Ste Anne
26 juillet

RÉSUMÉ :

L’Église célèbre avec les Anges, dans une sainte joie, la mère de la bienheureuse Vierge Marie. Comme l’indique son nom Anne, la grâce fut répandue en elle, aussi Dieu la bénit-Il à tout jamais. « Par Sa grâce, Il lui fit mériter d’être la mère de la Mère de Dieu ».

Remplie des vertus que l’Esprit-Saint prête à la femme forte, l’épouse de saint Joachim surpassa toutes les autres femmes par ses richesses qui sont Marie dont elle est la Mère, et Jésus dont elle est l’aïeule. Elle a, par sa sainteté, tout quitté pour Dieu, et a acheté à ce prix cette perle et trésor.

La dévotion envers sainte Anne a pour fondement le lien qui la rattache à Marie et au Verbe incarné.

Son culte déjà ancien remonte au moins au VIe siècle pour l’Orient et au VIIIe pour l’Occident. Il fut autorisé par Urbain IV en 1378. Grégoire XIII fixa en 1584 la fête au 26 juillet et Léon XIII l’étendit à toute l’Église en 1879.

Chromolithographie tirée de « La Vie des Saints d’après les anciens manuscrits de tous les siècles »,
Henry de Riancey, éd. F. Kellerhoven, Paris - 1866, (coll. personnelle)
Sainte Anne, mère et éducatrice de la Sainte Vierge.
Sainte Anne, mère et éducatrice de la Sainte Vierge.

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Sainte Anne appartenait à ce peuple choisi qui, dans les desseins de Dieu, devait donner naissance au Sauveur des hommes ; elle était de la tribu de Juda et de la race de David. Ses parents, recommandables par leur origine, devinrent surtout illustres entre tous leurs concitoyens par l’éclat d’une vie pleine de bonnes œuvres et de vertus.

Dieu, qui avait prédestiné cette enfant à devenir l’aïeule du Sauveur, la combla des grâces les plus admirables. Après Marie, aucune femme plus que sainte Anne ne fut bénie et privilégiée entre toutes les autres. Mais si elle reçut tant de grâces, comme elle sut y répondre par la sainteté de sa vie !

Toute jeune enfant, elle était douce, humble, modeste, obéissante et ornée des naïves vertus de son âge. Plus tard, comme elle sut bien garder intact le lis de sa virginité ! Comme elle dépassait toutes les filles, ses compagnes, par sa piété, par la réserve de sa tenue, son recueillement et la sainteté de toute sa conduite !

Puis, quand il plut à Dieu d’unir son sort à celui de saint Joachim, combien sainte Anne fut une épouse prévenante, respectueuse, laborieuse, charitable et scrupuleusement fidèle à tous les devoirs de son état ! Comme elle savait bien concilier ensemble toutes ses obligations, vaquer aux soins du ménage et s’adonner à la prière ! Digne objet tout à la fois des complaisances du Seigneur, de l’admiration des Anges et des hommes !

Dieu lui refusa longtemps de devenir mère ; elle se soumit humblement à cette épreuve et l’utilisa pour sa sanctification. Mais à l’épreuve succéda une grande joie, car de saint Joachim et de sainte Anne, déjà vieux, naquit miraculeusement celle qui devait être la Mère du Sauveur et la Corédemptrice du genre humain.

C’est sans doute un grand honneur pour sainte Anne, que d’avoir donné naissance à la Mère de Dieu ; mais il lui revient beaucoup plus de gloire d’avoir formé le cœur de Marie à la vertu et à l’innocence ! L’Église célébrera dans tous les âges la piété maternelle de sainte Anne, et la gloire de sa fille rejaillira sur elle de génération en génération.

Le culte de sainte Anne (voir : Bulletin Dominical N° 1371) a subi diverses alternatives. Son corps fut transporté dans les Gaules au premier siècle de l’ère chrétienne et enfoui dans un souterrain de l’église d’Apt, en Provence, à l’époque des persécutions. À la fin du VIIIe siècle, il fut miraculeusement découvert et devint l’objet d’un pèlerinage où s’opérèrent beaucoup de miracles. Mais c’est surtout au XVIIe siècle que le culte de sainte Anne acquit la popularité dont il jouit encore aujourd’hui.

De tous les sanctuaires de sainte Anne, le plus beau et le plus célèbre est celui d’Auray, en Bretagne ; son origine est due à la miraculeuse invention d’une vieille statue de la grande Sainte, accompagnée des circonstances les plus extraordinaires et suivie de prodiges sans nombre. Sainte-Anne-d’Auray est aujourd’hui l’objet d’un pèlerinage national.

« Les Grandes Heures d’Anne de Bretagne » (1508)

Miniatures de Jean Bourdichon

Sévérité de l
Sévérité de l'enseignante sainte Anne et sérénité de l'enseignée la Sainte Vierge.

1464

Timbre-poste émis par le Grand-Duché du Luxembourg en 1973
Saint Joachim et sainte Anne.Détail du retable de l
Saint Joachim et sainte Anne.
Détail du retable de l'Ermitage de Hachiville dans les Ardennes (1530-1540).

Mercredi 7 octobre 2026
Fête de

Notre-Dame du Saint-Rosaire
2e classe

Temps après la Pentecôte

Mémoire de S. Marc Ier,

pape et confesseur



Oraison - collecte
Ô Dieu, dont le Fils unique nous a ménagé le bienfait du salut éternel par Sa vie, Sa mort et Sa résurrection ; faites, nous Vous en prions, qu’honorant ces mystères au moyen du très saint Rosaire de la bienheureuse Vierge Marie, nous imitions ce qu’ils contiennent, et obtenions ce qu’ils promettent. Par le même Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint Marc Ier, pape et confesseur :


Pasteur éternel, considérez avec bienveillance Votre troupeau, et par Votre bienheureux Souverain Pontife Marc que Vous avez constitué pasteur de toute l’Église, gardez-le à jamais sous Votre protection. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. 

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
C’était la coutume au Moyen-Âge, comme autrefois chez les Romains, pour les personnes nobles, de porter des couronnes de fleurs appelées chapels, qui plus tard furent transformées en ces diadèmes d’or qui ceignaient le front des rois. Ces couronnes étaient offertes aux personnages de distinction, à titre de redevance.


Souveraine du Ciel et des âmes, la Vierge a droit aux mêmes hommages ; aussi l’Église nous fait-elle reconnaître le titre de Marie comme reine du Saint Rosaire, et nous exhorte-t-elle à lui offrir comme Fille du Père, Mère du Fils et Épouse du Saint-Esprit, un triple chapel ou trois couronnes de roses dont elle nous montre toutes les beautés dans l’Office de ce jour et auquel elle donne le nom de Rosaire.


L’Oraison-Collecte nous rappelle que le Rosaire est une oraison mentale où nous méditons les mystères de la Vie, de la Mort et de la Résurrection de Jésus, auxquels Marie a été intimement associée.

L’Évangile qui nous donne la formule principale de la salutation angélique, nous montre que le Rosaire est une oraison vocale. Le Pater, le Credo et le Gloria qu’on y ajoute se trouvent, de même que l’Ave Maria, dans les textes de la Messe ou de l’Office divin.


Le Rosaire, comme dévotion privée, est donc constitué d’éléments pris dans le Cycle liturgique et comme solennité de l’Église il en fait partie intégrante. Aussi cette prière a-t-elle valu, au cours des siècles, bien des grâces à la Chrétienté, et c’est spécialement pour rappeler l’insigne bienfait de la victoire de Lépante, dimanche 7 octobre 1571, dû à la récitation du chapelet, et où furent brisées les forces vives de l’Islamisme qui menaçaient d’envahir l’Europe, que fut instituée la fête de Notre-Dame du Rosaire, en remplacement bien significatif de Notre-Dame de la Victoire.


Prescrite par Grégoire XIII pour certaines églises, elle fut étendue à l’univers catholique par Clément XI, en action de grâces d’un nouveau triomphe, remporté en Hongrie sur les mêmes ennemis par Charles VI, en 1716.


Léon XIII, touché des douloureuses épreuves que traverse l’Église, l’éleva au rang de fête de seconde classe, avec une Messe et un Office nouveaux.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Dans les circonstances difficiles, mettez-vous à genoux, priez avec ferveur.

Méditation du jour
La dévotion au saint Rosaire  suite

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