S. Léonard de Port-Maurice
26 novembre
« San Leonardo in Corsica », toile de Leonardo Massabo (1812-1886)
Basilique Saint-Maurice, Imperia (Italie).
Saint Léonard de Port-Maurice opère une conversion en Corse.
Saint Léonard de Port-Maurice opère une conversion en Corse.

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Cet illustre disciple de saint François d’Assise est né en 1676, le bienheureux Innocent XI étant pape, Léopold Ier empereur et Louis XIV roi de France. Après une enfance et une jeunesse saintes, saint Léonard se sentit animé d’une ardente soif d’austérités et d’un zèle immense pour le salut des âmes : ce sont les deux principaux caractères de sa vie.

Sa passion de la souffrance lui fit fonder une solitude où ses disciples s’engageaient à ne manger ni viande, ni œufs, ni laitage, ni poisson, à observer neuf Carêmes, à l’exemple de saint François, à coucher sur la dure, à marcher pieds nus par tous les temps, à observer un continuel et rigoureux silence. Il ne sortait de « ce lieu de délices » que pour prêcher des missions, et il avait hâte d’y revenir se plonger dans la pénitence et dans la prière.

On comprend que la prédication d’un tel religieux, même à part son éloquence, devait produire de merveilleux fruits de salut ; toutes les résistances cédaient devant lui ; ses sermons étaient interrompus par des cris de douleur et des sanglots ; le don des miracles ajoutait encore à sa puissance apostolique.

Il mourut l’an 1751, Benoît XIV étant pape, Marie-Thérèse impératrice et Louis XV roi de France.


Jeudi 20 août 2026
S. Bernard,

abbé et docteur de l’Église
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui  avez fait à Votre peuple la grâce d’avoir le bienheureux Bernard, pour ministre du salut éternel, faites, nous Vous en prions, que nous méritions d’avoir pour intercesseur dans les Cieux celui qui nous a donné sur terre la doctrine de vie. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Église aime à célébrer après la fête de l’Assomption saint Bernard, le Docteur aux paroles de miel, Doctor mellifluus, dont le principal titre de gloire fut d’avoir chanté, avec une indicible tendresse et une ardente piété, dans ses prières, dans ses ouvrages et dans ses sermons, les grandeurs de Marie.


Né en 1091, en Bourgogne, d’une noble famille, il sut, dès l’âge de vingt-deux ans, gagner à Jésus-Christ trente gentilshommes qui embrassèrent avec lui la vie monastique à Cîteaux.

L’Ordre Cistercien, cette branche sortie du vieux tronc bénédictin, y acquit une vigueur nouvelle qui lui permit de couvrir de ses rejetons l’Europe entière. « Le juste fleurira comme le palmier, il se multipliera comme le cèdre du Liban ». Et dans le célèbre monastère que saint Bernard fonda, peu après, dans « le val d’Absinthe », sur la rive gauche de l’Aube, et dont il fut le premier Abbé, chaque jour, il répandait sur une communauté de 700 moines les trésors de doctrine et de sagesse que Dieu lui avait départis et qui rendent à jamais son nom immortel.


Moine austère, grand orateur chrétien et savant docteur, il fut le flambeau, dont parle l’Évangile, qui éclaira le monde au XIIe siècle et lui imprima le caractère chrétien qui le distingue. Le Pape Eugène III, qui avait été formé par lui à la vie monastique, sollicite et reçoit ses conseils ; au Concile d’Étampes, il met fin à un schisme qui, en opposant Anaclet à Innocent II, troublait le clergé et le peuple de Rome.

Il est consulté par Guillaume d’Aquitaine, par la duchesse de Lorraine, par la comtesse de Bretagne, par Henri fils du roi de France, par Pierre fils du roi de Portugal, par Louis VI, Louis VII, Conrad, Lothaire et par l’abbé de Saint-Denis. Il terrasse, au Concile de Laon, le célèbre docteur Abélard, et démasque avec sa puissante logique les erreurs d’Arnaud de Brescia et de Pierre de Bruys.

Il s’attaque enfin à l’islamisme et, prêchant la seconde croisade à Vézelay, il soulève par son entraînante éloquence la vieille Europe tout entière.


Saint Bernard mourut à Clairvaux le 20 août 1153, et son corps fut déposé aux pieds de l’autel de la Vierge.

Il laissait après lui cent soixante monastères qu’il avait fondés en Europe et en Asie. Ses écrits, pleins d’une doctrine inspirée par la sagesse divine, le firent mettre au rang des Docteurs de l’Église universelle par Pie VIII.

 voir la grande vie du Saint


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