N° 1659 1 février 2015

NOTRE « VÉCU » QUI DEVIENT HISTOIRE

(Provisoirement, contenu partiel : seules les Notes tirées du sermon.)

Notes tirées du sermon

« Allez, vous aussi, à Ma vigne, et Je vous donnerai ce qui sera juste. »

« Parabole très célèbre et très féconde, mais qui offre une si grande moisson de considérations pieuses, que si nous voulions toutes les recueillir, la journée n’y suffirait pas » (Sermons CLII). Saint François de Sales pouvait faire des sermons de plusieurs heures, mais il est ici arrêté et se limite à une heure…

« Nous dirons : premièrement, que Dieu nous a destiné un certain travail à accomplir ; secondement, qu’à ce travail Il a préparé une récompense ; et en troisième lieu, que la récompense sera proportionnée au travail accompli ». Suivent d’importantes citations de la Révélation divine :

« “L’homme naît pour le travail”, pour travailler dans la Loi, “et l’oiseau pour voler” (Job, V, 7).

« “Parce que tu mangeras le fruit du travail de tes mains” (Ps., CXXVII, 2).

« “Mais chacun recevra son propre salaire selon son travail” (I Co., III, 8).

« “Nous vous déclarons ceci : si quelqu’un ne veut pas travailler, qu’il ne mange point” (II Thess., III, 10).

« “Tu mangeras (ton) pain à la sueur de ton front” (Gen., III, 19).

« “Or, faisant le bien, ne nous lassons point, car nous moissonnerons en son temps” (Gal., VI, 9). »

L’Évêque de Genève ajoute ce commentaire, de S. Athanase et de la vie de S. Antoine, tiré de Cornelius a Lapide : « Antoine, cherches-tu à plaire à Dieu ? prie et travaille, ora et labora », qui deviendra la devise des bénédictins. C’est que, dit encore S. François : « La paresse est la source de tous les péchés ».

Nous entrons dans le Temps liturgique en violet, couleur de la pénitence : nous nous préparons d’abord petitement, au Carême… Avec courage.

Recommandation spirituelle de la semaine

Dieu dit à l’homme : « J’ai quelque chose à vendre. Quoi Seigneur ? Le Royaume des Cieux. À quel prix ? » (Dialogue supposé, par S. Augustin). Et saint François de Sales de préciser : « Pour la pauvreté, un royaume ; pour la douleur, la joie ; pour le travail, le repos ; pour l’humiliation, la gloire ; pour la mort, la vie ; pour un moment, l’éternité.


Mardi 25 août 2026
S. Louis,

roi et confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui d’une royauté terrestre, avez élevé saint Louis, Votre Confesseur, à la gloire du céleste Royaume ; nous Vous prions, daignez nous accorder, en considération de ses mérites et de son intercession, la grâce d’être associés à la gloire du Roi des rois, Jésus-Christ Votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec Vous, dans l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Louis IX, né en 1215 et devenu roi de France à l’âge de douze ans, fut très pieusement élevé par la reine Blanche, sa mère, qui lui apprit à préférer mourir plutôt que de commettre un péché mortel.

Il aimait à s’appeler Louis de Poissy, lieu où il avait été baptisé, pour marquer que son titre de Chrétien était son plus glorieux titre de noblesse. « Méprisant les délices du monde, il ne chercha à plaire qu’à Jésus-Christ, le vrai Roi » et fut, dit Bossuet, « le roi le plus saint et le plus juste qui ait jamais porté la couronne ».


Assidu aux Offices de l’Église, il les faisait célébrer solennellement dans son palais où il entendait quotidiennement deux Messes. À minuit il se réveillait pour les Matines et commençait par l’office de Prime sa royale journée.


Il introduisit dans sa chapelle la coutume de fléchir le genou à ces mots du Credo : Et Homo factus est et de se prosterner à l’endroit de la Passion où il est dit que Jésus-Christ expira. Ces deux pieuses pratiques ont été ensuite adoptées par l’Église.

« On me fait un crime de mon assiduité à la prière, disait-il, mais on ne dirait mot si les heures que j’y donne je les passais au jeu ou à la chasse ».

Sa piété ne l’empêcha jamais en effet de donner la plus grande partie de son temps aux affaires de son royaume.


À la suite d’une maladie il fit vœu d’entreprendre une croisade pour reconquérir Jérusalem. D’abord victorieux, il tomba ensuite entre les mains des Sarrasins. Lorsqu’on lui eut rendu la liberté, il demeura encore cinq ans en Orient pour y secourir les Chrétiens. Revenu en France, il s’appliqua à de nombreuses fondations pieuses et fit élever la Sainte Chapelle, comme insigne reliquaire de la sainte Couronne d’épines et de l’importante parcelle de la vraie Croix que lui avait offertes Baudouin II, empereur de Constantinople.


D’une grande austérité pour lui-même, et d’une grande charité pour les autres, il disait : « Mieux vaut pour un roi se ruiner en aumônes pour l’amour de Dieu qu’en faste et vaine gloire. »

« Souvent, dit Joinville, j’ai vu le bon roi après la Messe aller au bois de Vincennes, s’asseoir au pied d’un chêne et donner audience à tous ceux qui avaient à lui parler. »


Sergent du Christ, il portait continuellement la croix pour marquer que son vœu restait à accomplir. Il entreprit en 1270 une nouvelle croisade, mais une épidémie décima son armée en Afrique et l’atteignit lui-même. Les bras en croix et couché sur la cendre, il rendit à Dieu son âme en 1270, à l’heure même où le Christ mourut sur Sa Croix.


La veille de sa mort, on l’entendait répéter : « Nous irons à Jérusalem ». C’est dans la Jérusalem céleste, conquise par sa patience au milieu de ses adversités, qu’il devait régner avec le Roi des rois.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Faites consister votre dignité, à porter noblement votre titre de Catholique.


Méditation du jour
La Charité fraternelle au temps de saint Louis  suite

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