Méditation du jour
- 23 mars
“
Pensons à Dieu,

oublions-nous ”

Ce qui contrarie le plus tristement

le développement de la grâce en nous,

c’est qu’à peine arrivés

aux pieds du bon Maître,

nous Lui parlons de suite de nous,

de nos péchés,

de notre pauvreté spirituelle,

de nos défauts,

c’est-à-dire que nous nous fatiguons l’esprit

par la vue de nos misères,

nous attristons notre cœur

sous la pensée de notre ingratitude

et de notre infidélité.

Ne faisons donc plus ainsi.

Commençons toutes nos adorations

par un acte d’amour,

et nous ouvrirons

délicieusement notre âme

à l’action divine.

C’est parce que nous commençons

par nous-mêmes

que nous nous arrêtons en chemin.

Ne nous examinons pas nous-mêmes,

mais suivons en Jésus

le travail de Son amour sur nous.

Contemplons la beauté

de Ses vertus,

la Lumière

de Son amour,

plutôt que Ses ardeurs :

en nous le feu de l’amour passe vite,

mais sa vérité demeure.

Le vrai amour

ne regarde pas ce qu’il donne,

mais ce que mérite le bien-aimé.

Alors Jésus,

content de nous,

nous parlera de nous-mêmes,

Il nous dira Son amour pour nous,

et notre cœur s’ouvrira

aux rayons de ce soleil comme

la fleur humide et refroidie par la nuit,

aux rayons de l’astre du jour.


(Saint Pierre-Julien Eymard.)


Dimanche 1er novembre 2026
FÊTE de la TOUSSAINT

(Fête de tous les Saints)
1re classe

Temps après la Pentecôte

Mémoire de 23e dimanche après la Pentecôte


Oraison - collecte
Dieu Tout-Puissant et éternel, qui nous avez accordé de célébrer dans une même solennité les mérites de tous Vos Saints ; faites, nous Vous en prions, que nos intercesseurs étant multipliés, une abondante effusion de Vos miséricordes, objet de nos désirs, nous vienne de Votre munificence. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire du 23e dimanche après la Pentecôte :


Pardonnez, nous Vous en supplions, Seigneur, les offenses de Vos peuples ; afin que, par Votre bonté, nous soyons délivrés des liens des péchés que notre fragilité nous a fait commettre. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
L’origine de cette solennité, destinée à célébrer tous « les amis de Dieu », remonte à l’époque où Boniface IV, purifiant le Panthéon, qu’Agrippa, le ministre favori d’Auguste, avait érigé à Jupiter Vengeur et à tous les dieux consacra ce temple à la très-sainte Vierge et à tous les Saints.


Cette consécration eut lieu en 807 ; vingt-huit charriots, chargés des ossements des martyrs recueillis dans les différents cimetières de Rome, furent transportés dans la célèbre rotonde. Grégoire IV étendit la célébration de cette fête à l’Église entière, en 835, et Sixte IV lui donna une octave.


Cette fête est la fête du Ciel, la fête de l’Église triomphante. L’Église, qui combat encore ici-bas, chante les louanges de ceux qui ont vaincu, de « cette foule innombrable » que vit l’Apôtre saint Jean, « de toute nation, de tout peuple et de toute langue, se tenant devant le trône de Dieu, en présence de l’Agneau, revêtue de robes blanches et portant des palmes à la main. »


Nous les vénérons avec les prières, nous les prenons pour nos modèles et nos intercesseurs, nous écriant avec le Vénérable Bède : « Ô Église, mère vraiment bienheureuse, que l’honneur des miséricordes divines illumine, que décore le sang glorieux des Martyrs triomphants, que la virginité couvre de sa candeur et de son inviolable fidélité ! Elle a parmi ses fleurs des roses et des lis ; la paix règne dans le camp céleste, et l’armée des soldats du Christ a des fleurs pour couronner leur bravoure. »


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Méditez et désirez le Ciel ;

dites souvent :

« Beau Ciel, je veux te voir un jour ! »


Méditation du jour
Sur ces paroles : Je crois la Communion des Saints  suite

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