« Le Saint du jour »
Il faut honorer le Saint du jour

  • Le Journal inédit de Léon Bloy en cours de publication.

    L’Auteur écrivait sur un agenda de l’année et tenait le plus grand compte du Saint du jour indiqué sur chaque page.

  • La fête de LA TOUSSAINT compense en partie nos négligences quotidiennes.

  • Ne pas oublier qu’il y a souvent de nombreux Saints à porter le même nom.

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Oui, bien sûr, il ne s’agit ici que de la rubrique ainsi dénommée : Le Saint du jour. Et non pas d’un écrivain pas assez célèbre et en tous cas très mal connu et diffamé. Ce qui d’ailleurs ne signifie pas qu’il ne soit pas au Ciel : on peut en tous cas toujours prier pour qu’il y parvienne s’il n’y est déjà…

Le Journal inédit de Léon Bloy est en cours de publication et le troisième volume (1903-1907) est paru fin 2007.

Cette publication apporte un complément bien riche à ses Lettres et Correspondances diverses, si intéressantes pour connaître davantage l’âme de Léon Bloy.

Léon Bloy écrivait sur un agenda de l’année en cours.

Dans l’Avertissement du tome III, l’Éditeur rappelle les principes utilisés pour transcrire ce Journal qui est écrit de façon parfois rapide et sans apprêt car non destiné à être publié, en tous cas sous cette forme brute.

Il est précisé :

« S’agissant du nom du saint du jour tel que le propose l’Agenda imprimé, nous avons distingué soigneusement le cas où le saint proposé est maintenu par Bloy, le cas où Bloy ajoute un autre nom au nom imprimé, le cas où le nom est barré sans indication d’un autre nom, le cas où il est barré et remplacé par un autre que la liturgie du lieu ou toute autre cause semble rendre préférable à un écrivain très attentif au déroulement de l’année liturgique et pour qui le saint du jour souvent invoqué, préside à la journée. »

Par quoi nous voyons combien cet Auteur savait vivre chaque instant de sa vie en Catholique, sous le regard de Dieu et la protection des saints et plus spécialement de celui du jour. Cela n’a peut-être pas fait de notre Auteur un Saint canonisé, car il est trop atypique pour nos temps de malheurs. Mais il est un personnage hors du commun, sorte de produit à part —réactif— de la crise moderne, pouvant nous aider à réfléchir en profondeur sur ce que nous vivons et subissons depuis quelques siècles.

Cet Auteur aura donc un rôle certain dans ce site internet à cause des domaines qui nous sont si communs comme la crise de l’Église et l’Apparition de Notre-Dame à La Salette qui en est un éclairage saisissant.

LA TOUSSAINT

La fête de tous les Saints, le 1er novembre, LA TOUSSAINT, corrige en partie nos négligences quotidiennes comme l’indique la notice du jour.


  • Ne pas oublier qu’il y a souvent de nombreux Saints à porter le même nom. Ils sont fêtés à différentes dates. Il est possible de les trouver sur notre site à leur place alphabétique dans la rubrique « Le Martyrologe ».

    Très souvent ils ne s’y trouvent pas. Il peut suffire de nous en demander quelques précisions : voir Le Martyrologe #90-4


Dimanche 25 août 2019
11e dimanche après la Pentecôte
2e classe
Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Dieu tout-puissant et éternel, qui, par l’excès de Votre bonté, surpassez les mérites et les désirs de ceux qui Vous supplient, répandez sur nous Votre miséricorde ; pardonnez-nous les fautes qui donnent à notre conscience sujet de craindre, et accordez-nous les grâces que nous n’osons attendre de nos prières. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Louis IX, né en 1215 et devenu roi de France à l’âge de douze ans, fut très pieusement élevé par la reine Blanche, sa mère, qui lui apprit à préférer mourir plutôt que de commettre un péché mortel.

Il aimait à s’appeler Louis de Poissy, lieu où il avait été baptisé, pour marquer que son titre de Chrétien était son plus glorieux titre de noblesse. « Méprisant les délices du monde, il ne chercha à plaire qu’à Jésus-Christ, le vrai Roi » et fut, dit Bossuet, « le roi le plus saint et le plus juste qui ait jamais porté la couronne ».


Assidu aux Offices de l’Église, il les faisait célébrer solennellement dans son palais où il entendait quotidiennement deux Messes. À minuit il se réveillait pour les Matines et commençait par l’office de Prime sa royale journée.


Il introduisit dans sa chapelle la coutume de fléchir le genou à ces mots du Credo : Et Homo factus est et de se prosterner à l’endroit de la Passion où il est dit que Jésus-Christ expira. Ces deux pieuses pratiques ont été ensuite adoptées par l’Église.

« On me fait un crime de mon assiduité à la prière, disait-il, mais on ne dirait mot si les heures que j’y donne je les passais au jeu ou à la chasse ».

Sa piété ne l’empêcha jamais en effet de donner la plus grande partie de son temps aux affaires de son royaume.


À la suite d’une maladie il fit vœu d’entreprendre une croisade pour reconquérir Jérusalem. D’abord victorieux, il tomba ensuite entre les mains des Sarrasins. Lorsqu’on lui eut rendu la liberté, il demeura encore cinq ans en Orient pour y secourir les Chrétiens. Revenu en France, il s’appliqua à de nombreuses fondations pieuses et fit élever la Sainte Chapelle, comme insigne reliquaire de la sainte Couronne d’épines et de l’importante parcelle de la vraie Croix que lui avait offertes Baudouin II, empereur de Constantinople.


D’une grande austérité pour lui-même, et d’une grande charité pour les autres, il disait : « Mieux vaut pour un roi se ruiner en aumônes pour l’amour de Dieu qu’en faste et vaine gloire. »

« Souvent, dit Joinville, j’ai vu le bon roi après la Messe aller au bois de Vincennes, s’asseoir au pied d’un chêne et donner audience à tous ceux qui avaient à lui parler. »


Sergent du Christ, il portait continuellement la croix pour marquer que son vœu restait à accomplir. Il entreprit en 1270 une nouvelle croisade, mais une épidémie décima son armée en Afrique et l’atteignit lui-même. Les bras en croix et couché sur la cendre, il rendit à Dieu son âme en 1270, à l’heure même où le Christ mourut sur Sa Croix.


La veille de sa mort, on l’entendait répéter : « Nous irons à Jérusalem ». C’est dans la Jérusalem céleste, conquise par sa patience au milieu de ses adversités, qu’il devait régner avec le Roi des rois.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Faites consister votre dignité, à porter noblement votre titre de Catholique.


Méditation du jour
La Charité fraternelle au temps de saint Louis  suite

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