur un cercueil » (Saint Augustin, Les Confessions). Elle était en effet avant tout pénétrée de la crainte de Dieu et savait que pour ne pas être rejetée dans la séparation dernière des bons et des méchants, l’âme doit se sacrifier. Et elle expia pour les fautes d’Augustin. « Eussiez-Vous pu, Seigneur, écrit celui-ci, mépriser le cœur contrit et humilié d’une veuve chaste et sobre ? Eussiez-Vous bien rejeté les pleurs de celle qui ne Vous demandait ni argent, ni aucune autre chose temporelle, mais seulement le salut de l’âme de son fils ? »


« Dieu agréa dans Sa miséricorde les larmes de la charité de la bienheureuse Monique », et ces deux âmes partagent maintenant la joie de Jésus ressuscité. Sainte Monique mourut à Ostie l’an 387.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Se rappeler ce que saint Augustin doit aux larmes de sainte Monique, sa mère. Nous rappeler ce que nous devons à ceux qui ont versé des larmes pour nous.

Méditation du jour
Si un verre d’eau aura sa récompense, qu’en sera-t-il des larmes versées pour le salut des âmes ?  suite

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