S. Wolfgang
31 octobre
Saint Wolfgang, veut rester simple prêtre et enseigner gratuitement les enfants.
Saint Wolfgang, veut rester simple prêtre
et enseigner gratuitement les enfants.

955

Saint Wolfgang naquit au château de Weltembourg, dans le pays des Grisons. Il appartenait à l’une des plus anciennes familles de la Souabe. Il fit ses études dans le monastère d’Augie (Reichenau), qui était une pépinière d’évêques, et approfondit les saintes Lettres à Würzbourg.

Appelé à Trèves par son ami Henri, évêque de cette ville, il ne voulut d’autre fonction que celle d’instruire gratuitement la jeunesse. Nommé, malgré sa résistance, curé doyen, il réforma les clercs dont il était chargé, les fit vivre en communauté comme des religieux. Pour lui, aspirant à la vie monastique, il renonça bientôt au monde et entra à l’abbaye de Saint-Meinrad, où il reçut le Sacerdoce.

Brûlant de ferveur, il résolut de se vouer à l’apostolat : il alla annoncer l’Évangile dans les pays où il restait des vestiges du paganisme. Il parcourut avec quelques coopérateurs la Bohême et les deux Pannonies : il convertit, entre autres idolâtres, cinq mille Hongrois.

Élu évêque de Ratisbonne, il ranima le zèle de son clergé, et rétablit parmi les religieuses chanoinesses l’observance et la ferveur primitives. Il visita son diocèse dans les moindres recoins, prêchant avec une onction évangélique, qui touchait les cœurs les plus indifférents. Il vécut toujours en religieux, et se livrait à des austérités extraordinaires. À minuit, il se rendait à l’église, et il se préparait à la célébration des saints Mystères, pendant lesquels ses soupirs, ses larmes, indiquaient avec quelle ardeur il s’immolait lui-même avec la divine Victime.

Il observait le silence monastique, consacrant à la lecture des saints Livres et à la méditation le temps que bien d’autres perdent dans des conversations humaines. Mais, quand il fallait parler, il le faisait agréablement. Il traitait les affaires avec une pénétration incomparable. Il avait toujours plusieurs pauvres à sa table, et l’on faisait une lecture pieuse pendant ses repas.

Son amour de la solitude finit par l’emporter : il s’enfuit et se cacha dans un petit ermitage, au milieu des Alpes Noriques. Des chasseurs le découvrirent au bout de cinq ans, et on l’obligea de retourner dans son diocèse, qu’il gouverna jusqu’à sa mort avec un dévouement apostolique. Il s’endormit doucement dans le Seigneur, le 31 octobre 994, Jean XV étant pape, Othon II empereur germanique et Hugues Capet roi de France. Saint Wolfgang fut canonisé par saint Léon IX.


Dimanche 11 octobre 2026
20e dimanche après la Pentecôte
2e classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Laissez-Vous fléchir, nous Vous en prions, Seigneur, et accordez à Vos fidèles le pardon et la paix, afin qu’ils soient purifiés de toutes leurs fautes, et qu’ils Vous servent avec un cœur rempli de confiance. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de la Maternité (divine et humaine)

de la Bienheureuse Vierge Marie :


Ô Dieu, qui avez voulu qu’à la Parole de l’Ange, Votre Verbe S’incarnât dans le sein de la bienheureuse Vierge Marie, accordez à la prière de Vos serviteurs que nous, qui la croyons véritablement Mère de Dieu, nous soyons secourus auprès de Vous, grâce à son intercession. Par le même Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
C’est au Concile d’Éphèse, en 431, que fut proclamé le dogme de la Maternité divine de la Sainte Vierge Marie.

Marie est la mère de Jésus ; le Fils de Dieu a vraiment pris d’elle Sa chair, Il est réellement Son Fils.

L’encyclique de Pie XI rappelle que le Pape saint Célestin Ier avait préalablement tranché la question par la condamnation de Nestorius et que le Concile d’Éphèse ne devait que rappeler la décision sans la discuter selon les consignes transmises par les légats, ce qui fut fait.


En 1931, à l’occasion du quinzième centenaire du grand Concile, Pie XI institua la fête que nous célébrons aujourd’hui.

L’Église, qui associe de si près la Sainte Vierge à toute l’œuvre rédemptrice, a toujours magnifié la Maternité divine de la Vierge Marie.

Elle redit sans cesse son admiration pour le mystère de l’Incarnation qui s’est opéré en elle et sa joie pour le message de salut qu’elle a apporté au monde en nous donnant son Fils.


En nous faisant vénérer ainsi la Mère du Sauveur, l’Église veut susciter en nos âmes un amour filial pour celle qui est devenue, dans la vie de la Grâce, notre propre Mère, en nous donnant l’Auteur de la vie :

« Nous tous qui sommes unis à Jésus-Christ et qui sommes membres de Son Corps..., nous sommes sortis du sein de Marie comme un corps uni à son chef. Elle est notre Mère à tous, mère spirituelle mais véritablement Mère des membres du Christ » (Saint Pie X, encyclique Ad diem illum, 2 février 1904).


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Contribuez de tout votre pouvoir à faire connaître Notre-Seigneur et Sa très Sainte Mère, et à les faire aimer.

Méditation du jour
La maternité spirituelle de Marie  suite

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