Ste Valérie
9 décembre

On lit au début du Martyrologe Romain de ce jour :


À Limoges, en Aquitaine, sainte Valérie vierge et martyre.

1550

Sainte Valérie est une vierge martyre. Elle est la fille de Léocadius, gouverneur de Limoges et proconsul d’Aquitaine, sous le règne de l’empereur Caligula. Saint Martial est envoyé de Rome pour évangéliser les Gaules. À Limoges, il convertit sainte Valérie au christianisme. Suite à cette conversion, sainte Valérie fait vœu de virginité pour se livrer à une vie contemplative. Mais le père de sainte Valérie décède et un nouveau gouverneur est nommé. Il s’appelle Juluis Silanus (ou de façon plus légendaire, le Duc Étienne). Celui-ci veut épouser sainte Valérie, mais elle refuse à cause de son vœu. Furieux, Silanus la condamne à la décollation. Sainte Valérie est emmenée sur le lieu de son supplice par Hortarius, l’écuyer de Silanus. En chemin elle lui annonce qu’il mourra avant la fin de la journée. La légende raconte qu’après sa décapitation, elle a porté sa tête à saint Martial et l’a déposée à ses pieds. Hortarius est alors foudroyé. Saint Martial le ressuscite. À la suite de ces évènements, Silanus se convertit et deviendra le Duc Étienne.

En 985, les moines de l’abbaye Saint-Martial de Limoges transférèrent les reliques de sainte Valérie sur les bords de la Voueize donnant peu à peu naissance au bourg de Chambon-sur-Voueize.


Lundi 4 mai 2026
Ste Monique,

veuve
3e classe

Temps Pascal



Oraison - collecte
Ô Dieu, consolateur des affligés et salut de ceux qui mettent en Vous leur espérance, Vous qui avez miséricordieusement agréé les pieuses larmes que répandait la bienheureuse Monique pour la conversion de son fils Augustin, donnez-nous, à la pieuse intercession de l’un et de l’autre, la grâce de déplorer nos péchés et d’en trouver le pardon en Votre indulgence. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née en Afrique en 332, sainte Monique se maria à un païen qu’elle convertit par ses vertus. Devenue veuve, elle se dévoua à son fils Augustin, dont l’esprit était corrompu par l’erreur manichéenne et le cœur par les mœurs dissolues de Rome.


Nuit et jour elle pria et « le pleura avec plus de larmes que d’autres mères n’en répandent sur un cercueil » (Saint Augustin, Les Confessions). Elle était en effet avant tout pénétrée de la crainte de Dieu et savait que pour ne pas être rejetée dans la séparation dernière des bons et des méchants, l’âme doit se sacrifier. Et elle expia pour les fautes d’Augustin. « Eussiez-Vous pu, Seigneur, écrit celui-ci, mépriser le cœur contrit et humilié d’une veuve chaste et sobre ? Eussiez-Vous bien rejeté les pleurs de celle qui ne Vous demandait ni argent, ni aucune autre chose temporelle, mais seulement le salut de l’âme de son fils ? »


« Dieu agréa dans Sa miséricorde les larmes de la charité de la bienheureuse Monique », et ces deux âmes partagent maintenant la joie de Jésus ressuscité. Sainte Monique mourut à Ostie l’an 387.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Se rappeler ce que saint Augustin doit aux larmes de sainte Monique, sa mère. Nous rappeler ce que nous devons à ceux qui ont versé des larmes pour nous.

Méditation du jour
Si un verre d’eau aura sa récompense, qu’en sera-t-il des larmes versées pour le salut des âmes ?  suite

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