Méditation du jour
S. Paul de la Croix,

confesseur - 28 avril

Le cœur du juste est inébranlable ”

Le cœur du juste ne tremble pas,

même quand, humainement,

tout devrait l’épouvanter.

C’est qu’il a en Dieu son refuge assuré

et qu’il trouve là

une garantie

contre toutes les menaces

et toutes les adversités.

Se confier en soi-même : erreur.

Se confier dans les autres : illusion souvent.

Se confier en Dieu : suprême et unique sécurité.

L’expérience le montre bien.

De la sorte, ce cœur de chair

a la fermeté d’un cœur de pierre.

Il peut être à la fois

« tendre comme une mère

« et dur comme le diamant ».

Pendant ce temps,

ses ennemis s’acharnent contre lui,

le font souffrir.

Mais il sait qu’ils ne pourront

que ce que Dieu permettra,

que son bonheur profond

ils ne le lui enlèveront jamais

et que, finalement,

au jour de la souveraine justice,

ce sera une part du triomphe des Saints

que d’assister à la défaite des méchants.

Sans haine d’ailleurs,

mais uniquement dans ce sentiment

qu’il doit en être ainsi

pour que la Justice ne soit pas un vain mot

et que la Sainteté de Dieu ne soit pas une formule vide.


(R.P. Bellouard, o.p.)


Mercredi 15 juillet 2026
S. Henri,

empereur et confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui, en ce jour, avez fait passer le bienheureux Henri, Votre Confesseur, d’un trône de la terre au royaume du Ciel : nous Vous demandons humblement que, comme en le prévenant par l’abondance de Votre grâce, vous l’avez fait triompher des attraits du siècle, ainsi Vous nous fassiez, à son imitation, éviter les séductions du monde et parvenir jusqu’à Vous avec des cœurs purs. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Henri II, surnommé le Pieux, fut roi de Bavière en 972, roi de Germanie en 1002, et chef du Saint Empire Romain de 1014 à 1024. Il fit serment à Benoît VIII, qui l’avait sacré, « de lui garder à lui et à ses successeurs la fidélité en toutes choses ».


Il mit ses soins et son application à étendre la religion, en relevant les églises détruites, et en fondant des monastères qu’il enrichit de ses largesses. Retenu au Mont-Cassin par une grave maladie, il en fut guéri d’une manière miraculeuse, grâce à l’intercession de saint Benoît. Voulant être prêt à la venue du divin Maître, il rentra d’Italie par la France, se fit agréger à la Communauté de Cluny, et sollicita son admission à l’abbaye bénédictine de Saint-Vanne de Verdun.


L’abbé le reçut, mais lui ordonna aussitôt, au nom de l’obéissance religieuse, de remonter sur le trône impérial. Il eut tellement à cœur la loi de Dieu qu’il garda une absolue virginité dans le mariage. Aussi résolut-il, d’accord avec sa sainte épouse Cunégonde, de faire de Jésus-Christ leur héritier. Il fonda dans ce dessein l’évêché de Bamberg, auquel il laissa tous ses biens. Il fut inhumé dans cette église en 1024.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Rappelez-vous que la sainteté peut s’acquérir dans tous les états.

Méditation du jour
Confiance en la divine miséricorde  suite

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