S. Zacharie, prêtre et prophète, père de S. Jean-Baptiste
5 novembre

On lit au Martyrologe romain de ce jour :

Saint Zacharie, Prêtre et prophète, père du bienheureux saint Jean-Baptiste, Précurseur du Seigneur.

De plus, sainte Élisabeth, mère du même saint Précurseur.

976

Au temps d’Hérode, roi de Judée, vivait un prêtre, du nom de Zacharie, dont la femme, descendant comme lui d’Aaron, s’appelait Élisabeth. Tous deux, justes devant Dieu, avançaient en âge, n’espérant plus de postérité. Un jour que saint Zacharie, remplissait au temple les fonctions du sacerdoce, le tour de sa famille étant venu, il fut désigné par le sort, selon l’usage observé entre les prêtres, pour entrer dans le sanctuaire et y offrir l’encens. Un Ange lui apparut à droite de l’autel, et, le voyant troublé, lui dit : « Ne craignez pas, Zacharie, votre prière est exaucée : votre femme Élisabeth enfantera un fils, et vous lui donnerez le nom de Jean ». Saint Zacharie faisant difficulté de croire aux paroles de l’Ange, celui-ci ajouta : « Vous serez muet jusqu’au jour où ces choses arriveront ». Six mois plus tard, Marie, femme de Joseph, avertie de cette grossesse miraculeuse par l’Ange qui l’avait saluée Mère de Dieu vint visiter sainte Élisabeth, sa cousine, et la féliciter. Mais ce fut sainte Élisabeth qui s’inclina devant elle ; remplie de l’Esprit-Saint, elle s’écria en voyant entrer celle qui portait le Sauveur du monde : « Vous êtes bénie entre toutes les femmes ! ».

Au temps révolu, elle mit au monde un fils. Les parents et les voisins, ayant appris les faveurs dont Dieu l’avait comblée, accoururent et s’en réjouirent avec elle. Le huitième jour, ils revinrent pour la circoncision de l’enfant, et ils allaient le nommer du nom de son père, lorsque sainte Élisabeth s’y opposa, disant : « Non, il s’appellera Jean ». Et comme il n’y avait encore eu personne de ce nom dans la famille, on demanda par signes à Zacharie, toujours muet, s’il consentait à ce que son fils s’appelât ainsi. Il écrivit sur ses tablettes : « Jean est son nom ». Et à l’instant même sa langue fut déliée. L’enfant fut, dans la suite, saint Jean-Baptiste, le précurseur de Jésus. Le Nouveau Testament ne nous apprend rien de plus sur ses parents.


Mercredi 21 janvier 2026
Ste Agnès,

vierge et martyre
3e classe

Temps après l’Épiphanie



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel, qui choisissez ce qu’il y a de faible dans le monde, pour confondre les forts, accordez-nous par Votre miséricorde que, célébrant la solennité de la bienheureuse Agnès, Votre Vierge et Martyre, nous ressentions auprès de Vous les effets de sa protection. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
La Messe d’aujourd’hui nous rappelle l’un des plus touchants et glorieux triomphes de Jésus sur le monde.

Sainte Agnès, enfant d’une des plus nobles familles de Rome, va au-devant de l’Époux et se consacre à Lui à l’âge de 10 ans. Jésus alors « fait par elle des prodiges admirables ».


Le fils du préfet de Rome la demande en mariage et elle répond : « Celui à qui je suis fiancée, c’est le Christ que servent les Anges ». L’on veut alors attenter par la violence à sa vertu, mais « Dieu délivre son corps de la perdition ». On la jette sur un bûcher ardent et elle n’est point brûlée par le feu ».

Condamnée à avoir la tête tranchée, elle encourage son bourreau qui hésite : « Frappez sans crainte car la fiancée fait injure à l’Époux si elle Le fait attendre ».


À l’âge de 13 ans (l’an 304), cette faible enfant confond les puissants de cette terre. On éleva sur son tombeau, à la voie Nomentane, la magnifique basilique qui existe encore, et son nom fut inscrit vers la fin du Ve siècle avec celui de cinq autres martyres, au Canon de la Messe.

À la basilique de Sainte-Agnès est annexé un monastère bénédictin. Les Bénédictines de Sainte-Cécile, au Transtévère, élèvent les agneaux bénis ce jour dont la laine sert à la confection des palliums. Chaque année, en effet, le 21 janvier, à Sainte-Agnès-hors-les-Murs, après la Messe pontificale célébrée par l’Abbé des Chanoines réguliers de Latran, on porte sur l’autel deux agneaux blancs ornés de fleurs et de rubans, couchés sur des corbeilles de soie à crépines d’or.


Le chœur chante l’antienne « Stans a dextris ejus agnus nive candidior, Christus Sibi sponsam consecravit et martyrem » ; puis le célébrant bénit les agneaux. Une députation du Chapitre de Latran les porte ensuite au Pape qui les bénit de nouveau et les envoie aux religieuses chargées de nourrir les agneaux et de confectionner les palliums.

Le 28 juin, le Pape, dans la basilique Saint-Pierre, bénit les palliums, qui sont ensuite placés dans un riche coffret ciselé de vermeil, don de Benoît XIV, et déposés dans la Confession sur la tombe de saint Pierre, pour être ultérieurement envoyés par le Pape aux archevêques et par privilège à certains évêques.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ayez un soin jaloux de conserver dans la pureté votre âme non moins que votre corps.

Méditation du jour
Le bienfaisant devoir de la prière  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts| |