Léon BLOY

ASCENDE SUPERIUS

Vie de Mélanie, Bergère de La Salette

écrite par elle-même en 1900

Son enfance (1831-1846)

INTRODUCTION par Léon BLOY

(Page X, Mercure de France, Paris - 1912)

Les calomnies ont passé même chez ceux qui ne rejettent pas le miracle de la Salette.

1960

Parmi les Chrétiens qui ne rejettent pas le miracle de la Salette, nul ne pourrait sans s’élever à l’héroïsme du ridicule, prétendre que les deux Enfants Témoins ont pu être autre chose que des instruments infirmes.

Universellement on tient pour vérité indiscutable qu’ils étaient, en 1846, de petits paysans très grossiers, sinon imbéciles, choisis tels pour faire éclater d’autant mieux l’évidence d’une Révélation surnaturelle.

Tout au plus, à l’extrême rigueur, accorderait-on une lueur d’intelligence à Maximin qui ne publia pas son Secret et qui est, par conséquent, beaucoup moins gênant que sa compagne. L’historienne des premières années du pèlerinage, Mlle des Brulais, le représente comme un petit garçon d’une vivacité extrême, ayant parfois, en dehors de sa mission stricte de narrateur, des saillies assez amusantes. Mais rien, absolument rien n’est concédé à Mélanie.

C’est « une pauvre innocente, une boudeuse, une entêtée », incapable de comprendre quoi que ce soit aux réponses, très souvent extraordinaires, qui lui sont inspirées. Ainsi parlait d’elle cette Mlle des Brulais, personne excellente, cela est certain, mais institutrice autant qu’on peut l’être et vingt fois incapable de soupçonner le mystère de cette vocation inouïe.

Après soixante-cinq ans, la glorieuse Mélanie, morte en 1904, est plus vilipendée que jamais. Quant le thème de l’idiotie n’a plus été tenable, on a parlé d’imposture, de vagabondage, de rébellion criminelle, de… mauvaises mœurs. Des prêtres, des évêques même, qui auraient dû recommander leurs âmes sans amour à cette vierge pleine de miracles, se sont, au contraire, acharnés contre elle, quelques-uns jusqu’à en mourir de rage ; rendant ainsi manifeste l’importance unique et la non pareille prédestination de leur victime. On voit encore des ecclésiastiques pouvant être crus respectables, que le nom seul de Mélanie déséquilibre jusqu’à la fureur. On est même tenté de se demander si le nombre de ces malades n’a pas augmenté.

Lorsque l’histoire de la Bergère sera connue, on s’étonnera du chiffre incroyable des calomniateurs, obstinés jusqu’à l’apostasie inclusivement ; des désespérés, jusqu’à la mort dans les convulsions, par la seule cause de l’existence d’une très humble fille qu’on ne pouvait condamner ou proscrire sans être frappé au cœur.

Cette histoire cachée plus d’un demi-siècle avec une étonnante perfidie et infiniment peu connue, est parmi les plus déconcertantes et les plus tragiques. Je devais en être l’auteur et je le serai peut-être un jour. Les indispensables documents m’ayant été refusés, je suis, néanmoins, par bonheur et par grâce insigne, en possession de publier l’histoire, écrite par elle-même, des premières années de sa vie, pour obéir à l’un de ses confesseurs.


Mardi 21 juillet 2026
S. Laurent de Brindisi,

confesseur et docteur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Dieu qui avez donné, pour la gloire de Votre Nom et le salut des âmes, l’esprit de sagesse et de force au bienheureux Laurent, Votre Confesseur et Docteur, en vue des tâches les plus difficiles, accordez-nous ce même esprit pour que nous puissions connaître ce qu’il faut faire et l’accomplir ensuite par son intercession. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de sainte Praxède, vierge :


Exaucez nous, ô Dieu notre Sauveur, afin que, comme la fête de la bienheureuse Praxède Votre Vierge, nous donne la joie, elle nous enseigne aussi la ferveur d’une sainte dévotion. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Laurent de Brindisi, né le 22 juillet 1559 dans la ville dont il a pris le nom était entré chez les Capucins vénitiens. Savant professeur d’Écriture sainte et de théologie, il se montra polémiste ardent contre l’hérésie luthérienne.


Animateur des troupes chrétiennes qui luttaient contre l’armée ottomane et l’Union des États protestants, il fut aussi un diplomate de valeur, un actif fondateur de couvents, un zélé ministre général de son Ordre.

Il se voua tout particulièrement à l’extension et à la défense du dogme et de la morale catholiques : son œuvre abondante le classe parmi les plus savants exégètes et controversistes de la Contre-réforme post-tridentine.

Il mourut à Lisbonne le 22 juillet 1619. Léon XIII l’avait élevé sur les autels, Jean XXIII le proclama docteur de l’Église universelle.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ayez soin du salut des faibles ; éclairez-les et fortifiez-les par vos paroles et vos exemples.

Méditation du jour
Confiance en Dieu dans tous les maux  suite

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