S. Sirice
26 novembre

On lit au Martyrologe romain de ce jour :


À Rome, saint Sirice, pape et confesseur, illustre par sa science, sa piété, son zèle pour la religion. Il condamna divers hérétiques, et par de très sages ordonnances rétablit la discipline ecclésiastique.

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Saint Sirice, romain, fut, de prêtre du titre de pasteur, élevé sur la chaire apostolique aux acclamations unanimes du peuple et du clergé après la mort du Pape saint Damase. Cet avénement eut lieu malgré l’opposition du schismatique Ursicin, avec l’agrément de l’empereur Valentinien qui sut rendre hommage aux vertus de saint Sirice, en déclarant qu’il était un modèle d’innocence et de probité. Dès le début de son Pontificat, il adressa une lettre décrétale à Himerius, évêque de Tarragone, pour être commniquée aux autres évêques des Espagnes, afin d’amender les mœurs corrompues des clercs, et de rétablir la vigueur de la discipline ; et comme la discipline tombait aussi en Afrique, il s’occupa de la relever, ayant convoqué à Rome, à cette fin, un synode de quatre-vingts évêques.

Il prit encore beaucoup d’autres mesures pour la défense de la foi tant que dura son Pontificat. Il fulmina l’anathème contre le moine Jovinien, sorte d’Épicure chrétien, qui attaquait la sainte virginité. Il condamna Bonose, évêque de Sardaigne, qui niait la divinité du Christ et la virginité de la mère de Dieu après l’enfantement. Il chassa de Rome les Manichéens qui furent aussi frappés par une loi impériale ; ceux qui revinrent à l’église furent enfermés dans des monastères, et il fut résolu qu’on ne les recevrait à la communion qu’à la fin de leur vie. Ce fut pendant le Pontificat de saint Sirice que Théodore-le-Grand décréta l’abolition du culte des idoles, fit fermer les temples et abattre les simulacres. Il mourut à l’âge de plus de 70 ans, l’an de notre salut 398. Il tint le siège pontifical environ quatorze ans. Son corps, enseveli au cimetière de Priscille, sur la voie Salaria, fut transféré par Pascal Ier, au titre de Sainte-Praxède. Benoit XIV, après avoir pleinement vengé sa mémoire de toutes les fausses critiques qu’on en avait faites, a inséré son nom au martyrologe romain.


Dimanche 25 octobre 2026
FÊTE DU CHRIST ROI,
dernier dimanche d'octobre

1re classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
La fête du Christ Roi est une fête du Seigneur ; on n’y fait pas mémoire du dimanche.


Dieu tout-puissant et éternel, qui avez voulu restaurer tout dans la Personne de Votre Fils bien-aimé, le Roi de l’univers : accordez dans Votre bonté, que toutes les familles des nations, qui vivent en désaccord à cause de la blessure du péché, se soumettent à Son très doux pouvoir. Lui qui vit et règne avec Vous, dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
En instituant la fête du Christ Roi, le Pape Pie XI a voulu proclamer solennellement la royauté sociale de notre Seigneur Jésus-Christ sur le monde.

Roi des âmes et des consciences, des intelligences et des volontés, le Christ est aussi le Roi des familles et des cités, des peuples et des nations, le Roi de l’univers entier.

Comme Pie XI l’a montré dans son encyclique Quas primas du 11 décembre 1925, le laïcisme est la négation radicale de cette royauté du Christ ; en organisant la vie sociale comme si Dieu n’existait pas, il engendre l’apostasie des masses et conduit la société à sa ruine.

Toute la Messe et l’Office de la fête du Christ Roi sont une proclamation solennelle de la royauté universelle du Christ contre le laïcisme de notre temps.

La Messe commence par une des plus belles visions de l’Apocalypse, où l’Agneau de Dieu, immolé mais désormais dans la gloire, est acclamé par la foule innombrable des Anges et des Saints.

Fixée au dernier dimanche d’octobre, vers la fin du cycle liturgique et juste la veille de la Toussaint, la fête du Christ Roi se présente comme le couronnement de tous les mystères du Christ et comme l’anticipation dans le temps de la Royauté éternelle qu’Il exerce sur tous les Élus dans la gloire du Ciel.

La grande réalité du Christianisme, c’est le Christ ressuscité régnant dans tout l’éclat de Sa victoire au milieu des Élus qui sont Sa conquête.


Pour saint Chrysanthe et sainte Darie :


On lit au début du Martyrologe Romain de ce jour :


À Rome, le triomphe de saint Chrysanthe et de sainte Darie son épouse, martyrs ; après plusieurs supplices qu’ils endurèrent pour Jésus-Christ sous le préfet Célerin, ils furent condamnés par l’empereur Numérien, à être jetés dans une sablonnière sur la voie Salaria, où on les ensevelit tout vivants sous un amas de terre et de pierres.

C’était en l’an 284.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Le « Christ-Roi » signifie l’Évangile plus étudié, mieux pratiqué au foyer, pour en faire, dans la vie intérieure et extérieure, le code par excellence, mais un code obligatoire. (R.P. Mateo Crawley)

Méditation du jour
Il faut que Jésus-Christ règne  suite

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