de Marie
PRIÈRE POUR CHAQUE JOUR DU MOIS DE MARIE :

Le Pape Pie VII a accordé 300 jours d’indulgence pour chaque jour du mois de mai à ceux qui, en public ou en particulier, honorent la Très Sainte Vierge par des prières ou autres actes de vertu.

Et une indulgence plénière une fois dans le courant du mois, aux conditions ordinaires.

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  • 1er mai

Prions, afin que pendant ce mois il ne se commette pas de péché mortel dans la maison.

Marie est mon refuge toujours ouvert

Il est des heures pendant lesquelles j’ai peur ; des craintes vagues, sans doute, mais qui enveloppent mon cœur comme d’un nuage sombre, et viennent de temps à autre troubler la paix de mon âme…

J’ai peur de l’avenir…

Que deviendrai-je si…

J’ai peur de ma faiblesse et de mon inconstance.

Si j’oubliais mes bonnes résolutions et mes promesses à Dieu, si j’allais encore L’offenser !…

J’ai peur du démon qui, je le sais, me tentera, m’offrira des occasions de péché, plus attrayantes et plus fortes…

J’ai peur du bon Dieu qui, peut-être, Se lassera de pardonner de nouvelles fautes…

Oh ! que je suis heureux au commencement de ce mois, de vous voir, Marie, comme un refuge toujours ouvert à l’âme qui a peur…

Non, il n’a rien à craindre, l’enfant qui ne se sépare pas de Marie sa mère !

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  • 2 mai

Prions, afin que Marie nous obtienne la docilité aux inspirations de notre conscience (droitement formée…).

Marie est la voix qui m’instruit

Douce voix que celle d’une mère ! Comme les leçons les plus difficiles prennent quelque chose de suave et de bon en passant par les lèvres et le cœur d’une mère !

Oh ! je viendrai à vous tous les jours de ce mois, ma mère ! et, agenouillé près de vous, je vous écouterai me parler de Jésus, de Son silence, de Son renoncement de tous les instants, de Sa charité, de Son obéissance…, et ces paroles si austères de mortification, de renoncement, et ces pratiques si difficiles d’une soumission exacte, d’un silence rigoureux, qui, jusqu’ici, m’ont fait peur, me seront faciles, parce que je vous aime, ô Marie ! Soyez donc ma maîtresse bonne et dévouée… Commencez aujourd’hui même. Que voulez-vous de moi, ma mère ?

Je vais me recueillir un instant, et chercher quelle est l’action que la Sainte Vierge demande de moi.

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  • 3 mai

Prions pour les âmes qui ont peur du bon Dieu et qui s’éloignent de la communion.

Marie est l’avocate qui me défend.

J’aime, ô Marie, à vous considérer au pied de la croix, les yeux fixés sur votre Fils, qui, penchant vers vous Sa tête expirante, vous regarde avec amour.

Je vous vois remuer doucement les lèvres, et je vous entends murmurer le mot de pardon… C’est pour moi, n’est-il pas vrai, que vous le demandez ?

Oh ! si vous n’étiez pas près de Jésus, comment oserais-je m’approcher ? Bonne Mère ! pendant que le démon et même ma conscience m’accusent, vous m’excusez, vous !

Vous dites à Jésus que j’ai été faible, léger, mais que je ne suis pas méchant ; oh ! merci !

Vous promettez que je veillerai sur mes pensées, que je serai plus retenu dans mes paroles, plus laborieux dans mon travail… Ce que vous promettez, je le promets, ô mon avocate ! et pour vous prouver que je suis sincère, je veillerai aujourd’hui, sur mes regards, et toute la journée, en esprit de mortification, je me garderai bien modeste.

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  • 4 mai

Prions à l’intention de la Sainte Vierge.

Marie est l’appui qui fait ma force.

Sans ma mère, qu’aurais-je fait, tout petit ? Elle soutenait mes pas mal assurés, elle empêchait mes chutes, elle me relevait avec une merveilleuse précipitation, elle souriait à mes faibles succès, elle m’encourageait du regard et de la voix ; aussi, comme je l’aime, ma, mère !

Et vous, ô Marie, n’est-ce pas ainsi que vous faites pour mon âme ? Sans vous que j’appelais par un Je vous salue, Marie, que de péchés j’aurais commis ! à combien de tentations j’aurais succombé ! que de fois, découragé, plein de honte, je me serais éloigné des sacrements !

Continuez, continuez toujours à être mon appui ; mon corps grandi peut se passer des bras de ma mère, mais mon cœur ne peut se passer de votre amour… Il est toujours faible ; Marie, soutenez-le !…

Je réciterai encore aujourd’hui un acte de consécration à la Sainte Vierge.

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  • 5 mai

Prions, afin que la Sainte Vierge soit partout honorée et aimée.

Marie est le cœur qui me comprend.

Un jour, j’ai senti des larmes s’échapper de mes yeux, à l’heure même où au dehors tout semblait m’inviter à la joie.

Il y avait des sourires autour de moi, et mon cœur était triste de cette tristesse qui affaisse, énerve, désole, de cette tristesse qu’on ne peut chasser parce qu’on n’en connaît pas la cause, qu’on ne veut pas même chasser, parce qu’elle procure un bien-être tout sensuel…

Si je l’eusse gardée plus longtemps, elle m’eût conduit au mal…Heureusement, une voix à laquelle j’obéis toujours me dit d’aller près de vous, ô Marie, réciter mon chapelet ; je le fis, ô ma mère, et il me sembla que votre regard, éclairant mon cœur, me montrait le mal qui s’y formait peu à peu ; et j’entends votre voix me dire : Travaille, dévoue-toi à ceux qui t’entourent… ; et mon cœur si triste s’épanouit…, et depuis, quand sont venues ces heures de mélancolie, je me suis souvenu de vos conseils.

Je vous promets, ô Marie, de ne jamais laisser la tristesse séjourner dans mon cœur ; le dévouement, le travail sont les remèdes que vous m’indiquez, je vais les employer.

Aujourd’hui, ma mère, pour qui puis-je me dévouer ?…

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  • 6 mai

Prions pour les âmes qui s’impatientent des reproches de leur conscience.

Marie est le manteau qui me couvre.

J’ai vu, quelquefois, un petit enfant marcher, aux jours d’hiver, entièrement caché sous le manteau qui enveloppait sa mère…

On ne l’aurait pas vu là, si le regard maternel ne se fût, avec une expression particulière, porté de temps en temps sur lui, en entrouvrant le manteau qui le tenait chaudement, pendant que tout grelottait.

Douce image du bonheur qu’on éprouve, protégé, aimé, caressé par Marie…

Oh ! comme on se rapproche volontiers d’elle, les jours pendant lesquels on a été fidèle à Dieu !

Oh ! qu’on est bien, quand la conscience ne fait aucun reproche !

Sous le manteau de sa mère, c’est la place de l’enfant gâté ; et l’enfant gâté est celui qui obéit le mieux, celui qui cherche le mieux à faire plaisir à sa mère.

Ce sera moi, Marie ! et pour vous faire plaisir aujourd’hui, je ferai mon devoir comme si vous me regardiez travailler.

  • 7 mai

Prions en union avec l’Ange Gardien de nos maîtres.

Marie est l’amie qui m’écoute.

L’enfant n’a besoin que de protection et de caresses ; les jeunes gens ont besoin d’amitié ; et que de fois ils n’osent pas donner à leur mère ce nom si doux et si bon d’amie… : C’est que, à sa mère, on dit bien ses peines, mais on ne dit pas toujours ses faiblesses ; et puis, une mère aime trop, peut-être ; elle est aveugle pour son enfant, et cet aveuglement, bien pardonnable, l’empêche de voir les défauts qui retardent la sainteté de son enfant.

Ô Marie ! à vous je veux ouvrir mon cœur ; à vous je veux tout dire ; soyez pour moi cette amie sûre, forte, vigilante, fidèle, qui est non seulement un appui, une joie, mais surtout une direction.

Oh ! oui, Marie, dirigez-moi, je serai docile.

Je viendrai à vos pieds préparer mes confessions.

Aidez-moi à être sincère et à vivre, après, dans une grande vigilance.

  • 8 mai

Prions pour ceux qui s’ennuient à écouter la parole du bon Dieu.

Marie est le modèle que j’étudie.

Ô ma mère, quelle délicieuse pensée m’est venue ce matin !

À genoux devant votre image bien-aimée, je me disais : Marie a été enfant comme moi qui veux le redevenir…

Oh ! si j’avais su l’avoir pour compagne et rester avec elle dans ce temple de Jérusalem où, comme je le suis ici dans ma maison, elle était pensionnaire…

Et voilà que, devant mes regards, comme si le bon Dieu avait voulu réaliser mon souhait, vous m’êtes apparue tout enfant, ô Marie ! et vous m’avez dit : Sois mon compagnon et mon ami ; le veux-tu ?…

Oh ! laissez-moi me recueillir un instant et me rendre compte des moments délicieux passés devant votre autel.

    — 1° Marie en prière.

Marie était agenouillée près de moi, ses mains se joignaient simplement sur sa poitrine, ses yeux étaient baissés sans affectation, et je comprenais, au mouvement de ses lèvres, qu’elle parlait à Dieu.

Rien d’affecté, rien de raide, mais quelque chose de calme, de suave, dans tout son extérieur ; oh ! comme je voyais qu’elle était en présence de Dieu… !

Quand elle eut fini de prier, elle me dit : « Mon frère, pour bien prier, présentez-vous à Dieu comme devant votre mère, avec simplicité, avec confiance, avec amour.

C’est ma résolution pour aujourd’hui, ô Marie, ô ma compagne bien-aimée !

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  • 9 mai

Prions pour toute notre famille.

Marie est le modèle que j’étudie.

    — 2° Marie et ses parents.

J’ai vu Marie recevant la visite de ses parents et restant près d’eux, caressante, bonne et affectueuse ; il n’y avait rien de passionné dans son affection, mais une tendresse respectueuse et pleine de charme, qui réjouissait ce père et cette mère si dévoués.

Elle leur parlait de leurs peines, et son cœur d’enfant trouvait des paroles pour calmer les douleurs qu’ils lui montraient ;

Elle leur parlait de son bonheur, mais elle savait le rapporter à Dieu, en racontant ce que la Providence faisait pour elle ;

Elle leur parlait de ses maîtresses, et c’était toujours avec des paroles reconnaissantes et affectueuses ;

Elle était heureuse auprès d’eux ; ils étaient heureux auprès d’elle…

Ô Marie, comme vous je veux respecter mes parents, les aimer, les consoler, les encourager ; comment puis-je les rendre heureux ?

La réponse est bien simple : En paraissant moi-même toujours heureux de tout.

  • 10 mai

Prions pour ceux qui causent de la peine à leurs maîtres.

Marie est le modèle que j’étudie.

    — 3° Marie et ses maîtresses.

Tout ce que ses maîtresses voulaient, Marie le voulait.

Dieu, disait-elle, ne parle pas directement ; Il Se sert, pour communiquer Sa volonté, des personnes qu’Il place autour de nous ; et cette volonté toujours bonne, sainte, prend, sans doute, quelque chose du caractère de la personne qui la transmet, mais n’en reste pas moins la volonté au bon Dieu, toujours adorable.

De sorte que ce que nous commandent nos maîtres, ce n’est pas précisément eux qui le commandent, c’est le bon Dieu ; ils sont l’instrument à l’aide duquel Il Se communique à nous, comme l’air est l’instrument, le milieu à l’aide duquel la voix vient jusqu’aux oreilles…

Ô ma mère, que cette doctrine me plaît, comme elle élève mes pensées, comme elle me donne une haute idée de la mission de mes maîtres ! Oui, j’aimerai toujours leur parole, parce qu’elle est la parole de Dieu ; mais je les aimerai, eux aussi, parce qu’ils sont les anges de Dieu.

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  • 11 mai

Prions pour demander au bon Dieu l’amour de la prière.

Marie est le modèle que j’étudie.

    — 4° Marie et le bon Dieu.

Une parole, tombée des lèvres de Marie enfant, m’a vivement impressionné :

« Je ne cherche qu’une chose, à contenter le bon Dieu » ; et cette maxime, elle la mettait en pratique dans toute sa conduite.

Obéissante, voyant en tout la volonté de Dieu, elle changeait de place, d’occupation, d’exercice, d’emploi, avec un calme, une douceur et une joie que rien n’altérait jamais.

Sachant que ce que Dieu aime, c’est la volonté, on aurait dit qu’elle avait déposé la sienne entre les mains des autres et qu’elle n’en avait plus la jouissance.

Elle s’appliquait à tout, et la plus petite prière était aussi bien faite qu’une prière plus longue, et le moins important des travaux était fini comme un travail plus sérieux.

« Tout cela passera, disait-elle, et ce qui restera, ce sera l’application apportée et la bonne volonté ».

Je veux me rappeler ces paroles, ma mère !

  • 12 mai

Prions pour ceux qui seraient tentés de donner mauvais exemple.

Marie est le modèle que j’étudie.

    — 5° Marie et ses compagnes.

Est-il donc vrai, ô ma mère, qu’on aime davantage le prochain, à mesure qu’on aime davantage le bon Dieu ?

Ah ! je comprends, alors, pourquoi vous étiez si bonne pour vos compagnes, vous qui étiez si fidèle à Dieu.

Vous les aimiez d’un amour d’affection, allant toujours à elles avec un visage souriant, ayant pour chacune une parole aimable.

Vous les aimiez d’un amour de dévouement, cherchant toujours le moyen de leur être utile et le trouvant toujours, parce que votre cœur vous guidait.

Vous les aimiez d’un amour de patience, les supportant toutes, allant auprès de toutes, leur venant en aide dans une foule de circonstances, et ne vous plaignant jamais d’elles.

Ô Marie, ô ma mère, faites-moi la grâce de vous imiter, et que chaque matin me dise cette parole que vous vous disiez : « Je vais rendre heureux tous mes compagnons ».

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  • 13 mai

Prions pour ceux qui ne veulent rien souffrir.

Marie est le modèle que j’étudie.

    — 6° Marie et les épreuves.

Votre vie d’enfant, ô ma mère, eut-elle ses jours de tristesse et d’ennui qui pèsent sur mon cœur et me rendent quelquefois la maison si pénible ?

Eut-elle ses jours de souffrances de l’âme et du cœur qui me laissent tout en larmes ?

Eut-elle, enfant, ses jours de contrariétés qui me rendent si peu aimable à tous ?

— Oui, mon enfant, excepté les peines qui sont la punition d’un péché actuel ou la suite de ces passions qui résident dans l’âme, et dont mon Immaculée Conception m’avait exemptée, j’ai éprouvé comme toi des ennuis, des contrariétés, des déceptions.

Comme toi j’ai souffert.

La souffrance n’est-elle pas le pain quotidien de l’âme, et un jour sans souffrance n’est-il pas un jour sans mérite ?

Mais, mon enfant, aux jours d’ennui, je me tenais plus près de Dieu, je priais avec plus de ferveur, j’attendais avec plus de patience.

Les nuages du cœur passent comme les nuages du firmament.

Aux jours où mon cœur était froissé par le délaissement d’une amie, par une parole peu aimable, je travaillais avec plus d’ardeur pour oublier ces petits accidents.

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  • 14 mai

Prions, afin que nous ayons de l’ardeur pour les choses du bon Dieu.

Marie est le modèle que j’étudie.

    — 7° Marie et l’autel.

Marie enfant fut, dans le Temple, chargée de venir en aide aux saintes femmes qui travaillaient pour le sanctuaire où reposait l’arche d’alliance ; avec quel bonheur elle accueillit cette proposition ! avec quelle ardeur elle s’appliqua à ce travail qui avait directement pour but le service de Dieu !

Quelquefois elle brodait le lin que devait revêtir le grand prêtre ; d’autres fois, appelée à des travaux plus fatigants, elle appropriait le pavé du Temple.

D’autres fois, chargée de l’ornementation, elle cultivait et cueillait les fleurs réservées au sanctuaire…

Et toutes ces fonctions, elle les acceptait avec le même empressement.

Qu’importe à l’affection le travail qu’on lui demande ?

« Celui qui aime, dit l’Imitation, est dans la joie, rien ne l’arrête, rien ne lui pèse, rien ne lui coûte ; et à cause de cela il peut tout ; il accomplit beaucoup de choses qui fatiguent et épuisent celui qui n’aime pas. »

Comme Marie, je m’appliquerai à tout ce qui me sera commandé.

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  • 15 mai

Prions pour ceux de nos compagnons avec qui nous ne sommes pas bien unis.

Marie est le modèle que j’étudie.

    — 8° Marie et les méchants.

Longtemps, ô Marie, j’ai repoussé la pensée qu’il pouvait y avoir parmi vos compagnes des enfants qui ne vous aimaient pas. Vous, si bonne, pouvait-on vous haïr ? Vous, si dévouée, pouvait-on vous trouver à redire ? Vous si charitable, pouvait-on vous contrarier ?

— Ô mon enfant, Jésus était plus doux, plus dévoué, plus charitable que moi, et Il eut des ennemis ; j’eus les miens.

Non pas qu’elles fussent méchantes, celles qui ne m’aimaient pas, mais c’est que leur caractère, opposé au mien, leur faisait éprouver à ma vue un malaise dont elles ne se rendaient pas compte, et qui les forçait à être envers moi peu gracieuses.

C’est que, peut-être, interprétant mal la bonté des maîtresses pour moi, elles se croyaient délaissées, tandis qu’on faisait pour elles tout ce qu’on faisait pour moi…

Elles étaient plus malheureuses que méchantes, ces chères compagnes, et je priais bien pour elles.

Mon enfant, si tu as à souffrir ce que j’ai souffert, ne pense jamais mal de tes compagnons, de ceux qui t’entourent, et prie pour eux. C’est le premier conseil que je te donne…

  • 16 mai

Prions pour tous ceux qui nous ont fait de la peine.

Marie est le modèle que j’étudie.

    — 9° Marie et les méchants.

Hier, mon enfant, je t’ai parlé de celles de mes compagnes qui ne m’aimaient pas par antipathie de caractère…

Il y en avait d’autres plus à plaindre que celles-là… C’étaient celles qui, moins sages, écoutaient le démon, leur faisant voir dans mes actes, dans mes démarches, dans mes paroles, des intentions que je n’avais pas.

Elles s’éloignaient de moi, elles parlaient mal de moi…

Oh ! que je souffrais de les voir ainsi ! Je les supportais avec patience ; jamais je ne fis aucun rapport qui eût fait connaître leurs actions, je parlais bien d’elles, souvent je plaidais leur cause auprès des maîtresses, et je leur adoucissais la vie le plus que je pouvais…

Ô mon enfant, agis ainsi, si le bon Dieu t’envoie cette épreuve ; parle bien des compagnons que tu n’aimes pas ; fais leur éloge en toute circonstance, c’est plus méritoire que d’accomplir une action d’éclat.

  • 17 mai

Prions, afin que le bon Dieu multiplie les âmes charitables.

Marie est le modèle que j’étudie.

    — 10° Marie et les pauvres.

Vous deviez bien aimer les pauvres, ô Marie ! L’amour, l’amour des pauvres est la marque non seulement d’un bon cœur, mais d’un cœur que le bon Dieu possède tout entier.

Les pauvres sont ceux qui manquent des biens nécessaires à la vie. Avec ceux-là vous partagiez tout ce dont vous pouviez disposer ; vous sentiez que jouir toute seule d’un bien qu’on peut donner aux autres n’est jouir qu’à moitié.

Que de fois, peut-être, vous avez refusé, ou de votre famille ou de vos maîtresses, une récompense méritée, demandant qu’on la donnât aux pauvres !…

Que de fois vous avez ramassé avec soin ces mille petits objets qui se perdent dans une maison, pour en faire la part des pauvres ! 

Que de fois vous avez sollicité d’être vous-même la distributrice des aumônes qui se faisaient !…

Et avec quelle bonté, quelle modestie vous deviez faire tout cela ! Ô ma mère ! je puis le faire comme vous, donnez-moi le goût de l’aumône. Aujourd’hui, à votre exemple, je me priverai de quelque chose pour les pauvres.

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  • 18 mai

Prions en union avec ceux qui souffrent patiemment.

Marie est le modèle que j’étudie.

    — 11° Marie et les affligés.

Les pauvres sont aussi ceux dont le cœur a besoin de consolation et de joie ; et il est grand, bien grand aussi, le nombre de ces pauvres du cœur, même parmi les enfants.

Éloigné de sa famille, l’enfant pense à sa mère absente qu’un rêve, peut-être, lui a montrée malade, et il pleure en silence.

Laissé un jour sans caresses, il pense à celles que lui faisait sa mère, et il pleure en silence.

Se croyant oublié, délaissé, mis de côté, il ne se croit plus aimé, et il s’attriste.

Supposant qu’il ne peut réussir, il se décourage et s’attriste encore.

Oh ! que de nuages passent sur le cœur des enfants !…

Vous saviez, ô Marie, deviner les jours où ils venaient peser sur vos compagnes du Temple… et alors, quel empressement modeste et réservé autour d’elles, avec quel tact vous leur parliez, avec quelle suavité vous les consoliez, avec quel art vous saviez les réjouir !

Dès votre enfance, vos compagnes devaient vous donner le nom si doux de Consolatrice des affligés, que l’Église vous donne maintenant.

Ma mère, apprenez-moi à consoler ceux qui ont des peines.

  • 19 mai

Prions, afin que nous nous gardions innocents pendant nos récréations.

Marie est le modèle que j’étudie.

    — 12° Marie et les délassements.

Quel doux sourire, ô ma Mère, vient s’épanouir sur mes lèvres à la pensée des jeux auxquels vous vous livriez à vos heures de récréation.

Marie a été enfant ; Marie, unie à ses compagnes de jeu, a eu ses récréations comme j’ai les miennes même si je suis adulte : et j’aime à la voir se prêtant volontiers aux petites exigences des unes, souffrant les caprices des autres, mettant en mouvement celles qui, mécontentes, ne voulaient pas s’amuser ; inventant des jeux, ne refusant jamais de faire partie d’un amusement pour lequel on l’invitait.

J’aime à la suivre dans ses promenades, dans ses courses, au milieu de l’animation d’un jeu un peu bruyant…

Elle est toujours réservée, modeste, bonne ; elle excite le sourire sans blesser la charité, elle rappelle au devoir celles qui s’en écartent, elle ne perd jamais de vue la présence de Dieu à laquelle, de temps en temps, elle ramène ses compagnes…

Ô Marie enfant, ô mon modèle bien-aimé, je veux vous imiter partout. Je penserai à vous aujourd’hui pendant mes récréations ou mes délassements.

  • 20 mai

Prions à l’intention de la Sainte Vierge.

Marie est le soleil qui me fortifie.

Ô ma mère ! votre souvenir est bien doux à mon cœur !

C’est lui qui me fait passer, dans la prière, ces moments délicieux que je n’échangerais pas contre toutes les joies du monde… ; mais, penser à vous, vous dire que je vous aime ne suffit pas pour plaire à Dieu et accomplir ma mission…

Il faut agir, et quelquefois les forces me manquent, comme à ces plantes, pendant les jours d’hiver, qui n’ont pas perdu la vie, mais chez lesquelles la vie ne se montre pas…

Je suis sans force, sans courage ; ô ma Mère.

Soyez pour ma volonté ce soleil de printemps qui redonne la sève à la plante et lui fait produire des feuilles et des fruits.

Faites-moi agir : la Foi sans les œuvres est une foi stérile ; que ce soir j’apporte au bon Dieu une journée bien remplie, un devoir appliqué, une victoire remportée sur mon caractère.

Je ferai, ce soir, avec plus de soin, mon examen de conscience.

  • 21 mai

Prions à l’intention de Monsieur l’Aumônier.

Marie est l’étoile qui me guide.

J’aime, ô Marie, à avoir votre image sous mes yeux… elle est pour moi comme l’étoile qui, apparaissant aux Rois-Mages, les conduisait à Jésus.

C’est aussi toujours à Jésus que vous me conduisez.

Et Jésus, pour moi, n’est pas seulement dans l’Eucharistie où Il réside corporellement. Jésus est partout où je dois remplir un devoir ; ce n’est pas Lui, mais c’est Sa grâce qui m’anime, qui me sanctifie, qui me fait gagner le Ciel.

La cloche sonne : « Hâte-toi, me dit Marie. Jésus t’appelle. »

Une leçon m’est donnée : « Apprends-la bien, me dit Marie, Jésus le veut. » Un travail m’est imposé : « Applique-toi, me dit Marie, Jésus te regarde. »

Le silence m’est prescrit, l’heure de la prière est venue, le moment de repos s’avance : « Obéis en tout, obéis toujours, me dit Marie, Jésus sera content. » — « Oui, ma mère, oui, je veux obéir ; obéir avec promptitude, obéir avec esprit de Foi ; éclairez-moi toujours, guidez-moi toujours.

  • 22 mai

Prions pour mettre sous la protection de la Sainte Vierge ceux qui sont plus faibles et plus tentés.

Marie est la source qui me désaltère.

On dit que, dans quelques pays qui manquent d’eau, des âmes bienfaisantes ont eu la pensée d’établir, à force de travaux et de dépenses, des sources abondantes où tout le monde peut venir puiser et se rafraîchir.

C’est le symbole des prières à Marie, établies de temps en temps dans la journée, pour redonner à l’âme un peu de cette fraîcheur du Ciel dont elle a besoin.

Oh ! qui dira le calme et la paix que procure un Je vous salue récité d’heure en heure et interrompant, une seconde à peine, les travaux et les études !

Que de péchés n’ont pas été commis grâce à cet appel à Marie ; que de difficultés disparues après cette élévation de l’âme vers Marie !

Prenons la résolution de dire avec recueillement cette courte prière à toutes les heures.

  • 23 mai

Prions pour ceux de notre famille que nous aimons le plus.

Marie est le feu qui me réchauffe.

Il est des jours, ô Marie, où mon âme éprouve un engourdissement général qui la rend incapable de toute action généreuse ; c’est à peu près ce qu’éprouvent les membres engourdis par le froid.

Je ne puis pas prier, je ne puis pas travailler, je ne puis pas aimer : un sommeil lourd environne mon âme et mon cœur…

Où aller ? que faire ?

Il faut aux membres engourdis la douce et pénétrante chaleur du foyer ; pour mon âme et mon cœur attiédis, c’est vous qu’il me faut, ma mère !

On me dit un jour : « Prends ton Chapelet, dans ces heures de sommeil, et va, à genoux aux pieds de Marie, le réciter lentement ; si tu ne peux sentir et aimer, force tes lèvres à murmurer : Je vous salue, Marie. »

Ô merveille ! à chaque Ave ainsi récité, la chaleur, l’amour me pénétrèrent peu à peu… je redevins plein de vie et de courage.

Je n’oublierai pas ce remède à la tiédeur, et aujourd’hui je dirai mon chapelet avec recueillement.

  • 24 mai

Prions pour ceux qui se laissent aller au découragement.

Marie est le trésor qui m’enrichit.

Heureux celui qui découvre un trésor ! un trésor, c’est le rêve presque de tout le monde ! un trésor procurerait les honneurs, les plaisirs, le bonheur, dit-on…

Hélas ! il ne donnerait ni la paix de l’âme, ni la santé du corps, ni la joie de l’intelligence, ni l’affection du cœur, et sans cela, qu’importent les richesses ?

Nous avons, nous enfants de Marie, un trésor qui offre tout : c’est votre cœur, ô ma Mère !

Je vous tends la main, comme le mendiant tend la main au riche bienfaisant : je suis bien pauvre, vous êtes riche : au nom du bon Dieu, donnez-moi quelque chose…

— « Je donne à tous, mon enfant, et je ne demande pour répandre mes bienfaits qu’un cœur aimant et fidèle. »

— « Je le sais, je le sais, ma Mère ! et pour preuve aujourd’hui, je ferai toutes mes prières avec beaucoup de ferveur. »

  • 25 mai

Prions, afin que l’union règne bien entre nous.

Les trésors de Marie.

    — 1° Marie me donne sa charité.

Mon enfant, je te donne la charité que je mis en action auprès d’Élisabeth et que tu dois pratiquer auprès de tes compagnons.

Ma charité fut sincère, venant du cœur et toute empreinte de la bonté du cœur… ; aussi se manifestait-elle par quelque chose de gracieux que je ne cherchais jamais, mais qui se montrait en faisant toujours plaisir…

Elle était efficace, parlant peu, agissant beaucoup, ne faisant nullement parade des peines qu’elle prenait, mais en en prenant beaucoup, et heureuse de se donner toutes ces peines pour une amie…

Agis ainsi, mon enfant ; que ni tes maîtres, ni tes compagnons, ni tes subordonnés ne s’aperçoivent jamais que la complaisance te coûte un effort ou te cause un dérangement.

Je serai souriant tout le jour avec tout le monde.

  • 26 mai

Prions pour ceux qui s’imaginent qu’on ne les aime pas.

Les trésors de Marie.

    — 2° Marie me donne encore sa charité.

Viens encore dans mon cœur puiser ma charité pour le prochain…

Elle était universelle, se montrant à tous ceux qui vivaient avec moi… il y avait sans doute des cœurs qui sympathisaient mieux avec mon cœur, mais eux seuls le savaient ; les autres ne s’en apercevaient pas, tant j’étais bonne pour tous !

Elle était pure, ne voyant dans mes amies que les amies du bon Dieu et les aimant surtout parce que Dieu les aimait… Oh ! si tu savais comme la charité devient facile et comme l’amitié devient douce sous l’influence de cette pensée !

Elle était constante, ne se rebutant pas d’un mépris, d’une froide réception, d’un oubli même volontaire… J’aimais toujours, je me dévouais toujours…

Tu feras ainsi, mon enfant ; si tu aimes Dieu dans les autres.

J’entendrai la Sainte Messe pour demander à Dieu la charité de la Sainte Vierge.

  • 27 mai

Prions pour ceux qui sont portés à la critique.

Les trésors de Marie.

    — 3° Marie me donne son application à éviter ce qui froisse la charité.

Je ne me sentais pas portée au mal, mais je comprenais le mal ; ô mon enfant, ne laisse pas entrée dans ton cœur :

— à l’esprit de parti, qui sème la division dans une communauté (école, famille, lieu de travail…), qui exalte les autres contre un compagnon ou contre un maître ;

— à l’esprit critique, qui cherche le côté mauvais de toute chose, aime à le faire ressortir, et fait trouver injustes les actions les plus innocentes ;

— à l’esprit hypocrite, qui s’insinue par la flatterie dans le secret des autres, puis s’en va les trahir en dénaturant ce qu’il a appris.

Sois droit, franc, sincère. Dieu n’aime pas le cœur double ni la langue qui dit à la fois oui et non.

Que chacun prenne la résolution qui lui paraît nécessaire.

  • 28 mai

Prions, afin que Marie nous obtienne l’amour de la sainte Communion.

Les trésors de Marie.

    — 4° Marie me donne son zèle pour le salut des âmes.

Le zèle est encore la charité… Je ne crois pas, mon enfant, avoir passé une seule journée sans avoir parlé de Dieu à quelqu’un, et je l’ai fait toujours d’une manière si simple, si naturelle, qu’on n’a jamais vu dans ma parole rien qui sentit l’affectation…

Je me croyais obligée à faire aimer Dieu par devoir de religion, par reconnaissance pour Lui, par affection pour l’âme à qui je parlais…

Si tu savais comme les âmes d’enfant, surtout, reçoivent de bien d’une parole pieuse qui leur est dite par une bouche amie !

Essaye ; une parole pieuse, c’est une caresse à l’âme ; pourquoi ne lui ferais-tu pas cette aumône ?

Je chercherai l’occasion, pendant cette semaine, de parler du bon Dieu avec quelques-uns de mes amis.

  • 29 mai

Prions pour ceux qui sont portés à se comparer aux autres…

Les trésors de Marie.

    — 5° Marie me donne son humilité.

Après ma charité, c’est mon humilité que je te donne, mon doux enfant ; être humble, ce n’est pas nier ce qu’il y a en nous de beau, de bien et de bon.

Mais c’est tout simplement comprendre que tout cela nous a été prêté par Dieu pour que nous l’employions à Sa gloire.

C’est ne pas nous comparer aux autres, ne pas mépriser ceux qui nous semblent moins bien doués que nous.

C’est se dire souvent que la bon Dieu peut reprendre les dons qu’Il nous a faits.

C’est prendre bien garde de ne pas nous servir de ces dons pour une fin mauvaise, mais les employer pour nous sanctifier et pour faire du bien aux autres.

C’est enfin remercier tous les jours le bon Dieu de Sa bonté pour nous.

N’est-ce pas bien juste que l’humilité ?

Il y a d’autres degrés sans doute, mais, mon enfant, contente-toi de suivre ces conseils, ils te donneront la paix de l’âme et la grâce du bon Dieu.

  • 30 mai

Prions à l’intention de la Sainte Vierge.

Les trésors de Marie.

    — 6° Marie me donne son amour pour le renoncement.

Voici un trésor auquel tu ne pensais guère, mon enfant, et qui ne sourira pas à la nature : le renoncement ! Je t’en ai peu parlé encore, parce que je sais que ce mot effraye ; j’ai essayé cependant de t’y conduire peu à peu…

La fidélité à tes devoirs, le support de tes voisins, de tes compagnons, dehors, à la maison, l’obéissance ponctuelle, tout cela est du renoncement.

Continue, mon enfant, ces actes de vertu ; mais quelquefois essaye de le vaincre d’une manière, plus particulière :

— accepte franchement une humiliation que tu as prévue ;

— laisse généreusement une partie de plaisir qu’un obstacle vient déranger ;

— mets-toi avec ardeur à une étude ou à un travail dont la seule pensée provoque ton ennui.

Je te laisse comme encouragement cette parole de l’Imitation  :

« Plus vous vous renoncerez, plus vous avancerez. »

  • 31 mai

Prions pour les âmes du Purgatoire qui ont fidèlement servi la Sainte Vierge.

Marie est ma mère pour l’éternité.

Marie est ma mère ! Douce, bonne, suave parole que celle-là ! Marie est ma mère ! Voilà bien pourquoi j’ai confiance en elle !

Elle est pour mon âme, et dans un degré bien plus grand, tout ce que celle à qui je dis ma mère est pour mon corps ;

— c’est elle qui la nourrit par la sainte Eucharistie ;

— elle qui l’instruit par les bonnes pensées ;

— elle qui la guérit par le Sacrement de Pénitence où elle m’a conduit ;

— elle qui la console et l’encourage ;

— elle qui la défend contre le vice et le péché…

— elle enfin qui l’aime toujours !

Aussi, comme à ma mère, je veux me donner tout entier à Marie.

Marie, je vous donne mon intelligence pour qu’elle étudie vos grandeurs,

je vous donne ma mémoire pour qu’elle se souvienne de vos bienfaits,

je vous donne mes pensées pour qu’elles soient toutes à vous,

je vous donne mes paroles pour qu’elles parlent souvent de vous,

je vous donne mon cœur pour qu’il vous aime toujours !

Je réciterai aujourd’hui un acte de consécration à la Sainte Vierge.





















Mardi 17 octobre 2017
Ste Marguerite-Marie Alacoque,

vierge
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Seigneur Jésus-Christ, qui avez d’une manière admirable révélé à la bienheureuse Vierge Marguerite-Marie les insondables richesses de Votre Cœur, faites que par ses mérites et son imitation, nous méritions, Vous aimant en tout et par-dessus toute chose, d’avoir une demeure permanente dans ce divin Cœur. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Sainte Marguerite-Marie Alacoque naquit à Vérosvres (diocèse d’Autun) en 1647. Très jeune, elle se consacra à Jésus-Christ par le vœu de virginité perpétuelle. À vingt-trois ans, elle entra chez les Visitandines de Paray-le-Monial.


Le Sacré-Cœur Se révéla à elle dans trois grandes révélations, sans que la communauté s’en doutât. Sainte Marguerite-Marie employa ses dernières années à répandre cette admirable dévotion au divin Cœur et mourut le 17 octobre 1690, à l’âge de quarante-trois ans.

Son corps virginal fut enseveli sous une dalle du chœur près de cette grille où elle était à genoux quand le divin Maître lui apparut.


Pie IX la béatifia en 1864 et Benoît XV l’a canonisée en la fête de l’Ascension, le 13 mai 1920 et Pie XI a étendu son Office à l’Église universelle le 26 juin 1929.

Pour rester dans l’esprit liturgique — qui est l’esprit de l’Église — et consacrer, comme elle nous y engage par des indulgences, le premier Vendredi du mois au Sacré-Cœur, adaptons cette dévotion au Cycle. Ce sera lui donner une grande variété, tant dans son objet matériel (le Cœur de Jésus naissant à Noël, mourant le Vendredi-Saint, ressuscitant à Pâques), que dans son objet formel (l’amour de Jésus dans Ses mystères joyeux, douloureux et glorieux).


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Efforcez-vous d’acquérir une profonde dévotion au Sacré-Cœur de Jésus.


Méditation du jour
Le Sacré-Cœur et Sa fervente disciple  suite

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