S. Agathon
10 janvier

1176

Élevé sur la chaire pontificale en juin 678, saint Agathon, Sicilien d’origine, était d’une grande douceur et d’une candeur exquise. Il était moine de Saint-Hermès à Palerme, sous la règle bénédictine, et il avait dépassé les limites extrêmes de la vie humaine lorsqu’il fut élu Pape âgé alors de cent trois ans.

L’événement le plus marquant de son pontificat fut le sixième concile général, réuni à Constantinople. En y envoyant ses légats, après le concile de Rome, il les chargea d’une lettre où, au sujet de l’hérésie des monothélites qui devait être discutée, il la réprouva nettement et démontra la nécessité d’une double volonté en Jésus-Christ par suite de Sa double nature.

Sa lettre disait également : « L’univers catholique reconnaît l’Église romaine pour la mère et la maîtresse de toutes les autres. Sa primauté vient de saint Pierre, le prince des Apôtres, à qui Jésus-Christ a confié la conduite de tout le troupeau, avec la promesse que sa Foi ne faillirait jamais ».

Le concile se rangea à son avis et condamna le monothélisme. Et les Pères s’écrièrent : « Pierre a parlé par la bouche d’Agathon ! ».

Le saint pontife mourut le 10 janvier, ayant mérité, par ses miracles, le surnom de « Thaumaturge ». C’était l’an 682, Constantin IV empereur d’Orient et Thierry III roi des Francs.


Vendredi 3 juillet 2026
S. Irénée,

évêque et Martyr
3e classe

Temps après la Pentecôte

1er vendredi du mois


Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez accordé au bienheureux Irénée, Votre Martyr et Pontife, de réprimer les hérésies par la vérité de sa doctrine et d’affermir la paix de l’Église, nous Vous en supplions, donnez à Votre peuple la constance en la sainte religion, et à nos temps Votre paix. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Vers la fin du IIe siècle, alors que les sectes gnostiques cherchaient à saper par sa base la religion chrétienne, Dieu suscita saint Irénée pour leur résister en face. « Il lui accorda la grâce de détruire les hérésies par la vérité de la doctrine ».


Succédant à saint Pothin sur le siège de Lyon en 177, saint Irénée « prêcha à temps et à contre-temps », comme le veut saint Paul, et se fit le défenseur du Christ et de Son Épouse.

L’Église, déclare-t-il, disséminée à travers le monde, jusqu’aux extrémités de la terre, professe la Foi qu’elle a reçue des Apôtres qui l’ont reçue eux-mêmes du Fils de Dieu.

Et cette Église a son centre à Rome « avec qui toute l’Église doit s’accorder à cause de sa principauté supérieure, car, par la succession des Pontifes romains la tradition apostolique de l’Église est parvenue jusqu’à nous ».


Ardent apologiste, saint Irénée fut aussi un profond théologien. On l’a appelé le père de la théologie catholique et l’anneau d’or qui relie l’esprit de l’Évangile à la doctrine des Pères.


L’oreille encore remplie des derniers échos de l’enseignement apostolique, il fut le premier à faire la synthèse raisonnée de notre Foi. Son traité : La fausse science démasquée et réfutée aussi appelé Contre les hérésies, porta un coup mortel à l’hérésie gnostique.


Saint Jérôme lui donne le titre glorieux de Martyr. Il mourut, croit-on, pendant la persécution de Septime-Sévère en 202. Benoît XV étendit sa fête à l’Église universelle.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Imitons autant qu’il est possible les Saints et leurs vertus.

« Irénée, successeur du Martyr saint Pothin, donné pour Évêque à la ville de Lyon par le bienheureux Polycarpe, m’apparaît avec une brillante auréole de vertus ». (S. Grégoire de Tours)


Méditation du jour
Certitude  suite

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