N° 1305

DE FIL EN AIGUILLE…

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…Ou comment faire des découvertes (ou des retrouvailles…) en tirant dans un gilet de laine sur une maille qui a cédé : c’est tout une pelote qu’on récupère (quitte à mettre très à mal le gilet qui d’ailleurs avait été mal tricoté). C’est ce que je suis en train de vérifier une fois de plus à propos d’un Saint français, missionnaire, né dans le diocèse du Curé d’Ars (Belley) en 1803 et mort à trente-huit ans à l’autre bout du monde, à Futuna.

Refaisons ensemble ce détricotage pour mieux considérer ce qui avait été glorieusement tricoté mais aussi tant soit peu retricoté par quelque malin esprit.

Le point de départ, comme souvent, est très innocent, ou aux antipodes (où se trouvent d’ailleurs les Îles Wallis et Futuna) du propos auquel on aboutit. Il faut en effet se souvenir que c’est la Providence qui « gère » les événements de notre existence (et non le « hasard », mot bien banal pour désigner Dieu Lui-même et pour n’avoir pas à Le remercier de Ses bontés).

ART, RELIGION ET PHILATÉLIE

On s’est aperçu dans ce Bulletin Dominical de la rémanence d’un de mes loisirs d’autrefois : la philatélie. J’en ai gardé certes un certain goût : la technique d’impression à partir d’une matrice d’acier si finement gravée par de réels artistes et les divers sujets si habilement dessinés et coloriés surtout lorsqu’il s’agit de la nature, des monuments, des tableaux à sujets religieux ou au moins honnêtes. De tels auteurs, Catholiques (mais inconnus en tant que tels), ont pu même être académiciens comme Albert Decaris qui, s’il a commis par ordre de la république et par l’entraînement de sa profession bien des sottises hélas, a produit aussi des œuvres à caractère catholique de belle venue. Tout comme des Gandon ou autres Roty si connus des numismates et philatélistes.

Ainsi cette vue de Cannes en 1960 (Decaris) à l’occasion d’un important congrès européen auquel j’assistais avec ma Maman qui y avait des responsabilités et des connaissances de Grands de l’époque et que j’ai pu ainsi saluer.

Ou cette célèbre fresque d’Eugène Delacroix près de l’entrée de l’église Saint-Sulpice à Paris représentant ce que tout le monde reconnaît instantanément (gravé par Gandon).

LA MARIANNE DROGUÉE

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Il y a aussi le grand déplaisir de voir ces vignettes, qui peuvent être si belles et didactiques —tant par la technique de la gravure (il y a de moins en moins de timbres gravés) que par les thèmes ou les œuvres représentés— servir à de mauvais desseins, à de la vile propagande et à ce prétendu « art moderne » si parfaitement contre-nature et contre le goût le moins bien formé.

Quant à affranchir du courrier avec cette « marianne droguée » qui nous a obsédés pendant des années ! Alors là, non ! De là ce que les abonnés par la poste constatent en recevant chaque semaine leur Bulletin Dominical : des sujets religieux (quand c’est possible) et en tous cas des timbres moins laids, et parfois étrangers pour varier et sortir de la vacuité des émissions françaises.

Mais ce qui m’a frappé une fois de plus, c’est combien la France étant capable du pire, l’était aussi du meilleur, à l’occasion (rare). J’ai en effet trouvé à la Poste cette bande (ci-contre) de Wallis et Futuna, avec ce sujet. Oui, je sais, ils auraient pu mettre « Saint » devant le nom du martyr… Ainsi, on respecte, on honore même, la religion chez les « sauvages » (il y a de nombreux timbres religieux Outre-mer), mais chez nous, les civilisés…

Suite dans le prochain Bulletin Dominical : voir N° 1306.

Pour nous aider à méditer

Dieu est jaloux de notre amour, c’est pourquoi Il va jetant Ses inspirations sur des âmes qu’Il sépare d’entre les autres, lesquelles par une puissante résolution se viennent consacrer et dédier leur cœur avec toutes ses affections, leur corps et leurs biens à Son honneur et gloire, choisissant l’état de la Religion pour y vivre avec plus de perfection et moins de danger de se perdre et divertir de leur sainte résolution. (S. François de Sales, Sermons, XIII).

Notes tirées du sermon

« Ô Dieu, qui donnez à Vos fidèles de n’avoir plus qu’un seul vouloir, accordez à Vos peuples d’aimer ce que Vous leur commandez, de désirer ce que Vous leur promettez ; afin qu’au milieu des changements de ce monde, nos cœurs demeurent fixés là où sont les joies véritables. Par J-C.N.S. » (Collecte).

Suivant les missels des fidèles qu’on consulte, on trouve des traductions très variées qui peuvent ouvrir l’esprit et l’âme vers de belles et grandes perspectives, mais aussi vers des erreurs si l’on n’y prend garde. D’où le rôle si salutaire naguère de l’Église, également dans ce domaine, contrairement aux idées fausses des partisans de la libre pensée et de ceux qui « s’arrangent directement avec le Saint-Esprit » pour être éclairés. S. François de Sales citant un fondateur du protestantisme : pour garantir les Écritures, « le S. Esprit rend un témoignage secret ? mais quelle folie ! » Raison pour laquelle l’Église veillait sur les publications religieuses (et celles qui traitent de la Liturgie pour les fidèles). Même un texte en langue d’origine n’est pas facile pour celui qui connaît cette langue ; à plus forte raison s’il s’agit de traductions. Prudence donc, surtout dans les temps difficiles où les loups sont légion.

« Donnez à Vos fidèles de n’avoir plus qu’un seul vouloir. - Ô Dieu, qui donnez aux cœurs de Vos fidèles une même volonté, - …de ne vouloir plus qu’une seule fin. - Dieu qui dans l’âme des fidèles réalisez l’unité du vouloir. » (Différentes éditions du seul Dom Lefebvre). Et encore : « Ô Dieu, qui faites dans les fidèles l’union des cœurs et des volontés. - Seigneur, qui, dans une volonté unique, réunissez les cœurs de Vos fidèles. - …qui unissez tous les fidèles dans un même esprit. - …qui unissez les esprits de Vos fidèles dans une même volonté. » Et les plus modernes avant le concile : « Dieu qui mets au cœur de tes fidèles un unique désir. - Seigneur faites que les chrétiens soient unis entre eux. - Faites que malgré les bouleversements de ce monde, notre cœur reste attaché au vrai bonheur. » C’est quand même bien quand quelqu’un de compétent peut mettre de l’ordre dans cette… diversité.

Recommandation spirituelle de la semaine

« Si les Traditions sont négligées, l’Évangile en souffrira du détriment. » (Saint Basile le Grand, De Spiritu Sancto, chap. 27)


Samedi 25 mai 2019
S. Grégoire VII,

pape et confesseur
3e classe

Temps Pascal

Mémoire de S. Urbain Ier,

pape et martyr


Nos Saints de Provence :


Ste Marie Jacobé,

apôtre de la Provence,

mère de S. Jacques le Mineur

Conjointement :

Ste Marie Salomé

et Ste Sara, leur servante


voir Le Martyrologe #90-4


(Prière de ce jour) :
Voir « Mois de Marie » #1399-109




Oraison - collecte
Ô Dieu, qui êtes la force de ceux qui espèrent en Vous, et qui avez donné au bienheureux Grégoire, Votre Confesseur et Pontife, la vertu de constance, accordez-nous, à son exemple et grâce à Votre intercession, de surmonter avec courage toutes les adversités. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Mémoire de S. Urbain Ier :


Faites, nous Vous en prions, ô Dieu tout-puissant, que, célébrant la fête du Bienheureux Urbain, Votre Martyr et Pontife, nous obtenions le secours de son intercession auprès de Vous. Par Notre Seigneur Jésus-Christ Votre Fils, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Né à Soana en Toscane, Hildebrand fut moine du célèbre monastère bénédictin de Cluny dont dépendaient à ce moment deux mille abbayes. Il en devint bientôt Prieur, puis fut élu Abbé du Monastère de Saint-Paul-hors-les-Murs à Rome, et Cardinal de l’Église Romaine.


À la mort d’Alexandre II, il fut élu Pape et prit le nom de Grégoire VII. Préposé ainsi au gouvernement de la maison de Dieu, il participa à la plénitude du Sacerdoce de Jésus.


À une époque où l’épiscopat, en majeure partie simoniaque, dépendait des princes civils, il travailla avec une telle constance à défendre la liberté de l’Église, que depuis le temps des Apôtres, aucun Pontife, assure-t-on, ne soutint de plus grands travaux pour elle, ou ne lutta plus fortement pour son indépendance.


Pendant qu’il célébrait le Saint Sacrifice, on vit une colombe qui descendait sur lui : l’Esprit-Saint témoignait par ce signe des vues toutes surnaturelles qui le guidaient dans la conduite de l’Église. Contraint de quitter Rome, il mourut à Salerne, en l’an 1085, en prononçant ces paroles, dont les premières sont empruntées au Ps. XLIV : « J’ai aimé la justice et haï l’iniquité : voilà pourquoi je meurs en exil ».


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
À l’exemple de saint Grégoire, surmontons avec courage toutes les adversités.

Méditation du jour
Sanctifions aussi nos paroles  suite

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