N° 1292
NOUVEL EFFET D’ANNONCE ?

Pour la N-ième fois la Mairie de Cannes m’annonce pour cette semaine la livraison si souvent programmée du matériel liturgique de la chapelle Saint-Cassien séquestré depuis des mois dans des ateliers municipaux. La mauvaise volonté et la haine (ajoutés à l’incurie) sont si manifestes que d’importants élus et administrateurs de l’hôtel-de-ville de Cannes le reconnaissent, le déplorent et n’y peuvent guère… Mais c’est quand même grâce à eux que j’ai déjà un peu obtenu des résultats.

Je n’ai que peu d’illusions : une partie seulement me sera restituée (on me l’a fait comprendre !). Il me faudra encore me battre (avec délicatesse et prudence) pour obtenir la suite, ce qui prendra encore du temps et de l’usure des nerfs. Patience… Le temps en violet de la Septuagésime arrive.

LE PASSAGE DU REPRÉSENTANT DES ROIS-MAGES

1172

Malgré la surprise due à l’étendue du désert de cette vie, les Rois-Mages ont pu parvenir à temps (toujours un 6 janvier bien sûr, exceptionnellement un dimanche cette année) à l’humble maison qu’avait fini par trouver l’industrieux saint Joseph à Bethléem. Du coup, ils dépêchèrent un messager qui, au nom des « quasi-paroissiens », apporta à leur « quasi-curé », message, cadeau et allégeance (au moins théorique…). Fait nouveau, à la manière des documents d’importance d’autrefois, de nombreuses signatures avaient été apposées pour authentiquer, approuver, confirmer la teneur du message :

« Cher Monsieur l’Abbé,

« Voici la fête de l’Épiphanie de retour et avec elle, une nouvelle occasion pour vous exprimer notre reconnaissance.

« En effet, depuis notre départ de Saint-Cassien nous ne voulons pas oublier que vous avez mis votre chapelle à notre disposition où nous avons encore le privilège de recevoir les sacrements, nous vous en remercions. De plus, pardonnez-nous de ne pas être toujours à la hauteur de vos attentes et de mettre souvent votre patience à l’épreuve. Malgré toutes nos maladresses, soyez assuré de notre respect et de notre affection filiale.

« Que Notre-Dame vous obtienne les grâces nécessaires pour tenir bon. »

Suivent moult indications assurant des prières et autres « soutiens pour vous aider dans votre tâche » et remerciements « pour vos belles cérémonies ».

AVEC MES REMERCIEMENTS

1173

C’est toujours avec quelque consolation que le « quasi-curé » reçoit ces témoignages qui l’encouragent. Car on finit par tout trouver normal et sans problème ce qui est tout le contraire en ces temps que nous vivons. Car il n’est pas simple aujourd’hui de témoigner de la foi catholique, d’enseigner des principes et des pratiques si radicalement opposés à l’esprit du monde et à la façon de vivre même des catholiques traditionalistes qui s’autorisent tant de libertés qui ne sont en fait que dissolution de la Foi. Plus le temps passe, plus il faut céder du terrain ; plus les « exigences » sont ridicules d’insignifiance et plus elles sont insupportables… Triste fin de La Civilisation (qui ne peut être que catholique).

On a pensé que je pourrais utiliser la petite cassette offerte par les Rois-Mages « avec parcimonie et bon escient ». Ai-je été à la hauteur ? J’ai été voir un libraire-bouquiniste et au maigre rayon religieux j’ai quand même trouvé d’intéressants ouvrages : en particulier de beaux livres un peu anciens à belles reliures, images et gravures qui me seront précieuses pour l’illustration du calendrier quotidien du… (chut !…). Et une Messe à mes intentions…

Les livres sont placés à côté de la crèche du prieuré, près des Rois-Mages et, au-dessus de la grotte et de l’Étoile, le « quasi-curé » bien gâté.

DE L’ORDRE NATUREL À L’ORDRE SURNATUREL

« De plus, nous avons reçu la correction des pères de notre chair, et nous les révérions ; ne nous soumettrons-nous pas beaucoup plus au Père des esprits, afin que nous vivions ? Car quant à eux, c’était dans l’espace de tant de jours, et selon leur volonté qu’ils nous corrigeaient ; mais Celui-ci, le Père des Cieux, c’est en vue de ce qui est utile, pour que nous recevions Sa bénédiction. Tout châtiment paraît être dans le présent un sujet de tristesse et non de joie ; mais ensuite, il produit pour ceux qu’il a exercés un fruit de justice plein de paix. (…) Faites des voies droites pour vos pieds, afin que le boiteux ne s’égare point, mais plutôt qu’il se redresse. » (Heb. XII, 9)

Pour nous aider à méditer

Bien souvent ceux ou celles qui vont avec réserve à l’endroit de leurs Supérieurs se trompent, car ils quittent le lieutenant de Dieu parmi eux pour chercher ailleurs ce qu’ils ne pourront trouver, parce que Dieu a réservé ce qu’ils cherchent en la soumission et volontaire sujétion à l’autorité de leurs propres Supérieurs. Tant que le bien nous est proche il ne faut pas le chercher loin. (S. François de Sales, Les vrais entretiens spirituels. De la volonté de Dieu, XVI).

Notes tirées du sermon

« Le royaume des cieux est semblable à un père de famille qui… » (Mt. XX, 1). …Qui se lève « de grand matin » pour travailler, pour diriger, pour agir avec justice et bonté (incompréhensible pour ceux qui travaillant normalement ne comprennent pas qu’en dehors des paresseux il peut y avoir de pauvres hères). C’est ainsi dans la vie de tous les jours : il faut combattre pour survivre et gagner la récompense à l’arrivée. Les païens le savent, le font. Les fausses religions s’y résignent, même le sport donné par S. Paul non en exemple mais en comparaison : si pour de si petits motifs et pour une récompense unique pour le seul vainqueur ils se préparent de longue main et sont prêts à tous les sacrifices et renoncements, à combien plus forte raison pour ceux qui, pour des motifs si élevés et pour une récompense que tous peuvent obtenir doit-on se décider à produire quelque effort ! Le Ciel est à ce prix !


Dans son épître aux Hébreux, l’Apôtre rapporte ce que la Sagesse enseigne et nous parle aussi du Père exemplaire de tous les pères : « Mon fils, ne méprise point le châtiment du Seigneur, et lorsqu’Il te reprend, ne te laisse pas abattre. Car le Seigneur châtie celui qu’Il aime, et Il frappe de verges tout fils qu’Il reçoit. Ne vous découragez pas dans le châtiment. Dieu vous traite comme Ses fils ; car quel est le fils que ne corrige pas son père ? Que si vous êtes hors du châtiment auquel tous ont été soumis, vous êtes donc des enfants illégitimes, et non des fils. » (Heb. XII, 5 ; lire la suite de l’Épître). N’oublions pas non plus que pour avoir la grâce d’être corrigé, encore faut-il l’accepter et vouloir en recueillir les avantages. Sinon, le pire des châtiments s’ensuit : on est livré à soi-même le pire des tyrans déréglés.


Que ce commencement de préparation au Carême nous soit profitable avec notre volontaire détermination à nous renoncer et à nous priver.

Recommandation spirituelle de la semaine

C’est Dieu qui convertit : « Convertissez-nous à Vous, Seigneur, et nous serons convertis » (Lam. V, 21) ; mais nous devons encore y travailler par une seconde (et une troisième) conversion : « Si vous ne vous convertissez pas, vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux (Mt. XVIII, 3) ».


Jeudi 12 mars 2026
de la troisième semaine de Carême
3e classe
Temps du Carême



Oraison - collecte
JEUDI 3e SEMAINE DE CARÊME :

C’est dans l’ancien temple de Romulus, Templum Sacræ Urbis, transformé en une église où reposent les Saints Martyrs Côme et Damien, mis à mort au temps de Dioclétien, que se faisait la Station de ce jour de Carême.

Les malades venaient en foule visiter le tombeau de ces deux frères, médecins de profession, et sollicitaient d’eux leur guérison. D’où l’Oraison-collecte de ce jour.

Il convenait donc d’y lire l’Évangile de la guérison de la belle-mère (marâtre) de Simon (saint Pierre) et des malades de Capharnaüm.

C’est une Messe de dédicace, ainsi que l’indiquent les paroles de l’Épître : Templum Domini est.


Oraison :


Qu’elle Vous glorifie, Seigneur, la solennité de Vos saints Côme et Damien ; solennité bienheureuse où Vous leur avez donné la gloire éternelle, et nous avez secourus par Votre ineffable providence. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint Grégoire le Grand, pape, confesseur et Docteur de l’Église :


Ô Dieu, qui avez récompensé Votre serviteur Grégoire, en donnant à son âme le bonheur éternel, faites, dans Votre bonté, que nous soyons soulagés par ses prières auprès de Vous, nous qui sommes accablés sous le poids de nos péchés. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Né à Rome, en 540, saint Grégoire, historien de saint Benoît, transforma sa maison en un monastère où l’on observait la règle de ce grand patriarche.

Élu successivement Abbé, Cardinal et Pontife suprême, il fut l’un des plus grands Papes que Dieu ait établi sur Sa famille.

Tout en propageant activement la vérité à travers le monde barbare, il veillait de la façon la plus intelligente et la plus dévoilée aux intérêts temporels de son peuple de Rome.


Il porte très justement le nom de Grégoire le Grand. Il est avec saint Ambroise, saint Augustin et saint Jérôme, l’un des quatre grands Docteurs latins de l’Église, et le flambeau de sa doctrine, posé sur le candélabre, brille à travers le monde.


L’Angleterre lui doit sa conversion : il lui envoya un groupe de moines bénédictins sous l’action desquels il souhaitait que les Angles devinssent des Anges.


C’est principalement à lui que revient l’honneur d’avoir recueilli et publié les belles et sobres formules de la prière liturgique et ces harmonieuses mélodies auxquelles son nom, chant « grégorien », reste attaché pour toujours. « Le chant grégorien, dit saint Pie X, possède au plus haut degré les qualités propres de la liturgie qui sont surtout la sainteté et l’excellence des formes d’où surgit spontanément un autre caractère qui est l’universalité.

« Par conséquent le chant grégorien est le chant propre de l’Église romaine, le seul chant qu’elle a hérité des anciens Pères, qu’elle a jalousement gardé le long des siècles dans ses manuscrits liturgiques, qu’elle propose directement comme sien aux fidèles, et que, dans certaines parties de la liturgie, elle prescrit exclusivement.


« Pour ces raisons le chant grégorien fut toujours considéré comme le suprême modèle de la musique sacrée. L’antique chant grégorien traditionnel devra donc être largement établi dans les fonctions du culte, tous devant tenir pour assuré qu’une fonction ecclésiastique ne perd rien de sa solennité, quand elle n’est accompagnée d’aucune autre musique que celle-là.

« En particulier, qu’on prenne soin de rétablir le chant grégorien dans la pratique du peuple, afin que les fidèles prennent de nouveau une part plus active à la célébration de l’Office ecclésiastique, comme c’était autrefois la coutume » (Motu proprio, 22 novembre 1903).

Saint Grégoire mourut le 12 mars 604.


En ce temps consacré à la pénitence demandons à Dieu, par l’intercession de ce Saint, de nous délivrer du poids de nos péchés.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Soyez humble comme ce grand pape, qui, le premier, s’appela « le serviteur des serviteurs de Dieu ».

Méditation du jour
La source de tous nos maux  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts| |