Ste Symphorose et ses sept fils
18 juillet

1457

Sainte Symphorose, de Tivoli, épouse du Martyr S. Gétule, eut de lui sept fils : Crescentius, Julien, Nemesius, Primitivus, Justin, Stacteus et Eugène, qui tous furent saisis avec leur mère, sous l’empire d’Hadrien, comme professant la Foi chrétienne. Après que leur piété, bien qu’éprouvée par de nombreuses et diverses tortures, fut demeurée invincible, la mère qui avait été leur maîtresse dans la Foi, fut leur guide au martyre. On lui attache un quartier de roche au cou et elle est jetée dans le fleuve. Son corps est recueilli et enseveli par son frère Eugène.

Le lendemain, qui était le quinze des calendes d’août, les sept frères sont tous attachés au poteau et tués de différentes manières : saint Crescentius a la gorge tranchée par le fer ; saint Julien a la poitrine traversée ; saint Nemesius est frappé au cœur ; saint Primitivus est percé au bas-ventre ; saint Justin a les membres coupés l’un après l’autre ; saint Stacteus est percé de flèches ; saint Eugène a la poitrine divisée en deux. Ainsi furent immolées ces huit victimes agréables à Dieu.

Leurs corps furent jetés dans une fosse profonde sur la voie Tiburtine, au neuvième mille de Rome ; transportés plus tard dans la ville, ils furent ensevelis dans l’église du Saint-Ange à la piscine vers 125, S. Télesphore étant Pape et Hadrien empereur.


Lundi 4 mai 2026
Ste Monique,

veuve
3e classe

Temps Pascal



Oraison - collecte
Ô Dieu, consolateur des affligés et salut de ceux qui mettent en Vous leur espérance, Vous qui avez miséricordieusement agréé les pieuses larmes que répandait la bienheureuse Monique pour la conversion de son fils Augustin, donnez-nous, à la pieuse intercession de l’un et de l’autre, la grâce de déplorer nos péchés et d’en trouver le pardon en Votre indulgence. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née en Afrique en 332, sainte Monique se maria à un païen qu’elle convertit par ses vertus. Devenue veuve, elle se dévoua à son fils Augustin, dont l’esprit était corrompu par l’erreur manichéenne et le cœur par les mœurs dissolues de Rome.


Nuit et jour elle pria et « le pleura avec plus de larmes que d’autres mères n’en répandent sur un cercueil » (Saint Augustin, Les Confessions). Elle était en effet avant tout pénétrée de la crainte de Dieu et savait que pour ne pas être rejetée dans la séparation dernière des bons et des méchants, l’âme doit se sacrifier. Et elle expia pour les fautes d’Augustin. « Eussiez-Vous pu, Seigneur, écrit celui-ci, mépriser le cœur contrit et humilié d’une veuve chaste et sobre ? Eussiez-Vous bien rejeté les pleurs de celle qui ne Vous demandait ni argent, ni aucune autre chose temporelle, mais seulement le salut de l’âme de son fils ? »


« Dieu agréa dans Sa miséricorde les larmes de la charité de la bienheureuse Monique », et ces deux âmes partagent maintenant la joie de Jésus ressuscité. Sainte Monique mourut à Ostie l’an 387.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Se rappeler ce que saint Augustin doit aux larmes de sainte Monique, sa mère. Nous rappeler ce que nous devons à ceux qui ont versé des larmes pour nous.

Méditation du jour
Si un verre d’eau aura sa récompense, qu’en sera-t-il des larmes versées pour le salut des âmes ?  suite

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