Litanies Majeures

L’Église célèbre aujourd’hui deux solennités qui n’ont pas de rapport entre elles : Les Litanies Majeures et la Fête de saint Mars, instituée postérieurement.

1155

À Rome, il y avait autrefois le 25 avril la solennité païenne des Robigalia. Elle consistait principalement en une procession qui sortait de la ville par la porte Flaminienne, se dirigeait vers le Pont Milvius et se terminait dans un sanctuaire suburbain situé sur la voie Claudia et où l’on immolait une brebis en l’honneur d’un dieu ou d’une déesse Robigo (dieu ou déesse de la gelée). La litanie majeure fut la substitution d’une cérémonie chrétienne à cette cérémonie païenne. Le parcours nous en est connu par une convocation de saint Grégoire le Grand. Il est sensiblement le même que celui de la procession païenne. Tous les fidèles de Rome se rendaient à l’église S. Laurent in Lucina, la plus voisine de la porte Flaminienne. La procession sortait par cette même porte, faisait station à saint Valentin, traversait le pont Milvius, puis obliquait à gauche vers le Vatican. Après s’être arretée à une croix, elle se rendait dans la basilique S. Pierre pour la célébration des Saints Mystères. Cette litanie se récite dans toute l’Église pour écarter les fléaux, et attirer la bénédiction de Dieu sur les moissons. « Daignez donner et conserver les fruits de la terre, nous Vous en prions, écoutez-nous », chante l’Église en traversant processionnellement les campagnes. La messe tout entière montre ce que peut obtenir la prière assidue, lorsqu’au milieu de nos adversités (Oraisons, Off.) nous recourons à notre Père du Ciel avec confiance (Ép., Év., Com.).


Mardi 29 septembre 2026
DÉDICACE DE S. MICHEL ARCHANGE
1re classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui dispensez avec un ordre admirable les ministères des Anges et des hommes, accordez-nous dans Votre bonté, d’avoir pour protecteur de notre vie sur la terre, ceux qui sans cesse, dans le Ciel, Vous entourent et Vous servent. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Le 29 septembre était autrefois consacré à tous les Anges, aussi le Pape Boniface II, vers 530, choisit-il cette date pour dédier à saint Michel une église dans le grand cirque, à Rome.


La Messe composée pour la circonstance est celle du 18e Dimanche après la Pentecôte et se rapporte à une dédicace d’église. Celle de ce jour est d’une époque plus récente.


Le nom de Michel signifie en hébreu : Qui est comme Dieu, et nous rappelle le combat qui se livra au Ciel entre « l’Archange de Dieu qui mérita d’être placé à la tête de la milice céleste » et les démons.

Tombés au pouvoir de Satan par le péché, c’est à saint Michel qu’il revient de continuer la lutte pour nous délivrer, aussi est-ce de lui que dépendent nos Anges gardiens.


Saint Michel a vaincu l’orgueil de Satan et nous obtient l’humilité. C’est lui aussi qui préside au culte d’adoration que l’on rend au Très-Haut, car il offre à Dieu les prières des Saints, symbolisées par l’encens dont la fumée monte vers le Ciel.


Quand un Chrétien a quitté ce monde, on demande que le porte-étendard saint Michel le fasse entrer dans le Ciel, aussi est-il souvent représenté avec la balance de la justice divine où sont pesées les âmes.


Son nom est cité dans le Confiteor, après celui de Marie qui est la reine des Anges.

Ange protecteur de la Synagogue, saint Michel est devenu celui de l’Église qui lui succéda.

Aussi est-ce à lui que la liturgie attribue la révélation de l’avenir faite à saint Jean dans son Apocalypse.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Invoquez souvent saint Michel ; invoquez souvent les Anges.


Méditation du jour
« Qui est comme Dieu ! »  suite

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