S. Christophe
25 juillet

RÉSUMÉ :

Saint Christophe était Cananéen d’origine. Son nom (qui porte le Christ) exprime son amour envers Jésus.

Âme généreuse, il marcha comme un géant sur le chemin de la vertu. La piété de nos pères, s’inspirant de cette belle allégorie, plaçait au seuil des cathédrales la statue gigantesque de saint Christophe.

Il fut martyrisé vers l’an 250.

Saint Christophe est l’un des quatorze Saints Auxiliaires.

« Les Grandes Heures d’Anne de Bretagne » (1508)

Miniatures de Jean Bourdichon

Saint Christophe (qui porta l
Saint Christophe (qui porta l'Enfant Jésus pour traverser une rivière).

1463

Le nom et le culte de ce Saint sont aussi célèbres que les actes de son martyre sont différents. Les orientaux ont toujours eu pour lui beaucoup de vénération, et ils célèbrent sa fête le 9 de mai. L’Église d’Occident ne la célèbre que le 25 juillet, auquel elle est marquée dans les anciens martyrologes, et surtout dans celui qui porte le nom de saint Jérôme ; mais quelle que soit la diversité des circonstances de son martyre, et des jours où l’on en fait l’office, il n’en est pas moins certain que nos ancêtres avaient pour lui une dévotion singulière.

Comme saint Ignace d’Antioche avait pris le surnom de Théophore, pour exprimer plus sensiblement son amour envers Jésus-Christ, on croit aussi que le saint Martyr dont nous parlons prit, par le même motif, le surnom de Christophore ou Christophe. On le représentait d’une taille gigantesque, portant l’enfant Jésus sur ses épaules et traversant la mer : mais tout cela est allégorique ; et, comme l’a remarqué Baronius, ces statues énormes que l’on voit encore aujourd’hui dans plusieurs églises gothiques, font allusion au nom de Christophe, et à la mer de tribulations par laquelle doivent passer tous les fidèles pour parvenir au Ciel, leur port et leur patrie.

L’opinion la plus commune est que le Saint fut martyrisé en Lycie, vers l’an 250, S. Corneille étant Pape, Dèce et son fils Herennius Etruscus empereurs romains, et que ses reliques, après avoir été transférées à Tolède, le furent ensuite à l’abbaye de Saint-Denys en France, où elles se gardent encore. Le bréviaire mozarabe, attribué à saint Isidore, atteste la première de ses translations. Les fidèles eurent souvent recours à l’intercession de saint Christophe dans le temps de la peste.


Vendredi 27 février 2026
des Quatre-Temps de Carême
2e classe
Temps du Carême

S. Léandre,

évêque de Séville et confesseur


Une illustration de l’école de saint Léandre fut saint Herménégilde, un des fils du roi arien Léovigilde, c’est lui qui avait gravé au cœur de l’illustre jeune homme cette Foi invincible qui fit de lui la victime de son propre père.



voir Le Martyrologe #90-4




Oraison - collecte
Soyez, Seigneur, propice à Votre peuple ; et puisque Vous lui inspirez la piété envers Vous, que Votre miséricorde le soutienne de son bienfaisant secours. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint S. Gabriel de l’Addolorata, confesseur :


Ô Dieu qui avez appris au Bienheureux Gabriel à méditer sans cesse les douleurs de Votre douce Mère et qui l’avez élevé par elle à la gloire des miracles et de la sainteté, accordez-nous, par son intercession, de nous associer comme lui aux larmes de Votre Mère, afin d’être sauvés, nous aussi, par sa maternelle protection. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Mort à vingt-quatre ans comme saint Louis de Gonzague, ce jeune saint Gabriel de l’Addolorata, italien, nous donne, comme son compatriote, l’exemple d’une adolescence tout entière pénétrée par la grâce de Dieu.


Né en 1838, il entra en 1856 chez les Passionistes, y fit ses vœux, reçut les Ordres mineurs, et mourut le 27 février 1862.


Seule une exacte observation des devoirs d’état et un culte très vif pour la Vierge Marie, Mère des douleurs, l’avaient distingué de ses compagnons d’étude.


Benoît XV le canonisa en 1920.


POUR SAINT LÉANDRE :


Saint Léandre appartenait à la race royale des Ostrogoths et fut d’une famille de Saints. Ses deux frères, saint Fulgence et saint Isidore, sa sœur sainte Florentine, ont reçu comme lui les honneurs sacrés, et son autre sœur Théodosie, mariée au roi Léovigilde, fut la mère de l’illustre martyr saint Herménégilde.

Simple religieux à Séville, saint Léandre fut promu à l’Archevêché de cette grande cité par les suffrages unanimes du clergé et du peuple.

Son beau-frère Léovigilde était arien et persécutait les Catholiques, à ce point qu’il fit mettre à mort son propre fils, saint Herménégilde, converti par saint Léandre.

Saint Léandre fut exilé, et du fond de son exil il combattit les spoliations de l’Église par d’admirables écrits. Léovigilde, au lit de mort, se repentit et recommanda à saint Léandre son fils Récarède, qui rentra publiquement dans le sein de l’Église.

Saint Léandre présida en qualité de légat du Saint-Siège le troisième concile de Tolède et mérita le titre d’ « apôtre de la nation gothique ». C’est lui qui réforma la liturgie d’Espagne.

Il était lié d’une tendre amitié avec saint Grégoire le Grand, qui lui envoya le pallium et qui, dit-on, lui fit présent de l’image de la Très Sainte Vierge attribuée à saint Luc et si profondément vénérée des pèlerins à Guadalupe.

Saint Léandre, plein de force et de bonnes œuvres, mourut à Séville l’an 596.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ne vous liez pas avec tout le monde ; que vos amitiés soient fondées sur la Foi.

Méditation du jour
Jésus tenté par Satan ; lois de la tentation  suite

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