Méditation du jour
S. Vincent de Paul,

confesseur - 19 juillet

Le génie de la Charité ”
Saint Vincent de Paul dans le Conseil de régence d
Saint Vincent de Paul dans le Conseil de régence d'Anne d'Autriche.
(D'après le tableau de Troy, XVIIe siècle.)

Volontiers on s’attribue une mission, si l’on se sent apte à faire quelque bien et si les circonstances s’y prêtent.

Saint Vincent de Paul n’eut point une si haute idée de lui.

Pénétré de l’amour des pauvres et du zèle des âmes, s’abandonnant tout entier pour le reste à la conduite de Dieu, il a fait le plus simplement du monde, et comme sans y penser, les plus grandes choses.

Son humilité était telle qu’elle ne lui eût pas permis de concevoir aucun projet important.

Du reste, il y a cela de remarquable dans la vie de saint Vincent de Paul qu’il n’a jamais paru agir de lui-même.

Quelques-uns, pour le louer davantage, en feraient volontiers un homme à grandes entreprises, une sorte d’instigateur puissant qui aurait tout mis en mouvement autour de lui.

Tel n’était pas l’humble saint Vincent de Paul.

N’ayant d’autre règle que la manifestation de la Volonté de Dieu, toujours prêt à prendre conseil des autres, défiant de lui-même jusqu’à l’excès, il n’a rien fait, pour ainsi dire, que par tâtonnements.

Plusieurs de ses créations ont été de simples essais ; dans les autres, il n’a guère fait que seconder des desseins qui se manifestaient à lui.

En toutes choses il s’est montré plutôt exécuteur qu’il n’était inventeur.

Le caractère propre de ses œuvres est d’avoir été inspirées des circonstances.

Son rôle fut de répondre admirablement aux vues de Dieu, et il eut du génie à force d’avoir de la Charité.

Saint Vincent de Paul n’est si grand que parce qu’il a été, avant tout, l’homme de la Providence.


(Arthur LOTH)


Dimanche 25 août 2019
11e dimanche après la Pentecôte
2e classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel, qui, par l’excès de Votre bonté, surpassez les mérites et les désirs de ceux qui Vous supplient, répandez sur nous Votre miséricorde ; pardonnez-nous les fautes qui donnent à notre conscience sujet de craindre, et accordez-nous les grâces que nous n’osons attendre de nos prières. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Louis IX, né en 1215 et devenu roi de France à l’âge de douze ans, fut très pieusement élevé par la reine Blanche, sa mère, qui lui apprit à préférer mourir plutôt que de commettre un péché mortel.

Il aimait à s’appeler Louis de Poissy, lieu où il avait été baptisé, pour marquer que son titre de Chrétien était son plus glorieux titre de noblesse. « Méprisant les délices du monde, il ne chercha à plaire qu’à Jésus-Christ, le vrai Roi » et fut, dit Bossuet, « le roi le plus saint et le plus juste qui ait jamais porté la couronne ».


Assidu aux Offices de l’Église, il les faisait célébrer solennellement dans son palais où il entendait quotidiennement deux Messes. À minuit il se réveillait pour les Matines et commençait par l’office de Prime sa royale journée.


Il introduisit dans sa chapelle la coutume de fléchir le genou à ces mots du Credo : Et Homo factus est et de se prosterner à l’endroit de la Passion où il est dit que Jésus-Christ expira. Ces deux pieuses pratiques ont été ensuite adoptées par l’Église.

« On me fait un crime de mon assiduité à la prière, disait-il, mais on ne dirait mot si les heures que j’y donne je les passais au jeu ou à la chasse ».

Sa piété ne l’empêcha jamais en effet de donner la plus grande partie de son temps aux affaires de son royaume.


À la suite d’une maladie il fit vœu d’entreprendre une croisade pour reconquérir Jérusalem. D’abord victorieux, il tomba ensuite entre les mains des Sarrasins. Lorsqu’on lui eut rendu la liberté, il demeura encore cinq ans en Orient pour y secourir les Chrétiens. Revenu en France, il s’appliqua à de nombreuses fondations pieuses et fit élever la Sainte Chapelle, comme insigne reliquaire de la sainte Couronne d’épines et de l’importante parcelle de la vraie Croix que lui avait offertes Baudouin II, empereur de Constantinople.


D’une grande austérité pour lui-même, et d’une grande charité pour les autres, il disait : « Mieux vaut pour un roi se ruiner en aumônes pour l’amour de Dieu qu’en faste et vaine gloire. »

« Souvent, dit Joinville, j’ai vu le bon roi après la Messe aller au bois de Vincennes, s’asseoir au pied d’un chêne et donner audience à tous ceux qui avaient à lui parler. »


Sergent du Christ, il portait continuellement la croix pour marquer que son vœu restait à accomplir. Il entreprit en 1270 une nouvelle croisade, mais une épidémie décima son armée en Afrique et l’atteignit lui-même. Les bras en croix et couché sur la cendre, il rendit à Dieu son âme en 1270, à l’heure même où le Christ mourut sur Sa Croix.


La veille de sa mort, on l’entendait répéter : « Nous irons à Jérusalem ». C’est dans la Jérusalem céleste, conquise par sa patience au milieu de ses adversités, qu’il devait régner avec le Roi des rois.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Faites consister votre dignité, à porter noblement votre titre de Catholique.


Méditation du jour
La Charité fraternelle au temps de saint Louis  suite

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