S. Jean de Matha
8 février17 décembre

On lit au début du Martyrologe Romain du 17 décembre :


« À Rome, l’anniversaire de saint Jean de Matha prêtre et confesseur, fondateur de l’Ordre de la Très Sainte Trinité pour le rachat des captifs. Sa fête, par décision du Pape Innocent XI, se célèbre le 6 des ides de février (8 février).


RÉSUMÉ :

Saint Jean de Matha naquit en Provence, près de Moriez, et dès sa plus tendre enfance se distingua par sa charité envers les pauvres.

Ordonné prêtre à Paris, il eut à sa première Messe une vision où Dieu lui manifesta qu’il aurait à établir l’Ordre de la Sainte-Trinité pour la rédemption des captifs.

Il se retira alors dans la solitude où il vécut durant trois ans avec saint Félix de Valois, dans la prière et la contemplation. Une nouvelle vision les détermina à aller trouver Innocent III qui approuva la nouvelle Institution voulue par Dieu.

Grâce aux nombreuses aumônes que saint Jean de Matha sollicita des rois et des princes de France et d’Espagne, il put délivrer un grand nombre de Chrétiens tombés aux mains des musulmans.

Il passa ses deux dernières années à Rome dans une mortification et une prière continuelles et fut de la sorte ce serviteur fidèle qui sut attendre son Maître à toutes les heures de sa vie. Il mourut en 1213.

Saint Jean de Matha rachète aux musulmans des esclaves Chrétiens au risque de sa vie pour sauver des âmes de l
Saint Jean de Matha rachète aux musulmans des esclaves Chrétiens
au risque de sa vie pour sauver des âmes de l'apostasie.

1114

Saint Jean de Matha, originaire d’une illustre famille, en Provence, près de Moriez (à Faucon proche de Barcelonnette), fut consacré au Seigneur par un vœu, dès sa naissance. C’était l’an 1160, Alexandre III étant pape, Frédéric Ier Barberousse empereur d’Allemagne et Louis VII le Jeune roi de France.

Il brilla, tout jeune encore, par le divin instinct de la charité. On le voyait distribuer aux pauvres l’argent que ses parents lui donnaient pour ses menus plaisirs, et tous les vendredis il allait servir les malades dans les hôpitaux ; là, il pansait leurs plaies et leur procurait tous les secours qui étaient en son pouvoir. C’est par cette conduite admirable, il y a lieu de le croire, que le pieux jeune homme mérita de devenir le père d’un grand Ordre de charité.

Le jour où il fut élevé au Sacerdoce, il plut à Dieu de montrer aux hommes la sainteté de Son serviteur. Une colonne de feu reposa sur la tête du nouveau prêtre et manifesta l’onction du Saint-Esprit qui opérait dans son âme. Le bruit de ce prodige s’étant répandu, une nombreuse assemblée assista à sa première Messe. Au moment de la Consécration, lorsque saint Jean élevait l’Hostie, on vit le visage du Saint resplendir d’une lumière surnaturelle et ses yeux se fixer au-dessus de l’autel sur un spectacle invisible aux assistants.

La Première Messe de saint Jean de Matha. Apparition de l
La Première Messe de saint Jean de Matha.
Apparition de l'Ange avec le Chrétien captif et le Maure esclave des Sarrasins.

1244

« J’ai vu, dit-il plus tard, un Ange tout blanc, avec un vêtement brillant, portant sur la poitrine une croix de couleur rouge et bleue ; ses bras se croisaient, et il présentait les mains à deux captifs, l’un Chrétien et l’autre Maure ; ils étaient à ses pieds dans la posture de suppliants ». C’était l’annonce claire de l’œuvre qu’il devait établir ; il fut, en effet, fondateur de l’Ordre de la Sainte-Trinité pour la rédemption des captifs, dont les religieux portèrent le costume indiqué par la vision.

Qui dira tout ce que le Saint eut à souffrir dans son pénible apostolat ? « Si je n’ai pas le bonheur d’être martyr, disait-il souvent, puissé-je au moins rester chez les barbares, comme esclave, pour mes frères ! ».

Dieu seconda plus d’une fois son zèle par des miracles. Un jour que les habitants de Tunis voulaient l’empêcher de ramener en Europe les nombreux captifs qu’il avait rachetés, il se prosterna et invoqua Marie ; puis, à la grande stupéfaction des infidèles, étendit son manteau en guise de voile sur le navire. Celui-ci, sans rames, sans voiles, sans gouvernail, vogua bientôt en pleine mer et aborda en moins de deux jours à Ostie, aux applaudissements d’une foule émerveillée du prodige.

Saint Jean de Matha mourut à Rome, usé de fatigues, dans la pauvreté et la pénitence, mais chargé d’œuvres et de mérites. C’était l’an 1213, le 21 décembre, Innocent III étant pape, Othon IV empereur d’Allemagne et Philippe II Auguste roi de France. La pauvre petite cellule qu’il sanctifia par ses dernières années et par sa mort a été conservée jusqu’à ce jour et semble encore toute parfumée de ses vertus.


Samedi 21 mars 2026
de la quatrième semaine de Carême
3e classe
Temps du Carême

La Passion de Jésus :


SUIVRE LE CHEMIN DE LA CROIX


VOIR : Chemin de la Croix.


Pour préparer le grand deuil de l’Église et le Temps de la Passion : méditons le Chemin de la Croix.


Une Station par jour (sauf les dimanches).


En ce samedi de Carême avant la Passion :


III - TROISIÈME STATION :


Jésus tombe pour la première fois.


voir ci-dessous en cliquant ici : 3e station - Jésus tombe pour la première fois. #1899


(Prières avant chaque station) : voir : Prières de début. #1897-1


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Nous Vous en supplions, Seigneur, que le sentiment de notre dévotion devienne fructueux par Votre grâce ; parce que les jeûnes que nous avons entrepris nous seront utiles lorsqu’ils seront agréables à Votre bonté. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint Benoît, abbé :


Que l’intercession du bienheureux Abbé Benoît nous recommande, s’il Vous plaît, auprès de Vous, Seigneur, afin que nous obtenions, par son patronnage, ce que nous ne pouvons attendre de nos mérites. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Dieu suscite à chaque tournant de l’histoire quelques grandes figures de Saints afin d’assurer à son Église l’emprise surnaturelle qu’elle doit exercer, en vertu de sa mission divine, sur les âmes.

L’empire romain venait de s’effondrer et les Barbares avaient envahi l’Europe entière. Alors paraît saint Benoît, le chef des moines d’Occident.


Il naît à Norcia (Ombrie) en 480, est envoyé à Rome pour faire ses études ; mais, ayant déjà la sagesse d’un vieillard, dit saint Grégoire, il fuit le monde pour la solitude de Subiaco. Après trois années passées dans une grotte, il attire à lui les foules par ses vertus.

Les grandes familles de Rome lui envoient leurs enfants et bientôt il fonde, dans les montagnes, douze monastères, « écoles du service du Seigneur » où, sous la direction d’un abbé, les moines apprennent, par l’exercice de la prière publique, de l’oraison privée et du travail, à se dépouiller d’eux-mêmes pour se remplir de Dieu.

Saint Benoît dit dans sa Sainte Règle d’examiner les novices s’ils « sont pleins de sollicitude pour l’œuvre de Dieu, pour l’obéissance et pour les opprobres ».

Comme « l’oisiveté est ennemie de l’âme », le saint Législateur, ajoutant l’exemple à ses paroles, montra à ses disciples comment ils devaient défricher la terre et les cœurs. Joignant le travail manuel « à une prédication incessante faite aux populations païennes du Mont-Cassin », il légua à ses fils la devise monastique : « Ora et labora » : prie et travaille.


Quarante jours après la mort de sa sœur sainte Scholastique, saint Benoît, au pied de l’autel, où il venait de participer par la Communion au sacrifice de la Messe et du Calvaire et soutenu par ses disciples qui l’entouraient, rendit à Dieu son âme transfigurée par soixante-trois années d’austère pénitence et de fidélité à la loi divine qu’il portait dans son cœur. C’était en 543.


Comme Moïse au Sinaï, saint Benoît au Mont-Cassin fut le Législateur de son peuple et Dieu établit sur sa maison ce serviteur prudent. Sa « Sainte Règle », comme l’appelaient les Conciles, « inspirée par le même Esprit qui a dicté les Saints Canons », a sanctifié des milliers d’âmes qui, notamment durant les six siècles où seul l’Ordre de Saint Benoît existait en Europe, quittaient tout, à l’exemple du glorieux Patriarche d’Occident, « pour s’enrôler dans la milice du Christ », sous l’observance bénédictine.

Le premier de ses préceptes est de ne rien préférer au culte liturgique où l’adoration trouve sa plus parfaite expression. Saint Benoît est appelé le Docteur de l’humilité. Il fut prophète, thaumaturge et « rempli de l’esprit de tous les justes », nous dit saint Grégoire.


Il compte parmi ses fils plus de vingt Papes, ainsi qu’un nombre considérable d’Évêques, de Docteurs, d’Apôtres, de Savants et d’Éducateurs qui ont bien mérité de l’humanité et de l’Église. Il coopéra donc puissamment par sa vie à l’œuvre de la Rédemption, et son glorieux trépas en a fait un patron de la bonne mort.


« Gardons notre vie en toute pureté afin d’expier et de corriger en ces saints jours du Carême toutes les négligences des autres temps ».


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Combattez à outrance le démon et ne lui laissez aucune entrée en votre âme.

Méditation du jour
La loi du renoncement  suite

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