S. Pierre Claver
9 septembre

1499

Saint Pierre Claver était Espagnol ; sa naissance près de Barcelone en 1580 —Grégoire XIII étant pape, Rodolphe II empereur romain germanique, Philippe II roi d’Espagne et Henri III roi de France— fut le fruit des prières de ses parents. À vingt ans, il entra au noviciat des Jésuites. Il se lia avec le saint vieillard Alphonse Rodriguez, Jésuite comme lui, et qui fut canonisé le même jour que lui, le 8 janvier 1888.

Saint Alphonse avait compris, d’après une vision, que saint Pierre Claver devait être un apôtre de l’Amérique ; il lui en souffla au cœur le désir, et le jeune religieux obtint, en effet, de ses supérieurs, de s’embarquer pour les missions du nouveau monde. À son arrivée en Amérique en 1610, il baisa cette terre qu’il allait arroser de ses sueurs. Saint Pierre Claver comprit sa vocation à Carthagène-des-Indes en Colombie, à la vue des malheureux nègres vendus comme esclaves ; il se dévoua corps et âme à leur salut, pénétra dans les magasins où on les entassait, les accueillit avec tendresse, pansa leurs plaies, leur rendit les plus dégoutants services et s’imposa tous les sacrifices pour alléger les chaînes de leur captivité.

Il en convertit, par ces moyens héroïques, une multitude incalculable. Quand fut venu le moment de ses vœux, saint Pierre Claver obtint d’y ajouter celui de servir les esclaves jusqu’à sa mort ; il signa ainsi sa formule de profession : « Pierre, esclave des nègres pour toujours ».

1500

Les milliers d’esclaves de Carthagène étaient tous ses enfants ; il passait ses jours à les édifier, à les confesser, à les soigner. Il ne vivait que pour eux. Aux hommes qui lui demandaient à se confesser, il disait : « Vous trouverez des confesseurs dans la ville ; moi, je suis le confesseur des esclaves ». Il disait aux dames : « Mon confessionnal est trop étroit pour vos grandes robes ; c’est le confessionnal des pauvres négresses ».

Le soir, épuisé de fatigues, asphyxié par les odeurs fétides, il ne pouvait plus se soutenir ; cependant un morceau de pain et quelques pommes de terre grillées faisaient son souper ; la visite au saint Sacrement, la prière, les disciplines sanglantes, occupaient une partie de la nuit. Que de pécheurs il a convertis en leur disant, par exemple : « Dieu compte tes péchés ; le premier que tu commettras sera peut-être le dernier ! »

Saint Pierre Claver multipliait les miracles avec ses actes sublimes de charité. Sa vie merveilleuse s’acheva le 8 septembre 1654 —Innocent X étant pape, Ferdinand III empereur romain germanique, Philippe IV roi d’Espagne et Louis XIV roi de France— après quarante-quatre ans d’apostolat. Il avait baptisé plus de trois cent mille nègres.

Dernier timbre-poste annuel (1979) de la Croix-Rouge monégasque

à sujets différents dans des cadres semblables depuis 1968


Mardi 19 novembre 2019
Ste Élisabeth de Hongrie,

reine et veuve
3e classe

Temps après la Pentecôte

Mémoire de

S. Pontien,

pape et martyr




Oraison - collecte
Dieu de miséricorde, éclairez les cœurs de Vos fidèles, et, touché des glorieuses prières de sainte Élisabeth, faites-nous mépriser les prospérités du monde et jouir sans cesse des consolations célestes. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint Pontien, pape et martyr :


Pasteur éternel, considérez avec bienveillance Votre troupeau, et par Votre bienheureux Martyr et Souverain Pontife Pontien que Vous avez constitué pasteur de toute l’Église, gardez-le à jamais sous Votre protection. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Sainte Élisabeth, fille d’André, roi de Hongrie, fut donnée en mariage au landgrave de Thuringe Louis IV. Elle en eut trois enfants : Herman, Sophie et Gertrude.


Son mari, qui était un saint, lui laissa la plus entière liberté pour ses exercices de piété et de charité. Comme la femme forte dont nous parle l’Épître, elle se levait la nuit pour prier, donnait des aumônes aux pauvres avec une grande prodigalité et filait elle-même de la laine, afin de leur confectionner des vêtements chauds.


Le trait qui la caractérise surtout, c’est son amour des malades et des lépreux qu’elle soignait avec une tendresse de mère et dont elle baisait les plaies avec respect.


À la mort de son époux, voulant tout quitter pour acheter à ce prix la perle de la Vie éternelle, elle se revêtit d’une robe grossière et entra dans l’Ordre des Pénitents de saint François, où elle se fit remarquer par sa patience et son humilité.


Son beau-frère, en effet, devenu landgrave, la chassa avec ses enfants de la résidence princière de Wartburg de sorte que celle qui était surnommée la mère des pauvres ne put trouver elle-même un toit hospitalier pour l’abriter.

Elle mourut à vingt-quatre ans, en 1231.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Puissiez-vous dire comme sainte Élisabeth  : « C’est Jésus-Christ qui vit en moi. »


Méditation du jour
Ô Seigneur, je Vous abandonne tout  suite

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