Litanies Majeures

L’Église célèbre aujourd’hui deux solennités qui n’ont pas de rapport entre elles : Les Litanies Majeures et la Fête de saint Mars, instituée postérieurement.

1155

À Rome, il y avait autrefois le 25 avril la solennité païenne des Robigalia. Elle consistait principalement en une procession qui sortait de la ville par la porte Flaminienne, se dirigeait vers le Pont Milvius et se terminait dans un sanctuaire suburbain situé sur la voie Claudia et où l’on immolait une brebis en l’honneur d’un dieu ou d’une déesse Robigo (dieu ou déesse de la gelée). La litanie majeure fut la substitution d’une cérémonie chrétienne à cette cérémonie païenne. Le parcours nous en est connu par une convocation de saint Grégoire le Grand. Il est sensiblement le même que celui de la procession païenne. Tous les fidèles de Rome se rendaient à l’église S. Laurent in Lucina, la plus voisine de la porte Flaminienne. La procession sortait par cette même porte, faisait station à saint Valentin, traversait le pont Milvius, puis obliquait à gauche vers le Vatican. Après s’être arretée à une croix, elle se rendait dans la basilique S. Pierre pour la célébration des Saints Mystères. Cette litanie se récite dans toute l’Église pour écarter les fléaux, et attirer la bénédiction de Dieu sur les moissons. « Daignez donner et conserver les fruits de la terre, nous Vous en prions, écoutez-nous », chante l’Église en traversant processionnellement les campagnes. La messe tout entière montre ce que peut obtenir la prière assidue, lorsqu’au milieu de nos adversités (Oraisons, Off.) nous recourons à notre Père du Ciel avec confiance (Ép., Év., Com.).


Mardi 20 octobre 2026
S. Jean de Kenty,

confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Nous Vous en prions, Dieu tout-puissant, faites que, progressant dans la science des Saints et montrant de la compassion envers nos frères, à l’exemple de saint Jean Votre Confesseur, nous puissions, grâce à ses mérites, trouver indulgence auprès de Vous. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Né au bourg de Kenty, dans le diocèse de Cracovie, saint Jean fut suscité par la Providence pour maintenir allumé, au cours du XVe siècle, le flambeau de la Foi et le feu de la Charité chrétienne en Pologne.


Il conquit tous les grades académiques à l’Université de Cracovie, où il enseigna pendant plusieurs années. Devenu prêtre, il offrait tous les jours le Saint Sacrifice pour apaiser la Justice du Ciel, car il s’affligeait profondément des offenses que Dieu reçoit de la part des hommes.


Il brilla surtout par son exquise charité que fait ressortir le Propre de sa Messe.

Il prenait sur sa nourriture pour soulager ceux qui étaient dans le besoin et leur abandonnait même ses habits et ses chaussures ; alors il laissait tomber son manteau jusqu’à terre pour qu’on ne le vit pas rentrer pieds nus chez lui.


Au cours d’un pèlerinage à Rome, des brigands le dévalisèrent, puis, sur sa déclaration qu’il ne possédait plus rien, le laissèrent poursuivre son chemin. Le Saint, qui avait cousu quelques pièces de monnaie dans son manteau, s’en ressouvint alors, appela les voleurs et les leur offrit. Ceux-ci, touchés de sa bonté et de sa candeur, lui rendirent tout ce qu’ils avaient pris.

Saint Jean de Kenty mourut la veille de Noël 1473. Il est spécialement invoqué dans les cas de phtisie et lorsqu’il y a des épidémies.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Opérez votre salut avec crainte et tremblement dit saint Paul ; défiez-vous de vous-même.

Méditation du jour
La dévotion nécessaire  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts| |