S. Hugues, évêque de Grenoble
1er avril

On lit au Martyrologe romain de ce jour :


À Grenoble, en France, saint Hugues évêque.

Il passa dans la solitude plusieurs années de sa vie, et, rendu célèbre par ses glorieux miracles, s’en alla vers le Seigneur.

Saint Hugues, aimait à se retirer à la Grande Chartreuse.
Saint Hugues, aimait à se retirer à la Grande Chartreuse.

1334

Saint Hugues naquit à Châteauneuf près de Valence, en Dauphiné, l’an 1053, saint Léon IX étant pape, Henri III empereur romain-germanique, Théodora impératrice de Byzance et Henri Ier roi de France.

Pendant que sa mère le portait dans son sein, elle eut un songe où il lui semblait mettre au monde un bel enfant que saint Pierre, accompagné d’autres Saints, emportait dans le Ciel et présentait devant le trône de Dieu. Cette vision fut pour ses parents un présage de hautes et saintes destinées ; aussi soignèrent-ils son éducation et n’hésitèrent-ils pas à favoriser sa vocation ecclésiastique.

Choisi, jeune encore, par l’évêque de Valence, pour être chanoine de sa cathédrale, il se vit, à vingt-sept ans, obligé d’accepter le siège épiscopal de Grenoble, devenu vacant. Il voulut recevoir l’onction épiscopale des mains du Pape saint Grégoire VII qui, connaissant à l’avance son mérite et ses vertus, lui dévoila toute son âme et lui inspira un zèle ardent pour la liberté de l’Église et pour la sanctification du clergé.

Saint Hugues trouva son évêché dans le plus lamentable état ; tous les abus de l’époque y régnaient en maîtres. Le nouveau pontife fit d’incroyables efforts pour raviver la Foi et relever les mœurs ; ses efforts étant infructueux, il résolut de quitter sa charge et se réfugia au monastère de la Chaise-Dieu ; mais bientôt le Pape, instruit de ce qui se passait, lui ordonna de retourner à son évêché et de préférer le salut des âmes à son repos personnel.

C’est dans les années suivantes que saint Bruno vint fonder dans son diocèse l’admirable institution de la Chartreuse. Saint Hugues allait souvent dans cet ermitage et vivait avec les Chartreux comme le dernier d’entre eux ; son attrait pour la solitude était si fort, qu’il ne pouvait se décider à quitter cette austère retraite, et saint Bruno se voyait obligé de lui dire : « Allez à votre troupeau ; il a besoin de vous ; donnez-lui ce que vous lui devez ».

Cependant saint Hugues, par la puissance de sa sainteté, opérait un grand bien dans les âmes ; ses prédications véhémentes remuaient les foules et touchaient les cœurs ; au confessionnal, il pleurait souvent avec ses pénitents et les excitait à une plus grande contrition. Après quelques années d’épiscopat, son diocèse avait changé de face.

Parmi ses hautes vertus, on remarqua en lui une modestie si grande, qu’après cinquante ans d’épiscopat il ne connaissait qu’un visage de femme, celui de sa vieille servante. Dur pour lui-même, il se montrait prodigue pour les pauvres et alla jusqu’à vendre pour eux son anneau et son calice. Toujours il se montra d’une énergie indomptable pour la défense des intérêts de l’Église ; jamais la crainte n’entra dans son âme ni ne dirigea sa conduite, et il restera toujours comme l’un des beaux modèles de noble et de fier courage. Saint Hugues dut se résigner à vivre et à mourir dans sa charge, sans pouvoir habiter cette Chartreuse où était son cœur. Il eut du moins la consolation de laisser à son successeur un diocèse entièrement transformé.

Sa mort arriva le 1er avril 1132, Innocent II étant pape, Lothaire III empereur romain-germanique, Jean II Comnène empereur de Byzance et Louis VI roi de France.


Vendredi 25 septembre 2026
des Quatre-Temps de septembre
2e classe
Temps après la Pentecôte

S. Firmin,

premier évêque d’Amiens et martyr


S. Nicolas de Flüe,

Patron céleste de la Suisse


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Faites-nous la grâce, nous Vous en prions, Dieu tout-puissant, qu’en observant religieusement chaque année ces saintes pratiques, nous Vous soyons agréables, et dans nos corps et dans nos âmes. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Le père et la mère de saint Firmin, qui étaient des plus riches et des plus considérables de la ville de Pampelune, en Espagne, à la fin du Ier siècle, furent convertis à la Foi par saint Honestus, prêtre de Toulouse, et disciple de saint Saturnin.


Convaincus que de la première éducation dépend ordinairement le reste de la vie, ils mirent leur fils entre les mains de ce saint ecclésiastique, aussi distingué par sa science que par ses vertus, afin qu’il le formât de bonne heure à la piété.


Saint Honorat, successeur de saint Saturnin à Toulouse, sacre saint Firmin évêque pour évangéliser les païens.

L’évêque missionnaire parcourut les Gaules, puis fixa son siège à Amiens.

Ses succès lui obtiennent d’avoir la tête tranchée. C’était dans les premières années du IIe siècle.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Remerciez Dieu du don de la Foi, qu’Il vous a accordé de préférence à tant d’autres.

Méditation du jour
De l’amour fraternel  suite

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