S. Damase Ier
11 décembre

RÉSUMÉ :

Saint Damase Ier, espagnol de naissance, succéda à Libère sur le siège de Pierre, en l’an 366. Il participa de la sorte à la dignité de celui que l’Épître nomme « le Pontife saint, innocent, sans tache et plus élevé que les cieux ».

Il gouverna l’Église durant 17 ans, et fut ce serviteur fidèle et prudent dont nous parle l’Évangile et auquel « le Seigneur confie Sa famille pour qu’il lui donne Sa nourriture en temps opportun ».

L’ère des persécutions étant passée, celle des hérésies s’ouvrait avec le IVe siècle. Aussi saint Damase confirma-t-il le second concile œcuménique de Constantinople où avait été condamné l’Arianisme.

Saint Jérôme, sur son ordre, traduisit la Bible en latin.

Ce saint Pape ajouta à la splendeur du culte, en réglant la psalmodie et en décrétant que l’on dirait à la fin des psaumes le « Gloria Patri », qui les baptise pour ainsi dire dans la Trinité.

Il orna les catacombes d’inscriptions artistiques et mourut en 384.

Saint Damase Ier orna les catacombes d’inscriptions artistiques.
Saint Damase Ier orna les catacombes d’inscriptions artistiques.

1089

Espagnol d’origine, saint Damase naquit à Rome, en 304, saint Marcellin étant pape, la tétrarchie des Constance, Galère, Maximien, et Dioclétien, gouvernant l’empire romain. Né d’un père attaché à l’église de Saint-Laurent, il reçut de lui la première connaissance des lettres, et les premiers degrés du Sacerdoce.

À l’époque où il était diacre, le Pape Libère fut relégué à Bérée (en 355) ; Saint Damase l’accompagna pendant une partie de la route, eut beaucoup de part au gouvernement de l’Église en son absence, et fut, à sa mort, choisi pour lui succéder (l’an 366).

On vantait son instruction variée, sa facilité à écrire en prose et même en vers. Son caractère affable et bienveillant le faisait rechercher du monde, non moins que la distinction de son esprit. Dans son élection, il eut pour lui la plus saine partie du clergé ; mais une faction d’ambitieux et de jaloux lui opposa un diacre nommé Ursin, passé maître en fait de brigues et assez mal famé. Quand saint Damase eut été proclamé, la cabale protesta en tumulte, procéda, par les moyens les plus honteux, à une nouvelle élection dans la basilique du mont Sicin ou de Libère, et força Paul, évêque de Tivoli, à sacrer Ursin. Cette cérémonie illégale provoqua la colère des bons citoyens : l’église fut envahie, on en vint aux mains, et cent trente-sept personnes restèrent parmi les morts. Le schisme dura seize ans, à la grande douleur de saint Damase, que les rebelles ne cessèrent d’abreuver de calomnies. Saint Jérôme, qu’il avait baptisé et qui l’aida par la suite, affirme que jamais homme n’eut une vie plus pure et plus sainte.

Après avoir ramené l’Église à l’unité, saint Damase travailla d’une main ferme à la réforme du clergé. Il tint plusieurs conciles pour combattre les hérésies, et fit célébrer à Constantinople, sur les instances de Théodose, le second concile général (en 381), où l’on confirma contre les ariens la Foi de Nicée ; on y réintégra aussi saint Grégoire de Nazianze, et si l’on donna à ce siège la primauté après celui de Rome, le Pape ne voulut point approuver cette mesure, qui devait être une source de dangers pour l’avenir. Il retint auprès de lui saint Jérôme en qualité de secrétaire ; il le chargea de répondre aux consultations que les évêques lui adressaient de toutes parts, et l’engagea à traduire les Saintes Écritures en latin.

Timbre poste émis par le Vatican en 1976
dernier d’une série de six valeurs sur l’architecture de la Cité du Vatican
La cour Saint-Damase à l
La cour Saint-Damase à l'intérieur du palais apostolique au Vatican.

1833

C’est à lui qu’on doit la réparation de l’église de Saint-Laurent ; il décora les lieux saints et les tombeaux des martyrs d’épitaphe en vers, ainsi que d’ornements appropriés et de peintures. Ce zélé défenseur de l’orthodoxie mourut le 10 décembre 384, Théodose Ier étant empereur en Orient et Arcadius en Occident. Le Martyrologe Romain, qui lui donne le titre de confesseur à cause des dures épreuves qu’il eut à traverser, marque sa fête au 11 décembre.


Vendredi 15 mai 2026
S. Jean-Baptiste de La Salle,

confesseur
3e classe

Temps de l’Ascension

Sainte Dymphna ou Dimpna de Geel

en Brabant,

vierge et martyre avec

Saint Géréberne,

prêtre et martyr


voir Le Martyrologe #90-4


(Prière de ce jour) :
Voir « Mois de Marie » #1399-64




Oraison - collecte
Ô Dieu, qui pour l’instruction chrétienne des pauvres et pour la confirmation de la jeunesse dans la voie de la Vérité, avez suscité votre Confesseur Jean-Baptiste, et avez par lui fondé une nouvelle famille dans l’Église ; accordez-nous dans Votre bonté, qu’à son exemple et par son intercession, brûlants de zèle pour procurer Votre gloire au moyen du salut des âmes, nous puissions dans les Cieux partager sa récompense. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Né à Reims, le 30 avril 1651, d’une famille illustre, saint Jean-Baptiste de la Salle se rendit dès son enfance cher à tous par les vertus de son âme, la douceur de sa nature et la vivacité de son esprit.

Il alla à Paris pour étudier la Théologie à la Sorbonne. Il était chanoine de l’Église Métropole à dix-sept ans. Devenu prêtre, il offrit le Saint Sacrifice avec une Foi très vive et une très grande ardeur d’amour qu’il garda toujours lorsqu’il était à l’autel.


Dieu l’avait suscité « pour donner l’enseignement chrétien aux pauvres et pour affermir la jeunesse dans la voie de la vérité ». Il fonda dans ce dessein une nouvelle congrégation religieuse qu’il nomma les Frères des Écoles Chrétiennes et qui se répandit bientôt par tout le monde.

Par humilité et par amour de la pauvreté, il renonça à son Canonicat et distribua tous ses biens aux pauvres. « Enflammé de zèle pour le salut des âmes, il se dépensa toute sa vie, dit le Bréviaire, pour leur plus grand bien.


Sévissant assidûment contre lui-même par des jeûnes, des flagellations et d’autres austérités, il passait les nuits en prière. Tel fut son genre de vie jusqu’à ce que, remarquable en toutes les vertus, spécialement par son obéissance, son zèle pour l’accomplissement de la volonté divine, son amour et son dévouement envers le Siège apostolique, et chargé de mérites, il s’endormit dans le Seigneur à Rouen le Vendredi-Saint, 7 avril 1719 à l’âge de soixante-huit ans ».


Après s’être efforcé d’ensevelir sa vie dans les fonctions les plus humbles, en servant Jésus dans les petits enfants, il fut élevé par le divin Ressuscité dont il partage la gloire et qui continue à bénir son œuvre dans l’univers entier.

« Brûlons de zèle comme ce Saint pour procurer la gloire de Dieu en sauvant les âmes, afin de partager sa récompense dans les Cieux ».


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Défiez-vous de la présomption ; mettez votre confiance en la grâce de Dieu.


Neuvaine préparatoire à la Pentecôte :


Réciter par exemple chaque jour le Veni Sancte Spiritus ou le Veni Creator spiritus, ou les deux…


Méditation du jour
Les coopérateurs du Christ
[On rejette les Catholiques ? on aura les musulmans !…]
 suite

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