Méditation du jour
- 23 mars
Pensons à Dieu,

oublions-nous ”

Ce qui contrarie le plus tristement

le développement de la grâce en nous,

c’est qu’à peine arrivés

aux pieds du bon Maître,

nous Lui parlons de suite de nous,

de nos péchés,

de notre pauvreté spirituelle,

de nos défauts,

c’est-à-dire que nous nous fatiguons l’esprit

par la vue de nos misères,

nous attristons notre cœur

sous la pensée de notre ingratitude

et de notre infidélité.

Ne faisons donc plus ainsi.

Commençons toutes nos adorations

par un acte d’amour,

et nous ouvrirons

délicieusement notre âme

à l’action divine.

C’est parce que nous commençons

par nous-mêmes

que nous nous arrêtons en chemin.

Ne nous examinons pas nous-mêmes,

mais suivons en Jésus

le travail de Son amour sur nous.

Contemplons la beauté

de Ses vertus,

la Lumière

de Son amour,

plutôt que Ses ardeurs :

en nous le feu de l’amour passe vite,

mais sa vérité demeure.

Le vrai amour

ne regarde pas ce qu’il donne,

mais ce que mérite le bien-aimé.

Alors Jésus,

content de nous,

nous parlera de nous-mêmes,

Il nous dira Son amour pour nous,

et notre cœur s’ouvrira

aux rayons de ce soleil comme

la fleur humide et refroidie par la nuit,

aux rayons de l’astre du jour.


(Saint Pierre-Julien Eymard.)


Lundi 4 mai 2026
Ste Monique,

veuve
3e classe

Temps Pascal



Oraison - collecte
Ô Dieu, consolateur des affligés et salut de ceux qui mettent en Vous leur espérance, Vous qui avez miséricordieusement agréé les pieuses larmes que répandait la bienheureuse Monique pour la conversion de son fils Augustin, donnez-nous, à la pieuse intercession de l’un et de l’autre, la grâce de déplorer nos péchés et d’en trouver le pardon en Votre indulgence. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née en Afrique en 332, sainte Monique se maria à un païen qu’elle convertit par ses vertus. Devenue veuve, elle se dévoua à son fils Augustin, dont l’esprit était corrompu par l’erreur manichéenne et le cœur par les mœurs dissolues de Rome.


Nuit et jour elle pria et « le pleura avec plus de larmes que d’autres mères n’en répandent sur un cercueil » (Saint Augustin, Les Confessions). Elle était en effet avant tout pénétrée de la crainte de Dieu et savait que pour ne pas être rejetée dans la séparation dernière des bons et des méchants, l’âme doit se sacrifier. Et elle expia pour les fautes d’Augustin. « Eussiez-Vous pu, Seigneur, écrit celui-ci, mépriser le cœur contrit et humilié d’une veuve chaste et sobre ? Eussiez-Vous bien rejeté les pleurs de celle qui ne Vous demandait ni argent, ni aucune autre chose temporelle, mais seulement le salut de l’âme de son fils ? »


« Dieu agréa dans Sa miséricorde les larmes de la charité de la bienheureuse Monique », et ces deux âmes partagent maintenant la joie de Jésus ressuscité. Sainte Monique mourut à Ostie l’an 387.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Se rappeler ce que saint Augustin doit aux larmes de sainte Monique, sa mère. Nous rappeler ce que nous devons à ceux qui ont versé des larmes pour nous.

Méditation du jour
Si un verre d’eau aura sa récompense, qu’en sera-t-il des larmes versées pour le salut des âmes ?  suite

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