S. Gatien
18 décembre

RÉSUMÉ :

Saint Gatien, disciple des Apôtres, fut envoyé, dans les Gaules à Tours, dans le même temps que saint Trophime à Arles, saint Martial à Limoges, saint Saturnin à Toulouse, saint Denis à Paris, saint Paul à Narbonne, saint Austremoine en Auvergne, au Ier siècle, par le souverain Pontife.

Comme saint Ursin, l’apôtre du Berry, saint Gatien, l’apôtre de la Touraine, mourut en paix, tandis que les premiers missionnaires de l’Évangile expirèrent tous ou presque tous dans les supplices. Il fut enseveli dans le cimetière chrétien, au lieu où s’éleva plus tard l’église de Notre-Dame-la-Pauvre, appelée depuis, à cause de son précieux trésor, Notre-Dame-la-Riche. Saint Martin le fit transporter dans l’église cathédrale.

1116

Saint Gatien, disciple des Apôtres, fut envoyé, dans les Gaules à Tours, dans le même temps que saint Trophime à Arles, saint Martial à Limoges, saint Saturnin à Toulouse, saint Denis à Paris, saint Paul à Narbonne, saint Austremoine en Auvergne, au Ier siècle, par le souverain Pontife.

À son arrivée, le pays de Touraine était plongé dans le paganisme et l’on ne voyait partout que les images des faux dieux. Saint Gatien commença par montrer à ces païens l’absurdité de leur culte et l’impuissance de leurs idoles, puis il en vint à leur découvrir les mystères de la puissance et de la bonté de Dieu et révéla à leurs yeux étonnés l’incomparable figure du Sauveur et celle de Sa sainte Mère.

Les conquêtes furent nombreuses ; mais le démon ne laissa pas détruire son règne sans résistance ; les miracles de saint Gatien ne suffirent pas à lui faire pardonner ses succès, et plus d’une fois les païens endurcis jurèrent sa mort. Traqué comme une bête fauve, l’apôtre se cachait en des grottes profondes et y célébrait les saints mystères ; une de ses retraites est devenue plus tard la célèbre abbaye de Marmoutier.

Saint Gatien, songeant à l’avenir, forma une école où de jeunes clercs apprenaient, avec les leçons de la science, celles de la vertu ; il les préparait au Sacerdoce et en faisait ses auxiliaires ; il les envoyait même au loin porter les lumières de l’Évangile. Huit églises furent élevées, par les soins du courageux pontife, sur la terre de Touraine.

Les travaux apostoliques de saint Gatien ne l’empêchaient pas de se livrer à de grandes austérités ; il épuisait son corps par les jeûnes et par les veilles, et se préparait par le martyre quotidien et volontaire à la couronne de gloire. Comme tous les vrais disciples du Christ, il aimait éperdument les pauvres, et sa charité se plaisait à soulager leurs misères. Il fit bâtir, dans un faubourg de la ville, un hôpital pour les malheureux. C’est dans cet asile de la charité que le Sauveur réservait à son disciple une grâce extraordinaire.

Il y avait cinquante ans que saint Gatien arrosait de ses sueurs le pays qu’il avait gagné à Dieu. Un jour, accablé de fatigue, il s’était retiré dans l’hôpital des pauvres et y prenait un peu de repos, quand Notre-Seigneur lui apparut et lui dit : « Ne crains rien, ta couronne est prête, et les Saints attendent ton arrivée au Ciel ». Et le Sauveur administra Lui-même à Son disciple la sainte Communion en viatique. Sept jours après, il rendait à Dieu son âme riche en œuvres et en mérites le 18 décembre.

C’était l’an 116, saint Sixte Ier étant pape et Trajan empereur. L’Église de Tours a de tout temps voué un culte enthousiaste à son premier prédicateur. La magnifique cathédrale est sous son vocable.


Dimanche 3 juillet 2022
4e dimanche après la Pentecôte
SOLENNITÉ (1re classe)
DES SAINTS APÔTRES PIERRE ET PAUL

1re classe
Temps après la Pentecôte

S. Irénée,

évêque et Martyr


voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez consacré ce jour par le martyre de Vos Apôtres saint Pierre et saint Paul, faites la grâce à Votre Église, de suivre en tout le précepte de ceux par qui la religion a commencé. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.


Mémoire du quatrième dimanche après la Pentecôte :


Accordez-nous, Seigneur, cette grâce, nous Vous en prions, que le cours du monde soit pour nous calme et paisible sous la conduite de Votre Providence, et que Votre Église Vous serve avec joie dans la tranquillité. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Vers la fin du IIe siècle, alors que les sectes gnostiques cherchaient à saper par sa base la religion chrétienne, Dieu suscita saint Irénée pour leur résister en face. « Il lui accorda la grâce de détruire les hérésies par la vérité de la doctrine ».


Succédant à saint Pothin sur le siège de Lyon en 177, saint Irénée « prêcha à temps et à contre-temps », comme le veut saint Paul, et se fit le défenseur du Christ et de Son Épouse.

L’Église, déclare-t-il, disséminée à travers le monde, jusqu’aux extrémités de la terre, professe la Foi qu’elle a reçue des Apôtres qui l’ont reçue eux-mêmes du Fils de Dieu.

Et cette Église a son centre à Rome « avec qui toute l’Église doit s’accorder à cause de sa principauté supérieure, car, par la succession des Pontifes romains la tradition apostolique de l’Église est parvenue jusqu’à nous ».


Ardent apologiste, saint Irénée fut aussi un profond théologien. On l’a appelé le père de la théologie catholique et l’anneau d’or qui relie l’esprit de l’Évangile à la doctrine des Pères.


L’oreille encore remplie des derniers échos de l’enseignement apostolique, il fut le premier à faire la synthèse raisonnée de notre Foi. Son traité : La fausse science démasquée et réfutée aussi appelé Contre les hérésies, porta un coup mortel à l’hérésie gnostique.


Saint Jérôme lui donne le titre glorieux de Martyr. Il mourut, croit-on, pendant la persécution de Septime-Sévère en 202. Benoît XV étendit sa fête à l’Église universelle.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Imitons autant qu’il est possible les Saints et et leurs vertus.

« Irénée, successeur du Martyr saint Pothin, donné pour Évêque à la ville de Lyon par le bienheureux Polycarpe, m’apparaît avec une brillante auréole de vertus ». (S. Grégoire de Tours)


Méditation du jour
Certitude  suite

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