Méditation du jour
- 23 mars
“
Pensons à Dieu,

oublions-nous ”

Ce qui contrarie le plus tristement

le développement de la grâce en nous,

c’est qu’à peine arrivés

aux pieds du bon Maître,

nous Lui parlons de suite de nous,

de nos péchés,

de notre pauvreté spirituelle,

de nos défauts,

c’est-à-dire que nous nous fatiguons l’esprit

par la vue de nos misères,

nous attristons notre cœur

sous la pensée de notre ingratitude

et de notre infidélité.

Ne faisons donc plus ainsi.

Commençons toutes nos adorations

par un acte d’amour,

et nous ouvrirons

délicieusement notre âme

à l’action divine.

C’est parce que nous commençons

par nous-mêmes

que nous nous arrêtons en chemin.

Ne nous examinons pas nous-mêmes,

mais suivons en Jésus

le travail de Son amour sur nous.

Contemplons la beauté

de Ses vertus,

la Lumière

de Son amour,

plutôt que Ses ardeurs :

en nous le feu de l’amour passe vite,

mais sa vérité demeure.

Le vrai amour

ne regarde pas ce qu’il donne,

mais ce que mérite le bien-aimé.

Alors Jésus,

content de nous,

nous parlera de nous-mêmes,

Il nous dira Son amour pour nous,

et notre cœur s’ouvrira

aux rayons de ce soleil comme

la fleur humide et refroidie par la nuit,

aux rayons de l’astre du jour.


(Saint Pierre-Julien Eymard.)


Lundi 19 octobre 2026
S. Pierre d’Alcantara,

confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez daigné faire briller dans Votre Confesseur, le bienheureux Pierre, les dons d’une admirable pénitence et d’une sublime contemplation, faites, s’il Vous plaît, qu’aidés de ses mérites et mortifiant notre chair, nous obtenions plus facilement les biens célestes. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Né à Alcantara, en Espagne, de parents nobles, saint Pierre distribua ses biens en aumônes, et entra à seize ans dans l’Ordre séraphique de saint François.


Très rigide observateur de la règle primitive de l’institut franciscain, il mena en effet un genre de vie fort austère. Sa grande dévotion pour la Passion de Jésus fit naître en lui un amour extraordinaire de la pénitence.


Il mourut en 1562 et apparaissant à sainte Thérèse d’Avila, il lui dit : « Ô bienheureuse pénitence, qui m’a valu une si grande gloire ! »


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Usez des choses de ce monde comme n’en usant pas, en vous rappelant constamment que c’est en vue de l’Éternité.

Méditation du jour
Tout Chrétien doit être fort  suite

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