Ste Dorothée
6 février

RÉSUMÉ :

Elle était de Césarée, en Cappadoce. Ses vertus et sa rare piété la désignèrent au gouverneur Fabricius, chargé par l’empereur Maximien d’appliquer ses édits contre les Chrétiens (305-310). L’ayant mandée auprès de lui, il la somma de se marier ou de sacrifier aux idoles, et la remit, afin de la décider, entre les mains de deux sœurs, nommées Christine et Calliste, qui avaient quelque temps auparavant renié leur Foi. Au lieu de se laisser convaincre à leurs séductions, sainte Dorothée les porta au repentir et leur persuada de retourner à Jésus-Christ. Elle fut mise à la torture et eut la tête tranchée, après avoir vu précipiter les deux sœurs dans une fournaise embrasée. On célèbre, au même jour, sainte Dorothée d’Alexandrie, qui préféra aux faveurs de Maximin Daïa la vie solitaire du désert.

1625

Le martyre de la vierge Dorothée nous offre encore une belle page de l’histoire des premiers siècles de l’Église. Elle était née à Césarée, en Cappadoce, où elle faisait l’étonnement des païens et l’édification des Chrétiens par ses rares vertus. Saisie comme Chrétienne, elle parut les yeux baissés, mais avec fermeté, devant son juge : « Quel est votre nom ! » lui demanda-t-il.

« — Je me nomme Dorothée.

« — Je vous ai fait mander pour sacrifier à nos dieux immortels.

« — Je n’adore que le Dieu du Ciel, car il est écrit : “Tu adoreras le Seigneur ton Dieu et tu ne serviras que Lui.”

« — Écoutez-moi et sacrifiez, c’est le seul moyen d’éviter le chevalet.

« — Les souffrances du chevalet ne durent qu’un instant, mais elles me feront éviter des supplices éternels ».

Le juge la fait étendre sur le chevalet pour l’intimider, mais elle réitère sa profession de Foi :

« — Pourquoi retardez-vous mon bonheur ? Je suis Chrétienne ! Je n’aspire qu’à voir Celui pour qui j’affronte les tourments et la mort.

« — Et quel est celui que vous désirez ?

« — C’est le Christ, Fils de Dieu.

« — Ce sont là des folies, sacrifiez et vous serez heureuse.

« — Non, je ne sacrifierai point aux démons, je suis l’épouse du Christ et je brûle de m’unir à Lui dans les Cieux ».

Elle est alors livrée à deux malheureuses femmes qui avaient récemment apostasié ; mais loin d’être ébranlée par elles, elle leur fit sentir l’énormité de leur faute, les convertit et bientôt assiste à leur martyre. Sainte Dorothée, à son tour, est de nouveau étendue sur le chevalet.

« — Jamais je n’ai été si heureuse, dit-elle au milieu des tourments, car j’ai rendu au Christ deux âmes que le démon lui avait ravies ».

Et se tournant vers le juge :

« — Misérable, lui dit-elle, vous voilà vaincu, vous et vos idoles ! ».

Elle fut alors condamnée à être frappée du glaive :

« — Je Vous rends grâces, s’écria-t-elle, ô céleste amant des âmes, de ce que Vous m’appelez en Votre paradis ».

Comme on la menait à la mort, un païen, nommé Théophile, la pria, par raillerie, de lui envoyer « des fruits ou des roses du jardin de son époux ».

Elle le lui promit. Avant de recevoir le coup mortel, elle se mit à genoux et pria. Aussitôt parut un enfant portant trois beaux fruits et des roses fraîches, bien qu’on fût en février, et il les porta, de la part de sainte Dorothée, à Théophile, qui confessa Jésus-Christ et subit le martyre ce jour même. Avant d’avoir la tête tranchée, il s’écria plein de joie :

« — Ô Christ, je Vous rends grâces ! ».

C’était vers l’an 308, saint Marcel Ier étant Pape, Maxence empereur d’Occident et Galère en Orient.

Les actes des Martyrs nous donnent souvent lieu de constater la vérité de cette parole d’un illustre écrivain des premiers siècles :

« Le sang des Martyrs est une semence de Chrétiens ».

  • PRIÈRE PARTICULIÈRE utilisée en Allemagne :

    Dieu tout-puissant ayez égard à la dernière prière que Vous fît Votre sainte servante Dorothée avant sa décapitation pour obtenir trois grâces, c’est-à-dire que tous ceux qui honoreraient pieusement son martyre seraient délivrés de toute honte et de toute confusion temporelle, qu’ils obtiendraient à l’heure de la mort une véritable contrition de leurs péchés, et que les femmes en couches soient délivrées heureusement. Accordez, ô Dieu, cette triple grâce dans notre vallée de larmes. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

    ORIGINALER TEXT AUF ALTER DEUTSCHER SPRACHE :

    O Allmachtiger Gott ! sihe auf dieletzte bitt deiner H. Dienerin Dorotheæ durch welche sie vor ihrer enthauptung dren gnaden von dir begehret umd auch erlangt nemlich dasz wertrihre marter mit einer andachtigen gedacht num wird bechven vor aller zeitlichen scham und spott befre yetbleibe inder todts stund uber seine sund eine wahre reu erwecke und die gebahrenden zu einer gluck seeligen geburt gelaugen mogen diese dreyfache gnad verleihe uns. O Gott ! in diesem tranem-thal zu geniessen. Amen.


Dimanche 25 octobre 2026
FÊTE DU CHRIST ROI,
dernier dimanche d'octobre

1re classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
La fête du Christ Roi est une fête du Seigneur ; on n’y fait pas mémoire du dimanche.


Dieu tout-puissant et éternel, qui avez voulu restaurer tout dans la Personne de Votre Fils bien-aimé, le Roi de l’univers : accordez dans Votre bonté, que toutes les familles des nations, qui vivent en désaccord à cause de la blessure du péché, se soumettent à Son très doux pouvoir. Lui qui vit et règne avec Vous, dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
En instituant la fête du Christ Roi, le Pape Pie XI a voulu proclamer solennellement la royauté sociale de notre Seigneur Jésus-Christ sur le monde.

Roi des âmes et des consciences, des intelligences et des volontés, le Christ est aussi le Roi des familles et des cités, des peuples et des nations, le Roi de l’univers entier.

Comme Pie XI l’a montré dans son encyclique Quas primas du 11 décembre 1925, le laïcisme est la négation radicale de cette royauté du Christ ; en organisant la vie sociale comme si Dieu n’existait pas, il engendre l’apostasie des masses et conduit la société à sa ruine.

Toute la Messe et l’Office de la fête du Christ Roi sont une proclamation solennelle de la royauté universelle du Christ contre le laïcisme de notre temps.

La Messe commence par une des plus belles visions de l’Apocalypse, où l’Agneau de Dieu, immolé mais désormais dans la gloire, est acclamé par la foule innombrable des Anges et des Saints.

Fixée au dernier dimanche d’octobre, vers la fin du cycle liturgique et juste la veille de la Toussaint, la fête du Christ Roi se présente comme le couronnement de tous les mystères du Christ et comme l’anticipation dans le temps de la Royauté éternelle qu’Il exerce sur tous les Élus dans la gloire du Ciel.

La grande réalité du Christianisme, c’est le Christ ressuscité régnant dans tout l’éclat de Sa victoire au milieu des Élus qui sont Sa conquête.


Pour saint Chrysanthe et sainte Darie :


On lit au début du Martyrologe Romain de ce jour :


À Rome, le triomphe de saint Chrysanthe et de sainte Darie son épouse, martyrs ; après plusieurs supplices qu’ils endurèrent pour Jésus-Christ sous le préfet Célerin, ils furent condamnés par l’empereur Numérien, à être jetés dans une sablonnière sur la voie Salaria, où on les ensevelit tout vivants sous un amas de terre et de pierres.

C’était en l’an 284.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Le « Christ-Roi » signifie l’Évangile plus étudié, mieux pratiqué au foyer, pour en faire, dans la vie intérieure et extérieure, le code par excellence, mais un code obligatoire. (R.P. Mateo Crawley)

Méditation du jour
Il faut que Jésus-Christ règne  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts| |