• Pour le Mercredi de la Passion :

Grand deuil de l’Église : statues et images voilées de violet.

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L’église de Saint-Marcel, où se faisait en ce jour la Station, était l’une des 25 paroisses de Rome au Ve siècle. Primitivement habitation de la pieuse matrone Lucine qui y reçut saint Marcel, persécuté par l’empereur Maxence, elle fut par elle transformée en un sanctuaire dédié à ce saint pape dont le corps repose sous le maître-autel. Comme les deux jours précédents, l’Église réunit de la sorte en ce Temps de la Passion, ses enfants autour de la tombe d’un Martyr qui a rendu témoignage au Roi des Martyrs en mourant pour la même cause que Lui.

La Messe d’aujourd’hui nous montre l’obstination des Juifs à rejeter Jésus, comme ils avaient déjà rejeté Son Père. La loi divine, donnée par Celui que l’Épître appelle par 6 fois « le Seigneur » et « dont la parole est stable », déclarait en effet « qu’on ne pouvait répandre le sang du prochain, ni haïr son père dans son cœur ». Les Sanhédrites au contraire haïssent le Christ et cherchent à Le lapider (Év.). Infidèles à Dieu « qui ordonne de garder Ses Lois » (Ép.), ils s’en prennent à Jésus « que le Père a envoyé » et qui est le Fils de Dieu. « Le Père et Moi Nous sommes un. Les miracles que J’ai faits viennent de Mon Père ». « Rejetant le pasteur légitime de leurs âmes, ils ne sont plus Ses brebis » et sont remplacés par les Gentils qui, baptisés ou réconciliés aux fêtes de Pâques, sont « les brebis qui entendent Sa voix et auxquelles Il donne la vie éternelle » (Év.). — Soyons fidèles à Jésus et prions Dieu « de sanctifier notre jeûne et d’éclairer nos cœurs » (Or.), afin que, délivrés de l’abîme où nous avaient fait tomber nos péchés (Grad.), nous « lavions nos mains dans l’innocence et racontions les merveilles de Dieu » (Com.).


Lundi 4 mai 2026
Ste Monique,

veuve
3e classe

Temps Pascal



Oraison - collecte
Ô Dieu, consolateur des affligés et salut de ceux qui mettent en Vous leur espérance, Vous qui avez miséricordieusement agréé les pieuses larmes que répandait la bienheureuse Monique pour la conversion de son fils Augustin, donnez-nous, à la pieuse intercession de l’un et de l’autre, la grâce de déplorer nos péchés et d’en trouver le pardon en Votre indulgence. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née en Afrique en 332, sainte Monique se maria à un païen qu’elle convertit par ses vertus. Devenue veuve, elle se dévoua à son fils Augustin, dont l’esprit était corrompu par l’erreur manichéenne et le cœur par les mœurs dissolues de Rome.


Nuit et jour elle pria et « le pleura avec plus de larmes que d’autres mères n’en répandent sur un cercueil » (Saint Augustin, Les Confessions). Elle était en effet avant tout pénétrée de la crainte de Dieu et savait que pour ne pas être rejetée dans la séparation dernière des bons et des méchants, l’âme doit se sacrifier. Et elle expia pour les fautes d’Augustin. « Eussiez-Vous pu, Seigneur, écrit celui-ci, mépriser le cœur contrit et humilié d’une veuve chaste et sobre ? Eussiez-Vous bien rejeté les pleurs de celle qui ne Vous demandait ni argent, ni aucune autre chose temporelle, mais seulement le salut de l’âme de son fils ? »


« Dieu agréa dans Sa miséricorde les larmes de la charité de la bienheureuse Monique », et ces deux âmes partagent maintenant la joie de Jésus ressuscité. Sainte Monique mourut à Ostie l’an 387.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Se rappeler ce que saint Augustin doit aux larmes de sainte Monique, sa mère. Nous rappeler ce que nous devons à ceux qui ont versé des larmes pour nous.

Méditation du jour
Si un verre d’eau aura sa récompense, qu’en sera-t-il des larmes versées pour le salut des âmes ?  suite

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