Ste Jeanne de Valois
4 février
Adieux de sainte Jeanne de Valois à Louis XII : « Désormais ma vie se passera à prier pour vous et pour la France ».
Adieux de sainte Jeanne de Valois à Louis XII :
« Désormais ma vie se passera à prier pour vous et pour la France ».

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Sainte Jeanne de Valois, fille du roi Louis XI, vint au monde en 1464, Paul II succédant à Pie II pape, Frédéric III empereur du saint Empire romain germanique et Louis XI son père roi de France. Elle était toute laide et contrefaite ; mais, en revanche, le Ciel révéla en elle, dès ses plus tendres années, une âme d’élite.

Sa piété envers la sainte Vierge marquait son âme du sceau des prédestinés : elle avait cinq ans lorsque la Mère de Dieu daigna lui apprendre qu’elle était appelée à fonder en son honneur un Ordre dont le but principal serait l’imitation de ses vertus.

Sainte Jeanne fut mariée malgré elle à un prince, le futur Louis XII, qui l’avait en aversion et ne la regarda jamais comme son épouse. Après quelques années pleines d’épreuves pour elle, le roi Louis XI étant mort, ce mariage, contracté en des conditions déplorables, fut, à la demande du mari, déclaré nul par le souverain Pontife : « Que Dieu soit glorifié, dit alors la Sainte, mes chaînes sont brisées ; c’est Lui qui l’a voulu, afin que désormais je puisse mieux Le servir que je ne l’ai fait jusqu’ici ».

Ses adieux au roi furent touchants : « Je vous dois, dit-elle, une grande reconnaissance, puisque vous me retirez de la servitude du siècle. Pardonnez-moi mes torts ; désormais ma vie se passera à prier pour vous et pour la France ».

Dès lors la prière devint la compagne inséparable de sainte Jeanne. Son ardent amour pour Jésus-Christ lui fit embrasser les mortifications volontaires, et plus d’une fois on la vit, à genoux au pied d’une Croix, se frapper la poitrine avec une pierre et répandre un torrent de larmes, à la pensée de ses péchés et des souffrances de Jésus-Christ. Quelques herbes mal apprêtées suffisaient à sa nourriture ; elle jeûnait et prolongeait ses veilles, ses prières et ses macérations trois jours au moins par semaine.

Consoler les pauvres, les servir à table, laver et baiser leurs pieds, voilà quelles étaient les occupations chères à son cœur. Son humilité aurait voulu cacher à tous les yeux les prodiges de sa charité. Elle n’aurait désiré que Dieu seul pour témoin, car elle ne cherchait que Lui dans la pratique de toutes les vertus.

L’Eucharistie était sa force mystérieuse ; elle ne La recevait jamais que toute baignée de larmes, et c’est au pied du Tabernacle qu’elle trouvait tous les trésors de dévouement qu’elle prodiguait autour d’elle. Elle put, avant sa mort, fonder, selon la promesse de la sainte Vierge, l’Ordre des Annonciades.

Sainte Jeanne s’envola au Ciel le 3 février 1504, à l’âge de quarante ans, Jules II étant pape, Maximilien Ier empereur du saint Empire romain germanique et Louis XII roi de France. Une clarté extraordinaire parut pendant plus d’une heure dans sa chambre, au moment de sa mort. On trouva son corps couvert d’un rude cilice sur sa chair nue, avec une chaîne de fer sur ses reins ; c’est par ces instruments terribles de la pénitence chrétienne qu’elle avait remplacé les joyaux de la couronne royale. Cinquante-six ans plus tard, son corps était retrouvé sans aucune marque de corruption. Son culte établi de temps immémorial fut approuvé par Benoît XIV qui la déclara Bienheureuse, Pie VI étendit son culte à toute la France et Pie XII la canonisa le 28 mai 1950.


Samedi 6 juin 2026
S. Norbert,

évêque et confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte

S. Claude,

archevêque de Besançon et confesseur


Bx Marcellin Champagnat, confesseur


voir Le Martyrologe #90-4


1er samedi du mois


Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez fait du bienheureux Norbert, Votre Confesseur et Pontife, un excellent prédicateur de Votre parole, et qui avez donné par lui à Votre Église une nouvelle famille,  faites, nous Vous en supplions, qu’aidés de ses mérites, nous puissions, grâce à Votre secours, mettre en pratique ce qu’il a enseigné par ses paroles et par ses oeuvres. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Norbert, né en 1080, à Xanten, près de Cologne, fut élevé à la cour de l’empereur. Un Jour qu’il allait à cheval accompagné d’un serviteur, il est assailli par un ouragan. Comme saint Paul, sur le chemin de Damas, il entend une voix qui l’appelle au service de l’Église. La foudre en même temps éclate et le renverse par terre. Quand il se relève, c’est avec le désir de se consacrer à Dieu. Initié aux saints Ordres, il se donna tout entier à la prédication de la parole de Dieu. Puis, guidé par l’Esprit-Saint qui continue au cours des siècles à sanctifier l’Église, il se choisit une retraite dans un lieu désert, appelé Prémontré, non loin de Soissons, et y institua l’Ordre qui porte ce nom.


À la mort de ce saint Fondateur, cette famille nouvelle comptait à cet endroit seul plus de mille chanoines réguliers. Saint Norbert participa à la plénitude du sacerdoce du Christ en étant sacré Archevêque de Magdebourg. Il aida le Pape Innocent Il à triompher de l’antipape Anaclet et fut l’ami de saint Bernard. Après avoir pleinement mis en valeur les talents que Dieu lui avait confiés pour la direction de sa famille religieuse et de son diocèse, « cet homme de Dieu, dit le Bréviaire, plein de l’Esprit-Saint et chargé de mérites, s’endormit dans le Seigneur l’an du salut 1134 ».


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ne résistez pas à la grâce qui vous sollicite, et donnez-vous à Dieu entièrement.

Méditation du jour
Merveille des merveilles !  suite

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