• Pour le Mercredi de la Passion :

Grand deuil de l’Église : statues et images voilées de violet.

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L’église de Saint-Marcel, où se faisait en ce jour la Station, était l’une des 25 paroisses de Rome au Ve siècle. Primitivement habitation de la pieuse matrone Lucine qui y reçut saint Marcel, persécuté par l’empereur Maxence, elle fut par elle transformée en un sanctuaire dédié à ce saint pape dont le corps repose sous le maître-autel. Comme les deux jours précédents, l’Église réunit de la sorte en ce Temps de la Passion, ses enfants autour de la tombe d’un Martyr qui a rendu témoignage au Roi des Martyrs en mourant pour la même cause que Lui.

La Messe d’aujourd’hui nous montre l’obstination des Juifs à rejeter Jésus, comme ils avaient déjà rejeté Son Père. La loi divine, donnée par Celui que l’Épître appelle par 6 fois « le Seigneur » et « dont la parole est stable », déclarait en effet « qu’on ne pouvait répandre le sang du prochain, ni haïr son père dans son cœur ». Les Sanhédrites au contraire haïssent le Christ et cherchent à Le lapider (Év.). Infidèles à Dieu « qui ordonne de garder Ses Lois » (Ép.), ils s’en prennent à Jésus « que le Père a envoyé » et qui est le Fils de Dieu. « Le Père et Moi Nous sommes un. Les miracles que J’ai faits viennent de Mon Père ». « Rejetant le pasteur légitime de leurs âmes, ils ne sont plus Ses brebis » et sont remplacés par les Gentils qui, baptisés ou réconciliés aux fêtes de Pâques, sont « les brebis qui entendent Sa voix et auxquelles Il donne la vie éternelle » (Év.). — Soyons fidèles à Jésus et prions Dieu « de sanctifier notre jeûne et d’éclairer nos cœurs » (Or.), afin que, délivrés de l’abîme où nous avaient fait tomber nos péchés (Grad.), nous « lavions nos mains dans l’innocence et racontions les merveilles de Dieu » (Com.).


Lundi 1er juin 2026
Ste Angèle Mérici,

vierge
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui, par la bienheureuse Angèle, avez voulu qu’une nouvelle société de vierges fleurît dans Votre Église, faites-nous, par son intercession, la grâce de mener une vie angélique, afin que, renonçant à toutes les choses de la terre, nous méritions de jouir des joies éternelles. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née à Desenzano sur le lac de Garde, de pieux parents, sainte Angèle ne chercha dès son jeune âge qu’à plaire à Jésus, l’époux de son âme.

Elle adopta la règle du Tiers-Ordre de Saint François et joignit la pauvreté évangélique au mérite de la virginité. Elle « aima la justice et haït l’iniquité » et soumit son corps aux plus dures austérités pour expier les péchés du monde.


« Les désordres de la société, disait-elle, viennent de ceux de la famille : Il y a trop peu de mères chrétiennes, parce qu’on néglige l’éducation des jeunes filles ».


Et à la suite d’une vision elle fit fleurir en 1535, dans l’Église, une nouvelle société de vierges saintes. La destinant à l’éducation chrétienne de la jeunesse, elle la mit sous le patronage de sainte Ursule, chef d’une armée de vierges : la Compagnie de Sainte-Ursule (les Ursulines). Elle mourut en 1540, à Brescia avec le nom de Jésus sur les lèvres.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Ô mères ! Occupez-vous comme il convient de vos petits :


« Dès le berceau, vous avez à commencer leur éducation non seulement corporelle, mais spirituelle ; parce que si vous ne les éduquez pas vous-mêmes, ils s’éduqueront eux-mêmes, bien ou mal ».


(Pie XII, L’éducation au foyer, Allocution aux mères de famille italiennes, 26 octobre 1941).


Méditation du jour
Les désordres de la société viennent de ceux de la famille ; les familles dépendent surtout de la mère ; il y a peu de mères chrétiennes, parce qu’on néglige l’éducation des jeunes filles.  suite

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