Ste Bibiane
2 décembre

RÉSUMÉ :

Sainte Bibiane, née à Rome d’une famille noble et chrétienne, unit, dit l’Oraison, la fleur de la virginité à la palme du martyre.

Vierge sage et prudente, elle craignit moins la confiscation de tous ses biens et les angoisses de la prison que la perte de ce trésor caché ou de cette perle de prix dont nous parle l’Évangile.

En butte aux caresses et aux adulations de sa geôlière Rufine qui chercha à la pervertir, elle invoqua le Seigneur qui la délivra de la perdition.

Rufine eut alors recours à la violence, mais sans plus de succès.

Ce que voyant, le gouverneur de Rome, plein de rage, ordonna qu’on attachât sainte Bibiane à une colonne et la fit battre jusqu’à la mort avec des lanières garnies de plomb (c’était en l’an 363).

La Basilique de Sainte-Marie-Majeure fut construite sur son tombeau.

Sainte Bibiane attachée à une colonne, et les bourreaux, avec des fouets armés de pointes de fer, s’acharnant sur son corps innocent.
Sainte Bibiane attachée à une colonne, et les bourreaux,
avec des fouets armés de pointes de fer, s’acharnant sur son corps innocent.

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Sainte Bibiane naquit à Rome, d’une famille aussi remarquable par ses vertus chrétiennes que par la noblesse de sa condition. Son père saint Flavien (fête le 22 décembre), préfet de Rome, fut jeté en prison sous Julien l’Apostat. Saint Flavien s’était déclaré contre l’infâme politique de ce prince ; aussi fut-il marqué au front d’un fer rouge ; il en mourut peu de temps après, en Toscane, où il avait été exilé.

Sa femme sainte Dafrose (fête le 4 janvier), et ses filles sainte Bibiane et sainte Démétrie (fête le 21 juin), restaient à Rome exposées aux coups du tyran. Il ne les oublia pas, et les enferma dans leur propre maison pour les y faire mourir de faim ; mais, ce supplice lui paraissant trop lent, il fit trancher la tête à la mère, confisqua tous les biens de la famille et continua son odieuse persécution contre les deux vierges chrétiennes.

Malgré une très longue privation de toute nourriture, elles parurent au tribunal plus fortes et plus belles que jamais :

« —Craignez, leur dit le juge, une mort honteuse et cruelle.

« —Les biens de ce monde, répondent-elles, ne peuvent plus avoir pour nous aucun attrait, nous n’aspirons qu’à posséder Jésus-Christ ; plutôt mille morts que la trahison à nos promesses ! ».

À ces mots, sainte Démétrie tombe morte aux pieds de sa sœur, et son âme s’envole dans la céleste patrie. Quant à sainte Bibiane, elle n’était pas au terme de ses combats. Le juge inique la livra aux mains d’une femme de mauvaise vie qui essaya de la pervertir ; elle employa d’abord les caresses, les flatteries et les bons traitements et feignit de lui témoigner une amitié sincère ; puis bientôt elle eut recours aux menaces, aux injures et aux coups. Sainte Bibiane résista courageusement à toutes ses tentatives, elle demeura pure et digne du céleste Époux.

La méchante femme dut avouer au juge qu’elle avait perdu son temps et sa peine. Celui-ci, furieux de son peu de succès, ordonna de frapper de verges la vierge chrétienne jusqu’à ce qu’elle eût rendu l’esprit. Sainte Bibiane fut donc attachée à une colonne, et les bourreaux, avec des fouets armés de pointes de fer, s’acharnèrent sur son corps innocent jusqu’au moment où elle s’affaissa mourante à leurs pieds.

Elle expira au bout de quelques instants, le 2 décembre 363, saint Félix II étant pape et Julien l’Apostat empereur. Son corps fut jeté à la voirie pour y être dévoré par les chiens ; mais il est écrit que « Dieu veille sur les restes de Ses Saints ». Deux jours après, un prêtre courageux put s’emparer de cette dépouille vénérable et l’ensevelir à côté de sainte Dafrose, sa mère, et de sainte Démétrie, sa sœur.


Samedi 18 mai 2024
Vigile de LA PENTECÔTE
1re classe
Temps de l’Ascension



Oraison - collecte
Faites, nous Vous en supplions, Dieu tout-puissant, que la splendeur de Votre clarté brille sur nous, et que l’éclat de Votre lumière confirme, par l’illumination de l’Esprit-Saint, les cœurs de ceux que Votre grâce a fait renaître. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du même Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Église, toute préoccupée en cette partie du Cycle de Pâques de glorifier Dieu de la victoire de Son Fils, « consacre ce jour par le triomphe du bienheureux Martyr Venant ».

« Demeurant en Jésus et Jésus en lui, il porta beaucoup de fruits », il fut persécuté afin d’en porter davantage encore.


Né à Camérino, en Ombrie, il fut amené, à l’âge de quinze ans, devant Antiochus, gouverneur de la ville sous l’empereur Dèce. On le fit souffrir cruellement, mais les Anges vinrent l’assister.


« Sa constance vis-à-vis de ses bourreaux les toucha de repentir et beaucoup se convertirent. On lui trancha la tête vers l’an 250. Son corps repose à Camérino, dans l’église qui lui est dédiée.


« Honorons les mérites de saint Venant et imitons la constance de sa Foi ».


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ne craignez pas de trop faire et de trop souffrir pour Dieu et pour Jésus-Christ.


Fin de la neuvaine préparatoire à la Pentecôte :



Réciter par exemple chaque jour le Veni Sancte Spiritus ou le Veni Creator spiritus, ou les deux…


Méditation du jour
Ô Dieu, soyez béni partout et toujours !  suite

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