NOËL, LA NATIVITÉ DU SEIGNEUR
25 décembre
Ancienne carte postale avec deux Anges mobiles en relief (collection particulière)
Crèche manifestant la naïveté et la fraîcheur de la Foi simple des familles et le bon goût, naguère.Illustration du propos plus que centenaire ci-dessous.
Crèche manifestant la naïveté et la fraîcheur de la Foi simple des familles et le bon goût, naguère.
Illustration du propos plus que centenaire ci-dessous.

1130

  • On lit au Martyrologe Romain :

    « Depuis la création du monde, quand Dieu au commencement tira du néant le ciel et la terre, l’an cinq mille cent quatre vingt dix neuf ;

    depuis le déluge, l’an deux mille neuf cent cinquante-sept ;

    depuis la naissance d’Abraham, l’an deux mille quinze ;

    depuis Moïse et la sortie du peuple d’Israël de la terre d’Égypte, l’an quinze cent dix ;

    depuis le sacre du roi David, l’an mille trente deux ;

    dans la soixante cinquième des semaines d’années prédites par le prophète Daniel ;

    dans la cent quatre vingt quatorzième olympiade ;

    dans la sept cent cinquante deuxième année de la fondation de Rome

    et la quarante deuxième année de l’empire d’Octavien Auguste ;


    tout l’univers reposant dans la paix ;


    au sixième âge du monde,

    Jésus-Christ,

    Dieu éternel,

    et Fils du Père éternel,

    voulant sanctifier le monde par Son miséricordieux avènement,

    ayant été conçu du Saint Esprit,

    et neuf mois s’étant écoulés depuis Sa conception,

    naît à Bethléem de Juda,

    fait homme de la Vierge Marie :


    La Nativité de Notre Seigneur Jésus Christ selon la chair. »

1556

Noël ! Noël ! tel était le cri de joie de nos pères à cette époque où la Foi régnait vive et ardente au cœur des familles, des institutions et de la société entière. Ce cri s’est bien affaibli de nos jours, où la naïveté de la Foi tend à disparaître de plus en plus. Cependant la fête de Noël est encore, de toutes les fêtes chrétiennes, peut-être la plus aimée et la plus populaire.

Dieu Se sert des événements en apparence les plus indifférents pour parvenir à Ses fins. Marie, la sainte Vierge, habitait Nazareth, et les Prophètes annonçaient que le Messie devait naître à Bethléem. Mais voici qu’un édit de César-Auguste ordonne à tous les habitants de la Judée d’aller, à une époque déterminée, se faire enregistrer dans leur ville natale. Bethléem était le lieu de la naissance de saint Joseph ; c’est donc là que se dirigèrent les saints époux ; c’est là, conformément à l’annonce des Prophètes que Jésus va faire Son apparition dans ce monde. Quelle naissance pour un Dieu !

Saint Joseph cherche une hôtellerie, mais il n’y en a point pour des gens si pauvres ; on les rebute, on les dédaigne, et ils sont contraints de chercher asile dans une étable isolée. C’est là, au milieu de la nuit, que Marie donne miraculeusement naissance à Jésus ; c’est là que le doux Sauveur reçoit les premières adorations, là qu’on Lui prodigue les premiers baisers et les premières caresses, là qu’Il verse Ses premières larmes ! Marie prend l’Enfant dans ses bras, Le couvre de pauvres langes et Le couche doucement dans une froide crèche.

Ô premiers instants que Marie et Joseph passèrent aux pieds de Jésus, comme vous fûtes pour eux précieux et pleins de charmes ! Puissions-nous goûter un peu de cette joie et de ces charmes en allant visiter dans notre église la représentation d’un si grand mystère ! Les joies de la terre sont fugitives et même trompeuses ; mais les joies du service de Dieu sont vraies et durables ; la joie de Marie et de Joseph près de Jésus ne fait que s’accroître à mesure qu’ils voient l’humble berceau entouré de merveilles.

Jésus est né, et voici que les cieux retentissent de chants d’allégresse ; les Anges entonnent à l’envi le cantique du triomphe : « Gloire à Dieu au plus haut des Cieux ! » le cantique de la paix : « Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ! » Jésus est né, et aussitôt de pauvres bergers, avertis par les Anges, vont adorer dans ce petit enfant le Rédempteur d’Israël. Jésus est né, et bientôt les princes de l’Orient, conduits par une Étoile, apporteront leurs hommages à Ses pieds. Saluons Noël avec allégresse quand il revient clore nos années si souvent assombries par les tristesses de la vie ! Saluons Noël, aurore de la paix et du salut.


Jeudi 27 août 2026
S. Joseph Calasanz,

confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui, par saint Joseph, Votre Confesseur, avez daigné pourvoir Votre Église d’un nouveau secours pour former la jeunesse à la science et à la piété ; faites, nous Vous en prions, qu’aidés de son exemple et de son intercession, nous puissions agir et enseigner de manière à mériter les éternelles récompenses. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’Église qui vient de célébrer la fête de l’Assomption honore aujourd’hui un Saint qui voua à la Vierge un culte tout spécial.


Saint Joseph Calasanz naquit en Aragon, d’une famille noble, et donna dès sa jeunesse des marques de charité envers les enfants.

Alors qu’il étudiait la théologie à Valence, il eut à se défendre des séductions d’une femme puissante et noble et fit le vœu d’entrer dans les saints Ordres.

Devenu prêtre, il apprit par révélation divine qu’il était destiné à instruire et à former à la piété les enfants et surtout les enfants pauvres.


Il fonda alors l’Ordre des Pauvres Clercs réguliers des Écoles Pies de la Mère de Dieu. Comme Jésus il fit venir à lui les petits enfants et leur enseigna la crainte de Dieu. L’Évangile de la Messe nous redit la consolante parole du Maître : « Quiconque reçoit en Mon Nom un de ces petits, c’est Moi qu’il reçoit ».


« Malgré les sollicitudes du gouvernement général de son Ordre, dit le Bréviaire, et bien qu’il continuât de travailler de tout son pouvoir au salut des âmes, jamais il ne cessa d’instruire les enfants, surtout les indigents. Balayer leurs classes et les reconduire chez eux lui était habituel ».

Il persévéra pendant cinquante-deux ans, même étant malade, dans ces admirables pratiques de patience et d’humilité.


Saint Joseph Calasanz mourut à 92 ans, l’an 1648.


Saint Joseph Calasanz a fondé la première école publique gratuite de toute l’Europe à Rome en 1597. Le pape Pie XII l’a proclamé patron des écoles populaires chrétiennes en 1948.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Retenez ce mot du saint de ce jour : « Qui fait du bien aux pauvres fait du bien à Jésus-Christ ».

Méditation du jour
La créature en face des Perfections de son Créateur  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts| |