S. Jean Fisher et S. Thomas More
6 juillet

On lit au Martyrologe romain :


À Londres, en Angleterre, saint Jean Fisher, Évêque de Rochester et Cardinal, qui, par ordre du roi Henri VIII fut décapité pour la foi catholique et la primauté du Pontife romain.

À Londres, en Angleterre, saint Thomas More, chancelier du royaume, qui, pour la Foi catholique et la primauté de saint Pierre, fut décapité sur l’ordre du roi Henri VIII.

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Parmi les héros Chrétiens qui combattirent résolument l’hérésie et qui sacrifièrent leur vie plutôt que d’adhérer au schisme d’Angleterre, une place d’honneur revient au cardinal Jean Fisher et au chancelier saint Thomas More.

Saint Jean Fisher, né à Beverley, vers 1469, (Paul II étant pape, Édouard IV roi d’Angleterre et Louis XI roi de France) chancelier de l’académie de Cambridge, puis évêque de Rochester pendant trente-trois ans, réfuta dans de nombreux livres les erreurs protestantes.

Saint Thomas More, né à Londres, en 1478, (Sixte IV étant pape, Édouard IV roi d’Angleterre et Louis XI roi de France) laïc, marié et père de famille, savant juriste est très lettré, fut choisi comme grand chancelier par Henri VIII.

Tous deux furent emprisonnés à la Tour de Londres sur l’ordre du roi parce qu’ils s’opposaient à son union illégitime avec Anne de Boleyn et qu’ils lui refusaient le titre usurpé d’évêque suprême de l’Église d’Angleterre.

Saint Jean Fisher, nommé cardinal par Paul III monta à l’échafaud le 22 juin 1535, Paul III étant pape, Henri VIII roi d’Angleterre et François Ier roi de France, et fut décapité après avoir lu cette phrase de l’Évangile : « La vie éternelle consiste à aimer Dieu et Celui qu’Il a envoyé, Jésus-Christ ».

Saint Thomas More fut décapité le 6 juillet 1535 (sous les mêmes autorités) pour avoir résisté, à l’exemple du grand docteur de la Loi Éléazar, à toutes les sollicitations dont il fut l’objet de la part des siens et qu’il estimait contraires à sa conscience et aux droits de Dieu, du Christ et de l’Église.

Pie XI canonisa solennellement ces deux Saints le 19 mars 1935. Puissent les mérites et les prières de ces martyrs de la vraie Foi et de la principauté de l’Église de Rome nous obtenir d’être unis dans le Christ par cette même profession de Foi.


Vendredi 21 août 2026
Ste Jeanne-Françoise

Frémiot de Chantal,

veuve
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et miséricordieux, qui, après avoir embrasé de Votre amour la bienheureuse Jeanne-Françoise, lui avez donné la force d’âme admirable qui la fit avancer en perfection dans toutes les situations de la vie, et qui avez voulu orner par elle Votre Église d’une nouvelle famille religieuse ; faites, en considération de ses mérites et de ses prières, que, conscients de notre faiblesse, mais confiants en Votre secours, nous puissions, à l’aide de la grâce céleste, surmonter tout ce qui nous est contraire. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Comme Marie, dont nous venons de célébrer l’Assomption, sainte Jeanne-Françoise de Chantal fut épouse, mère et veuve. Comme saint Bernard, elle naquit à Dijon et reçut au baptême le nom de Jeanne, parce que ce jour-là, 23 janvier 1572, le calendrier portait le nom de saint Jean l’Aumônier. Celui de Françoise qu’elle ajouta, lors de sa Confirmation, nous rappelle le doux Saint de Genève.


Comme autrefois saint Benoît et sainte Scholastique, comme saint François d’Assise et sainte Claire, saint François de Sales et sainte Jeanne-Françoise, correspondant aux desseins de la divine Providence, unirent leurs pieux efforts et illustrèrent l’Église par la « fondation d’une nouvelle famille ».


À la mort du baron de Chantal (1601), la jeune veuve se consacre au Seigneur par le vœu de chasteté perpétuelle, et elle écrit avec un fer rouge sur sa poitrine le nom de Jésus. Femme forte, elle quitta tout pour acheter à ce prix la perle précieuse de la vie religieuse. De ses six enfants il lui en restait encore quatre et son vieux père. « Arrêtons le cours de nos larmes, lui dit ce vénérable vieillard, pour faire plus d’honneur à la sainte volonté de Dieu ».


Son fils, Celse-Bénigne, s’oppose au départ de sa mère et se couche en travers de la porte : « Si je ne puis vous retenir, du moins vous passerez sur le corps de votre fils ». Madame de Chantal lutte contre les révoltes de son cœur, et, après avoir laissé couler librement ses larmes, elle s’arme de force et passe sur le corps de son fils. Elle devint la mère de nombreuses vierges de l’Ordre de la Visitation, aujourd’hui répandues dans le monde entier et auxquelles, toute pleine de l’esprit de charité divine elle répétait sans cesse comme saint Jean, son patron : « Aimons Dieu de tout notre cœur, et notre prochain comme nous-mêmes pour l’amour de Dieu ».


Elle mourut en 1641 à Moulins. À l’exemple et par l’intercession de sainte Jeanne-Françoise prions Dieu, afin que, connaissant notre faiblesse et confiants en Sa force, nous surmontions par Sa grâce tous les obstacles.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Retenez la belle devise de sainte Jeanne-Françoise : « Mourir à soi pour vivre à Dieu ».

Méditation du jour
Acte de conformité à la volonté de Dieu  suite

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