S. Pierre d’Alexandrie
26 novembre
Saint Pierre d’Alexandrie décapité en cachette des fidèles venus le défendre.
Saint Pierre d’Alexandrie décapité en cachette des fidèles venus le défendre.

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Saint Pierre d’Alexandrie nous est peu connu jusqu’à son élévation sur le siège épiscopal de cette ville.

Son zèle pour la Foi, à une époque de persécutions continuelles, l’obligea de fuir ; mais il consola et fortifia les Chrétiens dans les différentes contrées qu’il parcourut, et il n’oublia pas son cher troupeau. Par d’éloquentes lettres pastorales, il rappelait à ses brebis les grands devoirs de la vie chrétienne et la nécessité de la persévérance.

La paix ayant reparu, saint Pierre revint dans son Église, où il fut bientôt dénoncé par l’hérétique Arius et jeté dans les fers. Il ne cessait, dans sa prison, d’encourager les nombreuses victimes enfermées avec lui, de prier et de chanter les louanges de Dieu.

Un jour qu’il priait avec plus de ferveur, Notre-Seigneur lui apparut sous la forme d’un enfant tout éclatant de lumière, et vêtu d’une belle tunique blanche fendue de haut en bas, et il en tenait les bords comme pour cacher sa nudité. Saint Pierre, saisi de frayeur, Lui dit :

« —Seigneur, qui Vous a mis dans cet état ?

« —C’est Arius, répondit Jésus, qui a divisé Mon Église et M’a ravi une partie des âmes que J’ai rachetées de Mon sang. »

Peu de jours après, plusieurs prêtres vinrent demander à l’évêque la grâce du misérable hérésiarque, le croyant plein d’un repentir sincère : « Cessez, leur dit saint Pierre averti par le Sauveur de l’hypocrisie d’Arius, cessez de plaider la cause de ce misérable ; Dieu l’a maudit ; ses sentiments affectés cachent l’impénitence et l’impiété ». Les prêtres cessèrent dès lors de se faire illusion.

« Le temps de mon supplice est proche, ajouta-t-il, je vous parle pour la dernière fois ; soyez fermes dans la défense de la vérité et ne dégénérez pas de la vertu des Saints ». L’empereur, en effet, porta contre lui une sentence de mort ; mais les fidèles, à cette nouvelle, accoururent à la prison pour le défendre, de sorte que le tribun n’osa se présenter pour exécuter la sentence. Saint Pierre, s’apercevant que ses chères ouailles retardaient son bonheur, donna aux gardiens l’idée de faire un trou dans la muraille de la prison, du côté où il n’y avait personne, et de le faire sortir par là. Son conseil fut mis à exécution, et après avoir prié, demandant à Dieu la fin des persécutions, il livra sa tête au bourreau le 26 novembre 310, saint Eusèbe étant pape et Maximin empereur.

Au moment de son supplice, une jeune Chrétienne entendit une voix céleste qui disait : « Pierre le premier des Apôtres ; Pierre le derniers des évêques martyrs d’Alexandrie ». Les Chrétiens recueillirent son corps et lui rendirent des honneurs solennels, de sorte que la sépulture de ce vaillant pontife devint un vrai triomphe pour lui et pour la religion chrétienne.


Dimanche 25 août 2019
11e dimanche après la Pentecôte
2e classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel, qui, par l’excès de Votre bonté, surpassez les mérites et les désirs de ceux qui Vous supplient, répandez sur nous Votre miséricorde ; pardonnez-nous les fautes qui donnent à notre conscience sujet de craindre, et accordez-nous les grâces que nous n’osons attendre de nos prières. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Louis IX, né en 1215 et devenu roi de France à l’âge de douze ans, fut très pieusement élevé par la reine Blanche, sa mère, qui lui apprit à préférer mourir plutôt que de commettre un péché mortel.

Il aimait à s’appeler Louis de Poissy, lieu où il avait été baptisé, pour marquer que son titre de Chrétien était son plus glorieux titre de noblesse. « Méprisant les délices du monde, il ne chercha à plaire qu’à Jésus-Christ, le vrai Roi » et fut, dit Bossuet, « le roi le plus saint et le plus juste qui ait jamais porté la couronne ».


Assidu aux Offices de l’Église, il les faisait célébrer solennellement dans son palais où il entendait quotidiennement deux Messes. À minuit il se réveillait pour les Matines et commençait par l’office de Prime sa royale journée.


Il introduisit dans sa chapelle la coutume de fléchir le genou à ces mots du Credo : Et Homo factus est et de se prosterner à l’endroit de la Passion où il est dit que Jésus-Christ expira. Ces deux pieuses pratiques ont été ensuite adoptées par l’Église.

« On me fait un crime de mon assiduité à la prière, disait-il, mais on ne dirait mot si les heures que j’y donne je les passais au jeu ou à la chasse ».

Sa piété ne l’empêcha jamais en effet de donner la plus grande partie de son temps aux affaires de son royaume.


À la suite d’une maladie il fit vœu d’entreprendre une croisade pour reconquérir Jérusalem. D’abord victorieux, il tomba ensuite entre les mains des Sarrasins. Lorsqu’on lui eut rendu la liberté, il demeura encore cinq ans en Orient pour y secourir les Chrétiens. Revenu en France, il s’appliqua à de nombreuses fondations pieuses et fit élever la Sainte Chapelle, comme insigne reliquaire de la sainte Couronne d’épines et de l’importante parcelle de la vraie Croix que lui avait offertes Baudouin II, empereur de Constantinople.


D’une grande austérité pour lui-même, et d’une grande charité pour les autres, il disait : « Mieux vaut pour un roi se ruiner en aumônes pour l’amour de Dieu qu’en faste et vaine gloire. »

« Souvent, dit Joinville, j’ai vu le bon roi après la Messe aller au bois de Vincennes, s’asseoir au pied d’un chêne et donner audience à tous ceux qui avaient à lui parler. »


Sergent du Christ, il portait continuellement la croix pour marquer que son vœu restait à accomplir. Il entreprit en 1270 une nouvelle croisade, mais une épidémie décima son armée en Afrique et l’atteignit lui-même. Les bras en croix et couché sur la cendre, il rendit à Dieu son âme en 1270, à l’heure même où le Christ mourut sur Sa Croix.


La veille de sa mort, on l’entendait répéter : « Nous irons à Jérusalem ». C’est dans la Jérusalem céleste, conquise par sa patience au milieu de ses adversités, qu’il devait régner avec le Roi des rois.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Faites consister votre dignité, à porter noblement votre titre de Catholique.


Méditation du jour
La Charité fraternelle au temps de saint Louis  suite

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