• Pour le Mercredi de la Passion :

Grand deuil de l’Église : statues et images voilées de violet.

2380

L’église de Saint-Marcel, où se faisait en ce jour la Station, était l’une des 25 paroisses de Rome au Ve siècle. Primitivement habitation de la pieuse matrone Lucine qui y reçut saint Marcel, persécuté par l’empereur Maxence, elle fut par elle transformée en un sanctuaire dédié à ce saint pape dont le corps repose sous le maître-autel. Comme les deux jours précédents, l’Église réunit de la sorte en ce Temps de la Passion, ses enfants autour de la tombe d’un Martyr qui a rendu témoignage au Roi des Martyrs en mourant pour la même cause que Lui.

La Messe d’aujourd’hui nous montre l’obstination des Juifs à rejeter Jésus, comme ils avaient déjà rejeté Son Père. La loi divine, donnée par Celui que l’Épître appelle par 6 fois « le Seigneur » et « dont la parole est stable », déclarait en effet « qu’on ne pouvait répandre le sang du prochain, ni haïr son père dans son cœur ». Les Sanhédrites au contraire haïssent le Christ et cherchent à Le lapider (Év.). Infidèles à Dieu « qui ordonne de garder Ses Lois » (Ép.), ils s’en prennent à Jésus « que le Père a envoyé » et qui est le Fils de Dieu. « Le Père et Moi Nous sommes un. Les miracles que J’ai faits viennent de Mon Père ». « Rejetant le pasteur légitime de leurs âmes, ils ne sont plus Ses brebis » et sont remplacés par les Gentils qui, baptisés ou réconciliés aux fêtes de Pâques, sont « les brebis qui entendent Sa voix et auxquelles Il donne la vie éternelle » (Év.). — Soyons fidèles à Jésus et prions Dieu « de sanctifier notre jeûne et d’éclairer nos cœurs » (Or.), afin que, délivrés de l’abîme où nous avaient fait tomber nos péchés (Grad.), nous « lavions nos mains dans l’innocence et racontions les merveilles de Dieu » (Com.).


Lundi 22 juin 2026
S. Paulin,

évêque et confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez promis le centuple dans le siècle à venir et la vie éternelle à ceux qui abandonnent tout en ce siècle pour Vous ; accordez-nous, dans Votre bonté que, suivant fidèlement les traces du saint Pontife Paulin, nous ayons la force de mépriser les biens de la terre et de désirer les seuls biens du Ciel. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Paulin, né l’an 353 d’une famille romaine très distinguée à Bordeaux, en Aquitaine, fit de brillantes études et devint sénateur à l’âge de vingt-cinq ans. Il fut ensuite consul et établit sa résidence à Nole, en Campanie.


Près du tombeau de saint Félix, le prêtre martyr dont l’Église célèbre la fête le 14 janvier, il est soudain touché de la grâce et reçoit bientôt le baptême. À l’exemple du Christ, « qui S’est fait pauvre de riche qu’Il était », et qui a conseillé la pratique de cette vertu de pauvreté, il abandonna les nombreuses richesses qu’il possédait et achète à ce prix le royaume des Cieux.


Il quitte son épouse, qui comme lui se donne à Dieu, et devient prêtre, puis évêque de Nole. Ses amis d’autrefois le blâment. Il « s’en tient à l’approbation de Jésus ». Mais bientôt surviennent les Goths qui ravagent la Campanie et tandis que, sans mérites pour eux, on arrache leurs biens aux riches de Rome, saint Paulin qui a quitté les siens volontairement et pour le Christ, en reçoit au contraire le centuple en l’autre monde et la vie éternelle. Il mourut à soixante-dix-huit ans, en 431, et fut enseveli près de saint Félix à Nole.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Soyez désintéressé dans les services que vous rendez à votre prochain.

Méditation du jour
L’Eucharistie, suprême marque du divin amour  suite

|Qui sommes-nous ?| Effectuer un don| Contacts| |