• Pour le Mardi de la Passion :

Grand deuil de l’Église : statues et images voilées de violet.

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Comme hier l’Église unit le souvenir d’un Martyr à celui de la Passion de Jésus en faisant la Station dans l’église du saint diacre Cyriaque, martyrisé sous Dioclétien. Ce sanctuaire, l’une des 25 paroisses de Rome au Ve siècle, ayant été détruit, le corps de ce Martyr fut transporté sous le maître-autel de Sainte-Marie in via Lata qui devint le lieu de réunion de ce jour. Le diacre saint Cyriaque (8 août) ayant subi son martyre sur la Via Salaria, fut enseveli dans la catacombe de Priscille, où l’iconographie a laissé l’histoire de Daniel dans le fossé des lions. Il n’est pas impossible que cette représentation ait accompagné la vénération de ce saint Martyr dans son antique église ; ce qui justifierait le choix de l’Épître.

L’Épître et l’Évangile nous parlent de la Passion prochaine du Messie et de la réprobation d’Israël remplacé par les Gentils dans l’Église. « Daniel qui a brisé Bel et tué le dragon » (Ép.), c’est Jésus qui dénonce les crimes et les péchés « du monde », (Év.). Les Babyloniens cherchent à faire disparaître le Prophète en le jetant en pâture à des lions affamés. Les Juifs « cherchent aussi à faire mourir Jésus » et pour ce noir dessein « leur heure est toujours prête ». Mais, comme Daniel, plein de fermeté, Il attend le Seigneur (Intr.), et Dieu qui n’abandonne pas ceux qui L’aiment et Le cherchent (Ép., Off.) « le délivre des hommes injustes et de tous les maux qui le pressent » (Grad., Com.).

« Ceux qui avaient voulu perdre Daniel furent eux-mêmes jetés aux lions et dévorés en un instant » (Ép.). De même le peuple déicide porta la peine de son crime. Quarante ans plus tard, un million de Juifs surpris dans Jérusalem furent exterminés par les légions romaines, après cinq longs mois de famine. — Craignant les châtiments de la justice divine, persévérons dans la pratique expiatoire du jeûne, afin d’être rendus dignes de la récompense éternelle accordée aux justes (Or.).


Mercredi 13 mai 2026
Vigile de l'Ascension
2e classe
Temps Pascal

Litanies mineures


Oraison - collecte
Pour la Messe des Rogations :


Faites, nous Vous en supplions, ô Dieu tout-puissant, que, pleins de confiance en Votre bonté, dans notre affliction nous soyons constamment fortifiés contre toutes les adversités, grâce à Votre protection. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Avec les mémoires :


de la vigile de l’Ascension :


Ô Dieu de qui procèdent tous les biens, accordez à Vos serviteurs suppliants, que, par Votre inspiration, nos pensées se portent à ce qui est bien, et que notre volonté guidée par Vous, l’accomplisse.


de S. Robert Bellarmin sous la même conclusion :


Ô Dieu qui pour repousser les pièges de l’erreur et défendre les droits du Siège Apostolique, avez doué le bienheureux Robert, Votre Pontife et Docteur, d’une érudition et d’une vertu admirables : accordez par ses mérites et son intercession, à nous de croître dans l’amour de la Vérité et aux cœurs des égarés de revenir à l’unité de Votre Église. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Saint Robert Bellarmin est né à Montepulciano (Italie) le 4 octobre 1542, mort à Rome le 17 septembre 1621, canonisé par Pie XI le 29 juin 1930, proclamé Docteur de l’Église le 15 août 1931.


Successivement professeur de Théologie et prédicateur à Louvain (1569-1576), chargé du cours de controverses à Rome, où il eut pour pénitent saint Louis de Gonzague, Provincial des Jésuites à Naples, envoyé par Sixte V en mission diplomatique en France, saint Robert Bellarmin fut malgré les répugnances de son humilité, élevé aux honneurs du Cardinalat en 1599.


Clément VIII donna comme motif de son choix que l’Église n’avait pas son pareil en savoir.

À part les trois années qu’il passa comme Archevêque à Capoue, le Cardinal continua à résider dans la Ville Éternelle : il y rendit les services les plus signalés à Clément VIII, Paul V et Grégoire XV.


Par ses livres de controverses, il porta des coups terribles à l’hérésie protestante, tandis que par son catéchisme, traduit en quarante langues, il répandait dans tous les pays du monde la connaissance de la doctrine chrétienne.


Âme d’une innocence angélique, religieux d’une humilité et d’une obéissance sans égale, il fut dans l’Épiscopat le modèle des pasteurs par sa vigilance et par sa charité envers les pauvres.

Vers la fin de sa carrière, il obtint du Pape l’autorisation de se retirer au noviciat de Saint-André, le berceau de sa vie religieuse, où il se prépara à la plus sainte des morts.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Rappelez-vous cette maxime : L’âme progresse en vertu dans le silence et la paix.

Méditation du jour
La mission divine de sainte Jeanne d’Arc  suite

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