Visitation
2 juillet

RÉSUMÉ :

L’Archange Gabriel avait annoncé à Marie que Dieu donnerait bientôt un fils à sainte Élisabeth. Aussitôt la Vierge se rendit à Hébron, où habitait sa cousine ; c’est le mystère de la Visitation qui se célèbre au lendemain de l’ancienne Octave de la Nativité de saint Jean-Baptiste.

Aujourd’hui, comme au temps de l’Avent, l’Église rapproche le souvenir du Précurseur de celui de Jésus et de Marie.

Nous avons remarqué en effet, à cette époque, que le vendredi des Quatre-Temps d’hiver nous rappelait ce même mystère de la Visitation.

Cette solennité fut instituée pour l’univers entier, en 1389, par Urbain VI, afin d’obtenir la fin du grand schisme d’Occident.

Elle fut ensuite élevée au rite de double de 2e classe par Pie IX, car c’est en cette fête que s’acheva à Rome en 1849 la victoire de l’Église sur la Révolution.

Marie visite sainte Élisabeth et Jésus visite saint Jean et le sanctifie. Aussi saint Jean tressaille d’allégresse et sainte Élisabeth, remplie par lui de l’Esprit-Saint, s’écrie : « Vous êtes bénie entre les femmes et le fruit de votre sein est béni ».

La Vierge, Mère de Dieu, qui porte en elle et produit, Celui qui porte et produit toutes choses, prononce alors « un sublime cantique », le Magnificat.

Chromolithographie tirée du somptueux ouvrage « La Vie et les Mystères de la Bienheureuse Vierge Marie,
Mère de Dieu », par l’Imprimeur-Éditeur Henri Charpentier, Nantes - 1859, (coll. personnelle)
La Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie à sainte Élisabeth sa cousine (détail).
La Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie à sainte Élisabeth sa cousine (détail).

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Cette fête nous rappelle la visite de Marie à sa cousine Élisabeth. Après avoir annoncé à Marie le mystère de l’Incarnation, l’Archange Gabriel la prévient que sa cousine Élisabeth, âgée et jusque-là stérile, sera mère dans trois mois, par un nouveau prodige.

Marie ne tarda pas à se mettre en route non pas tant pour féliciter l’heureuse mère, que pour se mettre à sa disposition, l’aider dans ses préparatifs, la soulager dans ses nouvelles difficultés à surmonter. Ce voyage n’eut pour mobile aucun sentiment humain. Marie possédait en elle, avec Jésus, toutes les richesses et toutes les joies du Ciel ; cela lui suffisait, et nul besoin n’agitait son cœur ; mais un devoir de douce charité se présentait à remplir ; elle voyait, dans l’accomplissement de ce devoir, un exercice de zèle et une occasion de glorifier Dieu.

D’ailleurs, le Saint-Esprit la conduisait : la rencontre des deux futures mères, et surtout des deux enfants qu’elles portaient, était dans les desseins providentiels. Aussi Marie se hâte, elle s’expose aux fatigues d’un long chemin, elle gravit les montagnes, et bientôt elle atteint le terme du voyage.

Ô merveille ! à peine Marie et Élisabeth sont-elles en présence, que l’enfant d’Élisabeth tressaille dans son sein, et elle-même, saisie de l’esprit prophétique, s’écrie en embrassant Marie : « Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et béni le fruit de votre sein ! ». Paroles que l’Église a jointes à l’Ave Maria pour en faire une des plus belles prières chrétiennes ; paroles qui retentiront partout et dans les siècles !

Ainsi, la mission de Jésus commence avant Sa naissance, Il sanctifie saint Jean-Baptiste dès le sein de sa mère ; la mission de saint Jean-Baptiste commence aussi en ce moment, car ce tressaillement qu’il éprouve annonce le Prophète qui devine son Dieu, et le Précurseur qui reconnaît le Sauveur. Marie, saisie elle-même par l’Esprit divin, entonne ce beau chant d’action de grâces appelé le Magnificat, qui célèbre dans un langage céleste les merveilles opérées par Dieu en elle, chant que répéteront sans fin tous les échos du temps et de l’éternité.

Durant trois mois, les paroles et les exemples de Marie firent le charme de la maison qu’elle visitait. On ignore si elle quitta sainte Élisabeth avant la naissance de saint Jean-Baptiste.

De retour à Nazareth, elle retrouva avec joie sa vie silencieuse et retirée, n’ayant rien perdu de ce trésor de recueillement, de pureté, de vie intérieure qu’elle avait communiqué autour d’elle.

Que de leçons pour les Chrétiens dans ce mystère ! leçons de charité et de zèle, de prévenance et d’amabilité ! leçons de mortification, d’humilité, de sanctification des actions communes et des relations nécessaires avec le monde !



Mercredi 30 septembre 2026
S. Jérôme,

prêtre, confesseur

et docteur de l’Église
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez ménagé à Votre Église, pour expliquer les saintes Ecritures, un éminent Docteur dans la personne du bienheureux Jérôme, Votre Confesseur, faites, nous Vous en prions, que secondés par ses mérites, nous puissions, Votre grâce aidant, pratiquer ce qu’il a enseigné tout à la fois au moyen de la parole et de l’action. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Jérôme naquit à Stridon, en Dalmatie, et reçut le baptême à Rome. Il fut instruit à l’école de savants très distingués. Ordonné prêtre, il se retira dans le monastère fondé par deux grandes dames romaines, sainte Paule et sainte Eustochie, à Bethléem, près de la Crèche où naquit Notre-Seigneur.


Se mortifiant par une abstinence perpétuelle et se livrant à la méditation des Livres Saints, il passait les jours et les nuits à lire et à écrire.

C’est lui qui fixa le texte latin dans la traduction appelée Vulgate et que l’Église a adoptée comme version officielle de la Bible.


Il mourut en 420 et son corps repose à Sainte-Marie-Majeure où se trouvent les reliques de la Crèche.


« Les Apôtres et les Docteurs sont appelés sel, dit saint Jérôme en expliquant l’Évangile, parce que leur doctrine est le condiment de tout le genre humain. “Que si le sel perd sa vertu, avec quoi le salera-t-on ?” Si le Docteur s’égare, par quel autre Docteur sera-t-il redressé ? “Il n’est plus bon à rien qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes”.

« La comparaison est tirée de l’agriculture. En effet, si le sel est nécessaire pour assaisonner les aliments et empêcher les viandes de se corrompre, il n’a point d’autre utilité. Du moins, nous lisons dans les écrits qu’il y eut des villes où la vengeance des vainqueurs fit répandre du sel, afin qu’il ne sortît plus du sol aucune végétation.


« “Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée. Et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur un chandelier, afin qu’elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.” C’est la hardiesse de la prédication que Jésus enseigne : Il veut que Ses Apôtres, au lieu de se cacher par crainte, et de ressembler à une lampe sous un boisseau, se produisent avec entière liberté et prêchent sur les toits ce qu’ils ont ouï dans le secret » (Matines).


Saint Jérôme est l’un des quatre Grands Docteurs de l’Église Latine.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ayez un grand amour et un grand respect pour la sainte Écriture.

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