S. Nicomède
15 septembre

« À Rome, dit le Martyrologe Romain, sur la voie Nomentane, la naissance au Ciel du bienheureux Nicomède, Prêtre et Martyr. Ayant dit à ceux qui voulaient le contraindre de sacrifier : « Pour moi, je ne sacrifie qu’au Dieu tout-puissant qui règne dans les cieux », il fut frappé avec des lanières garnies de plomb ; c’est dans ce long supplice qu’il rendit son âme au Seigneur ». Il mourut sous l’empereur Domitien au Ier siècle.

2046

Saint Nicomède s’est procuré la couronne du martyre par sa charité envers deux saintes vierges, l’une fut sainte Pétronille, fille de saint Pierre, que notre saint Prêtre protégea contre la violence du comte Flaccus, patricien romain, qui voulait l’épouser ; l’autre fut sainte Félicule compagne de sainte Pétronille.


Flaccus, voyant que son mariage n’avait pu réussir avec sainte Pétronille, jeta les yeux sur sa compagne, et fit ce qu’il put pour l’engager à l’épouser ; mais ses sollicitations n’ayant pu ébranler la constance de la Sainte, il résolut d’emporter, par la force ou par l’artifice, ce qu’on refusait à son amour.


Il lui proposa donc de deux choses l’une : ou de le prendre pour mari, ou de sacrifier aux divinités de l’empire, sachant bien que s’il pouvait séduire sa Foi, il gagnerait en même temps son cœur. Sainte Félicule lui répondit généreusement qu’elle ne ferait ni l’un ni l’autre ; que, comme chrétienne, elle ne pouvait reconnaître d’autre Dieu que Celui qui a créé le ciel et la terre ; et que comme vierge, elle ne voulait point avoir d’autre époux que Jésus‑Christ, à qui elle avait consacré sa pureté.


Flaccus, irrité de cette réponse, qui était un mépris formel de ses faux dieux et de sa personne, la mit entre les mains des juges pour lui faire son procès. Ceux-ci, après l’avoir tenue sept jours dans une chambre obscure, sans lui donner à boire et à manger, et autant de temps encore parmi les vestales, sans avoir pu ébranler sa constance, ordonnèrent qu’elle fût appliquée à la torture, et ensuite jetée dans un cloaque où elle rendit son âme à Dieu.


Dès que saint Nicomède le sut, il enleva de nuit le corps de la Sainte et l’enterra en la voie Adéatine à un quart de lieue de Rome. Mais cela étant venu à la conaissance de Flaccus, qui savait d’ailleurs que ce saint Prêtre avait fait la même chose en d’autres occasions, il le fit prendre ; et, après avoir employé la douceur et l’adresse pour lui persuader de sacrifier aux idoles, le trouvant également insensible à ses promesses et à ses menaces, il le fit fouetter si cruellement avec des cordes plombées, qu’il rendit l’esprit en ce supplice le 15 septembre.


On jeta son corps dans le Tibre ; mais un Clerc nommé Juste, le chercha tant qu’il le trouva et l’enterra secrètement dans son jardin, auprès des murs de la ville, sur la voie Nomentane. Depuis on a bâti une église et un cimetière à Rome, sous le titre de Saint-Nicomède.


Dimanche 27 septembre 2026
18e dimanche après la Pentecôte
En France :
Solennité de Ste Thérèse de l'Enfant-Jésus patronne seconde de la France

2e classe
Temps après la Pentecôte

Mémoire de XVIIIe dimanche après la Pentecôte


Oraison - collecte
En France : Solennité de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face :


Seigneur, qui avez dit : « Si vous ne devenez semblables aux petits enfants, vous n’entrerez point dans le royaume des Cieux » ; donnez-nous, nous Vous en supplions, de suivre et d’imiter l’humilité et la simplicité de la bienheureuse Vierge Thérèse, afin d’obtenir avec elle les récompenses éternelles. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


et mémoire du 18e dimanche après la Pentecôte :


Seigneur, nous Vous en supplions, que l’opération de Votre grâce dirige nos cœurs, puisque sans Vous nous ne pouvons Vous plaire. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Frères par le sang, les saints Côme et Damien le furent surtout par leur Foi en Jésus et par leur martyre commun subi pour Sa cause.


Originaires d’Égée, en Arabie, médecins distingués sous le règne de Dioclétien et de Maximien, ils guérissaient par la vertu du Christ, autant que par leur science médicale, les maladies les plus graves. Aussi leur réputation s’étendit-elle bientôt dans tout le pays.


Apôtres plus que médecins, ils guérissaient les âmes en même temps que les corps, comme le faisait Jésus en Palestine. Dénoncés auprès du préfet Lysias, ils subirent les supplices les plus affreux, puis furent jetés enchaînés dans la mer, lapidés et exposés aux flammes d’un brasier.


Après plusieurs tourments, ils moururent vers 285, et leurs corps furent transportés à Rome, dans l’ancien temple de Romulus, transformé en une église qui leur fut dédiée. Leurs noms sont inscrits au Canon de la Messe après quelques martyrs romains.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Soyez désintéressé en rendant service à votre prochain ; l’intérêt tue la charité.

Méditation du jour
Le secret de l’égalité d’âme  suite

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