S. Gaspar de Bufalo
3 janvier

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Ce fut le 6 janvier 1786, Pie VI étant pape et souverain des états pontificaux, Joseph II empereur romain germanique et Louis XVI roi de France, que vint au monde dans la ville de Rome saint Gaspard del Bufalo. Ses parents étaient pieux et honnêtes ; ils eurent grand mal à élever leur enfant, car il était d’une complexion si faible que plusieurs fois il fut en danger de mort et ensuite menacé de perdre la vue. Sa mère le recommanda à saint François-Xavier et sa prière fut récompensée par une guérison inespérée et complète. Quand saint Gaspard eut atteint l’âge de raison et que sa mère lui eut fait connaître le grand saint auquel il devait la conservation de ses yeux, il se prit pour lui d’une tendre affection qu’il garda toute sa vie et chercha à inspirer à tous ceux avec qui il fut en rapport.

Saint Gaspard montra de bonne heure les plus heureuses dispositions pour la vertu. On admirait la candeur de son âme, la vivacité de son esprit, son aimable timidité, son caractère franc et ouvert, sa modestie, son amabilité et sa parfaite obéissance à ses parents. Sa mère l’initia à la science du salut et s’efforça de lui inspirer un grand amour pour la Sainte Vierge et une tendre dévotion envers saint Louis de Gonzague. L’enfant répondit si bien à ces soins que souvent on le voyait recevoir ses petits compagnons et les conduire devant une image de la Sainte Vierge afin d’y prier la mère de Dieu. Son affaire principale était le soin de son salut ; sans cesse il travaillait à l’acquisition des vertus et à la correction de ses défauts. C’est ainsi que sa jeunesse se passa dans l’innocence; il songeait à embrasser l’état ecclésiastique et à entrer dans un ordre religieux, mais avec la permission de Dieu, ses parents lui refusèrent leur consentement. Il continua toute sa vie, comme il le faisait depuis quelque temps, de se livrer au ministère apostolique. Il avait l’habitude de recevoir chez lui un certain nombre de jeunes gens qu’il cherchait à maintenir dans la piété et auxquels il adressait souvent des exhortations ; il parlait avec tant d’onction et de persuasion que le P. Cadolini dit un jour après l’avoir entendu : Tenez pour certain que ce jeune homme sera un prédicateur distingué.

Après avoir été pourvu d’un canonicat en 1807, il fut en 1808, avec dispense, élevé à la prêtrise ; il n’avait que 22 ans et 6 mois. Son zèle pour le salut des âmes allait chaque jour grandissant. Pour fournir aux hommes des quartiers qui avoisinent la roche Tarpéienne le moyen de s’occuper de leur âme après les travaux du jour, il établit pour eux une réunion nocturne dans l’Église de Sainte-Marie in vineis. Il consacrait une partie de ses journées à l’instruction des enfants qui se préparaient à leur première communion, et au moyen d’aumônes qu’il recueillait il habillait ceux d’entre eux qui étaient pauvres.

Cependant Napoléon n’écoutant que son ambition faisait arrêter Pie VII, réunissait les États pontificaux à l’empire français, et exigeait des Romains le serment de fidélité. Saint Gaspard fut un de ceux qui eurent le courage de s’y refuser. Il répondit au gouverneur français qui lui demandait cet acte de soumission : Je ne le peux, ni le dois, ni le veux. Son père était avec lui ; le gouverneur pensant l’effrayer lui parla d’exil, mais ce père chrétien montra la même fermeté que son fils, et déclara qu’il aimerait mieux voir mettre Gaspard en pièces que de le voir manquer à son devoir. Le chanoine dut partir pour l’exil ; sur le refus qu’il fit une seconde fois de se soumettre, il fut incarcéré et traîné de prison en prison. Il était sur le point d’être embarqué pour la Corse quand on apprit la chute de Napoléon. C’était la fin de son exil de quatre ans.

De retour à Rome, il eut la pensée d’entrer chez les jésuites, mais Pie VII lui ayant conseillé de se livrer aux missions, il prit cette parole comme l’expression de la volonté de Dieu. Il se rendit dans le diocèse de Spolète, et y ayant trouvé un couvent abandonné, il en fit l’acquisition et fonda une société de missionnaires sous le titre de missionnaires du précieux sang.

À partir de ce moment, la vie de saint Gaspard ne fut plus occupée qu’aux missions et aux retraites ; il opéra des merveilles, car il avait pour la prédication un talent remarquable. On ne se lassait jamais de l’écouter et peu d’âmes résistaient à la force et à l’onction de sa parole. Sa congrégation se répandit rapidement et eut bientôt plusieurs maisons en Italie. Saint Gaspard était d’une santé débile, mais l’amour de Dieu et le zèle des âmes triomphaient en lui. Cependant en 1837 il fut obligé de céder à la violence du mal, et il mourut le 28 décembre de la même année, Pie IX étant pape et souverain des états pontificaux, François-Joseph Ier empereur d’Autriche et Louis-Napoléon Bonaparte, Prince-Président de la République. La cause de sa béatification a été admise le 20 janvier 1852.

On connaît de saint Gaspard un petit livre plein d’onction intitulé Mois du précieux sang de Jésus-Christ.



Dimanche 11 octobre 2026
20e dimanche après la Pentecôte
2e classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Laissez-Vous fléchir, nous Vous en prions, Seigneur, et accordez à Vos fidèles le pardon et la paix, afin qu’ils soient purifiés de toutes leurs fautes, et qu’ils Vous servent avec un cœur rempli de confiance. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de la Maternité (divine et humaine)

de la Bienheureuse Vierge Marie :


Ô Dieu, qui avez voulu qu’à la Parole de l’Ange, Votre Verbe S’incarnât dans le sein de la bienheureuse Vierge Marie, accordez à la prière de Vos serviteurs que nous, qui la croyons véritablement Mère de Dieu, nous soyons secourus auprès de Vous, grâce à son intercession. Par le même Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
C’est au Concile d’Éphèse, en 431, que fut proclamé le dogme de la Maternité divine de la Sainte Vierge Marie.

Marie est la mère de Jésus ; le Fils de Dieu a vraiment pris d’elle Sa chair, Il est réellement Son Fils.

L’encyclique de Pie XI rappelle que le Pape saint Célestin Ier avait préalablement tranché la question par la condamnation de Nestorius et que le Concile d’Éphèse ne devait que rappeler la décision sans la discuter selon les consignes transmises par les légats, ce qui fut fait.


En 1931, à l’occasion du quinzième centenaire du grand Concile, Pie XI institua la fête que nous célébrons aujourd’hui.

L’Église, qui associe de si près la Sainte Vierge à toute l’œuvre rédemptrice, a toujours magnifié la Maternité divine de la Vierge Marie.

Elle redit sans cesse son admiration pour le mystère de l’Incarnation qui s’est opéré en elle et sa joie pour le message de salut qu’elle a apporté au monde en nous donnant son Fils.


En nous faisant vénérer ainsi la Mère du Sauveur, l’Église veut susciter en nos âmes un amour filial pour celle qui est devenue, dans la vie de la Grâce, notre propre Mère, en nous donnant l’Auteur de la vie :

« Nous tous qui sommes unis à Jésus-Christ et qui sommes membres de Son Corps..., nous sommes sortis du sein de Marie comme un corps uni à son chef. Elle est notre Mère à tous, mère spirituelle mais véritablement Mère des membres du Christ » (Saint Pie X, encyclique Ad diem illum, 2 février 1904).


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Contribuez de tout votre pouvoir à faire connaître Notre-Seigneur et Sa très Sainte Mère, et à les faire aimer.

Méditation du jour
La maternité spirituelle de Marie  suite

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