S. Pierre Nolasque
28 janvier

RÉSUMÉ :

Jésus a manifesté Sa divinité en guérissant les âmes et les corps. Saint Pierre Nolasque, mû par cet exemple de charité divine et par une inspiration céleste dont saint Raymond de Pegnafort (fêté il y a cinq jours) fut l’instrument, employa tout l’argent qu’il possédait à délivrer les Chrétiens de la captivité des musulmans où languissaient leurs corps, et où leurs âmes couraient de grands dangers.

L’Ordre de Notre-Dame de la Merci, fondé à cet effet, montre comment la royauté de Jésus s’étend dans le monde naturel et dans le monde surnaturel.

Par vœu spécial, les religieux s’y engageaient à se constituer eux-mêmes prisonniers des païens, si cela était nécessaire, pour la délivrance de leurs frères dans le Christ.

Saint Pierre Nolasque mourut en 1256, et fut enterré avec sa cuirasse et son épée.

Saint Pierre Nolasque négociant avec des chefs musulmans le rachat de captifs Chrétiens.
Saint Pierre Nolasque négociant avec des chefs musulmans le rachat de captifs Chrétiens.

711

Grande famille du Languedoc les Nolasque habitaient dans un bourg du Lauraguais, appelé d’abord Recaudum, puis le Mas-des-Saintes-Puelles, près de Castelnaudary, autrefois diocèse de Saint-Papoul, aujourd’hui diocèse de Carcassonne.

Ce fut dans ce lieu que naquit saint Pierre, vers l’an 1189, Clément III étant pape, Frédéric Ier Barberousse empereur et Philippe II Auguste roi de France. Âgé de quinze ans, quand il perdit son père, il demeura sous la conduite de sa mère qui eut grand soin de son éducation.

Il suivit Simon de Montfort, général de la croisade contre les Albigeois. L’armée catholique gagna la fameuse bataille de Muret, sur les troupes des comtes de Toulouse, de Foix, de Comminges, et de Pierre, roi d’Aragon. Ce dernier y fut tué, et son fils Jacques, fait prisonnier. Simon Montfort, touché du malheur de ce jeune prince, qui n’avait que six ans, le prit sous sa protection, confia son éducation à saint Pierre Nolasque, et les envoya tous les deux en Espagne. Le Saint n’avait alors que vingt-cinq ans ; il édifia la cour d’Aragon par ses vertus.

Un grand nombre de Chrétiens gémissaient dans l’esclavage, chez les Maures musulmans d’Espagne ou d’Afrique. Afin de travailler à leur rachat et à leur délivrance, saint Pierre Nolasque, de concert avec saint Raymond de Pegnafort et le roi d’Aragon Jacques Ier, fonda l’institut de Notre-Dame de la Merci.

Il partit le premier, avec un autre religieux, pour remplir l’office de rédempteur. Non seulement il délivrait les fidèles de l’esclavage, mais il convertissait souvent les infidèles par ses prédications et surtout par l’éclat de ses vertus.

Il eut beaucoup à souffrir dans ses voyages : à Alger, il fut chargé de fers à cause de son zèle à prêcher la Foi.

Saint Louis, roi de France, avait une estime et une affection toutes particulières pour saint Pierre Nolasque ; il lui écrivit plusieurs lettres pour l’engager à venir le voir : ils se virent effectivement en Languedoc (1243). Saint Pierre devait accompagner ce prince dans sa croisade à la Terre-Sainte ; il en fut empêché par le mauvais état de sa santé, ébranlée par les fatigues, par les austérités et par l’âge.

Il rendit son âme à Dieu, la nuit de la vigile de Noël, en 1256, dans sa soixante-septième année, Alexandre IV étant pape, Baudouin II roi de Jérusalem et saint Louis roi de France.


Mardi 19 novembre 2019
Ste Élisabeth de Hongrie,

reine et veuve
3e classe

Temps après la Pentecôte

Mémoire de

S. Pontien,

pape et martyr




Oraison - collecte
Dieu de miséricorde, éclairez les cœurs de Vos fidèles, et, touché des glorieuses prières de sainte Élisabeth, faites-nous mépriser les prospérités du monde et jouir sans cesse des consolations célestes. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint Pontien, pape et martyr :


Pasteur éternel, considérez avec bienveillance Votre troupeau, et par Votre bienheureux Martyr et Souverain Pontife Pontien que Vous avez constitué pasteur de toute l’Église, gardez-le à jamais sous Votre protection. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Sainte Élisabeth, fille d’André, roi de Hongrie, fut donnée en mariage au landgrave de Thuringe Louis IV. Elle en eut trois enfants : Herman, Sophie et Gertrude.


Son mari, qui était un saint, lui laissa la plus entière liberté pour ses exercices de piété et de charité. Comme la femme forte dont nous parle l’Épître, elle se levait la nuit pour prier, donnait des aumônes aux pauvres avec une grande prodigalité et filait elle-même de la laine, afin de leur confectionner des vêtements chauds.


Le trait qui la caractérise surtout, c’est son amour des malades et des lépreux qu’elle soignait avec une tendresse de mère et dont elle baisait les plaies avec respect.


À la mort de son époux, voulant tout quitter pour acheter à ce prix la perle de la Vie éternelle, elle se revêtit d’une robe grossière et entra dans l’Ordre des Pénitents de saint François, où elle se fit remarquer par sa patience et son humilité.


Son beau-frère, en effet, devenu landgrave, la chassa avec ses enfants de la résidence princière de Wartburg de sorte que celle qui était surnommée la mère des pauvres ne put trouver elle-même un toit hospitalier pour l’abriter.

Elle mourut à vingt-quatre ans, en 1231.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Puissiez-vous dire comme sainte Élisabeth  : « C’est Jésus-Christ qui vit en moi. »


Méditation du jour
Ô Seigneur, je Vous abandonne tout  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts|