S. Alexandre
26 février

(Les années bissextiles, les Saints du 24 février sont fêtés le lendemain 25 février, ceux du 25 le 26,… jusqu’aux Saints du 28 fêtés le lendemain 29 février.)


  • On lit au Martyrologe romain de ce jour :


    À Alexandrie, saint Alexandre évêque, glorieux vieillard, qui, enflammé de zèle pour la Foi, après le bienheureux Pierre, évêque de cette même ville, rejeta de l’Église Arius, son prêtre, perverti par l’impiété hérétique et convaincu de s’écarter de la vérité divine.

    Plus tard, avec les trois cent dix huit Pères du concile de Nicée, il condamna le même Arius.

1282

Successeur d’Achillas, il fut élu en 313 Patriarche d’Alexandrie, étant déjà sur le retour de l’âge. C’était, au rapport de Théodoret, un saint Prêtre, dans la vie duquel il n’y avait rien que de louable. Le sachant d’humeur douce et tranquille, Arius, le plus dangereux des hérésiarques, crut en avoir facilement raison et ne mit plus de retenue dans la propagande de sa doctrine touchant la divinité de Jésus-Christ. Mais l’Évêque fit bien voir en cette occasion la sincérité de ses sentiments et l’intime énergie de son caractère. Après avoir employé les voies de la douceur pour ramener le schismatique, il le sépara de la communion des fidèles, lui et ses partisans, sentence qui fut ratifiée dans un concile métropolitain tenu vers la fin de 320.


Il paraît que l’empereur Constantin traita d’abord cette grave affaire comme une controverse sans conséquence, puisqu’il adressa aux deux adversaires une lettre commune pour les inviter à la réconciliation et à la paix. Cela n’empêcha point Alexandre de s’opposer de toute sa force à l’hérésie, et les deux épîtres qu’on a de lui à ce sujet, l’une à Constantin, l’autre à tous les Évêques du monde, font le plus grand honneur à sa mémoire : il y presse vivement Arius et ceux de son parti ; il représente leur doctrine d’une manière qui découvre tout ce qu’elle a de plus odieux, et la combat par des preuves très solides. L’empereur, mieux informé, fit réunir un concile général à Nicée (325) ; l’erreur y subit une honteuse défaite, et le dogme catholique fut solennellement défini. Saint Alexandre eut une grande part à ces décisions ; mais il ne survécut pas longtemps au triomphe de l’Église, et mourut à Alexandrie , le 26 février 326, laissant saint Athanase pour continuer avec éclat ses bons exemples sur son siège et sa lutte contre les ariens.


Lundi 10 août 2020
S. Laurent,

diacre et martyr
2e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Nous Vous prions, Seigneur, d’éteindre en nous l’ardeur de nos vices, Vous qui avez donné au bienheureux Laurent la force de surmonter les flammes de ses tourments. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
La basilique de Saint-Laurent-hors-les-Murs, où reposent les restes du glorieux diacre, est la cinquième église patriarcale de Rome. Avec Saint-Jean-de-Latran, Saint-Pierre, Sainte-Marie-Majeure et Saint-Paul-hors-les-Murs, elle est, en effet, l’une des cinq basiliques majeures où seul le Pape célèbre au Maître-Autel, afin de montrer que sa juridiction s’étend sur toutes les Églises de Jérusalem, d’Alexandrie, d’Antioche et de Constantinople.

Rome possède encore sept autres sanctuaires dédiés à saint Laurent.


C’est dans ce sanctuaire que l’Église nous convie aujourd’hui à célébrer les louanges de Dieu, dont ce Saint fut, par son martyre, le glorieux témoin.

Saint Laurent était le premier des sept diacres attachés au service de l’Église romaine. Il avait pour charge d’assister le pontife dans la célébration des Saints Mystères, de distribuer l’Eucharistie aux fidèles et de s’occuper de l’administration des biens de l’Église pour en distribuer les revenus aux pauvres.


Arrêté par le préfet de Rome, en l’an 259, et sommé de lui remettre ses richesses, il lui présente une foule d’indigents, en lui disant « qu’ils sont les vrais trésors de l’Église, par le don inestimable de leur Foi, et parce qu’ils convertissent nos aumônes en trésors impérissables pour nous. On le déposa sur un lit de fer en forme de gril, sous lequel on plaça des charbons à demi allumés, afin de prolonger ses tortures et de rendre sa mort plus douloureuse.


« Les flammes n’ont pu vaincre la charité du Christ : et ce feu qui brûlait au dehors a été plus faible que celui qui, au dedans, embrasait le cœur du Martyr ». Aussi, disait-il à ses bourreaux : « Vous pouvez maintenant retourner mon corps ; il est assez rôti de ce côté-là ». Et quelque temps après : « Ma chair est maintenant rôtie, vous pouvez en manger ».


Il mourut en 259. Son nom est inscrit au Canon de la Messe parmi les martyrs de Rome (1re liste).

Récitons toujours, comme action de grâces, l’oraison de ce jour que l’Église a placée après le Cantique des trois enfants dans la fournaise. Elle nous fait demander à Dieu d’éteindre en nous les ardeurs de nos passions, comme Il a donné à saint Laurent, que le feu éprouva et qui fut trouvé pur, de triompher des flammes de son cruel martyre.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Demandez à Dieu une Foi vive comme celle des Martyrs.

Méditation du jour
Toute nuit s’illumine au flambeau de la Foi  suite

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