Bx Amédée de Savoie
30 mars

RÉSUMÉ :

Né en 1435, le Bienheureux Amédée fut duc de Savoie. Il régna par devoir afin d’apporter à son peuple la paix et la sécurité alors qu’il était atteint d’épilepsie. Il était très aimé de ses sujets qui voyaient la sainteté de ses dispositions d’âme et de cœur malgré sa mauvaise santé. Il gouverna avec l’aide et le soutient constant de son épouse. Elle fut un magnifique exemple de sacrifice et de fidélité conjugale. Il mourut en 1472.

Le Bienheureux Innocent XI l’a béatifié en 1677.

« Le Saint-Suaire » (1668), retable de Gabriel Dufour

Église Saint-Michel-Archange à Saint-Michel-de-Maurienne

En haut, la Vierge Marie entourée des Bienheureux Amédée IX, sainte Anne et sainte Agathe.  En bas, saint Pierre, saint Sébastien en tenue de centurion romain, saint François de Sales et saint Antoine l
En haut, la Vierge Marie entourée des Bienheureux Amédée IX, sainte Anne et sainte Agathe.
En bas, saint Pierre, saint Sébastien en tenue de centurion romain, saint François de Sales et
saint Antoine l'Égyptien (avec le Tau sur son épaule).

1327

Fils de Louis Ier et d’Anne de Chypre, troisième duc de Savoie, le bienheureux Amédée IX naquit à Thonon le 1er février 1435, Eugène IV étant Pape, Sigismond empereur des Romains et Charles VII roi de France. Il était doué de toutes les grâces de l’esprit et du corps, plein de franchise, de loyauté, de bonté, et joignait la plus tendre piété à une intelligence rare et à un ferme courage.


Fiancé dès ses plus jeunes années à Yolande de France, fille de Charles VII et sœur de Louis XI, il l’épousa en 1451, et cette union, qui rapprochait deux âmes d’élite, fut sanctifiée par les plus hautes vertus. Devenu duc de Savoie en 1465 par la mort de son père, le Bienheureux Amédée, qui s’était préparé à l’exercice du suprême pouvoir par la méditation et la prière, déploya les qualités d’un grand justicier, d’un monarque généreux pour les entreprises utiles, économe des deniers publics pour les œuvres de luxe et de plaisir, d’un guerrier intrépide aussi hardi dans le combat que miséricordieux après la victoire ; jaloux de l’honneur de son rang, ainsi qu’il le fit voir pendant son voyage à Paris près de Louis XI ; prudent au conseil et dévoré de l’amour de Dieu et des pauvres.


« Les pauvres, disait-il, sont ma vieille gendarmerie et la garde la plus sûre de mes États ; car mes autres soldats me défendent seulement contre les hommes et eux contre les hommes, contre le démon et contre le péché ». On se vantait devant lui de la splendeur des chasses d’un prince voisin : « Et moi aussi j’ai des meutes et une vénerie », et il conduisit l’ambassadeur de son allié dans une des salles où étaient dressées des tables autour desquelles étaient assis de nombreux pauvres qu’il nourrissait : « Voilà mes équipages, dit-il ; c’est avec eux que je vais à la chasse du royaume des Cieux ».


Le Bienheureux Amédée maintint son duché en paix, lui obtint une admirable prospérité, racheta les dettes publiques et laissa une épargne considérable dans le trésor. Il pouvait non seulement se venger de l’un de ses principaux ennemis, Galéas Sforza, duc de Milan, mais exercer sur lui des représailles que d’autres n’eussent pas négligées. Il respecta sa liberté, et, malgré son ingratitude, lui accorda un traité honorable. L’acquisition du bien d’autrui, même par la conquête légitime, lui eût paru un crime.


Tant de nobles qualités furent relevées encore par la patience héroïque avec laquelle le saint duc subit la cruelle épreuve d’une épilepsie dont les attaques se renouvelèrent toute sa vie, sans jamais le détourner de ses devoirs et en lui fournissant l’occasion d’une résignation vraiment surhumaine.


Il n’avait que trente-sept ans quand une autre maladie vint l’assaillir. Une clarté subite et extraordinaire parut dans les nues quatre jours de suite : c’était le signe avant-coureur de la mort du saint monarque. Il l’annonça lui-même, institua la duchesse régente de ses États, bénit ses enfants, leur laissa les plus touchantes instructions, reçut les Sacrements avec une Foi admirable, et, le Crucifix aux lèvres, rendit son âme à Dieu le 30 mars 1472, Sixte IV étant Pape, Frédéric III empereur des Romains et Louis XI roi de France.


Quel exemple et quelle leçon pour ses héritiers et ses successeurs !


Jeudi 29 janvier 2026
S. François de Sales,

évêque, confesseur et

Docteur de l’Église universelle
3e classe

Temps après l’Épiphanie



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui, pour le salut des âmes avez voulu que le bienheureux François, Votre Confesseur et Pontife, se fît tout à tous, accordez-nous dans Votre bonté que, pénétrés de la douceur de Votre Amour, dirigés par ses enseignements et soutenus par ses mérites, nous obtenions les joies éternelles. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Le Verbe fait chair nous manifeste par Sa doctrine les mystères de Sagesse divine et par Ses miracles Son amour éternel.

Saint François de Sales, docteur de l’Église, participa à cette science du Verbe incarné, et opéra comme Lui par sa douce charité des prodiges de conversion.

Envoyé pour « prêcher la parole de Dieu aux calvinistes du Châblais, il en ramena soixante mille à la Foi catholique » (Bréviaire romain).


Devenu père de l’Église de Genève et fondateur de l’Ordre de la Visitation, il fit rayonner sur cette double famille l’influence de son zèle apostolique et de sa douce sainteté.


« Que votre lumière brille devant les hommes, afin que, voyant vos œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans les Cieux ». C’est surtout la bonté de Dieu que ce Saint révéla.

« S’il faut donner en quelque excès, disait saint François de Sales, que ce soit du côté de la douceur ».

« Je le veux tant aimer, ce cher prochain, je le veux tant aimer ! Il a plu à Dieu de faire ainsi mon cœur ! Oh ! quand est-ce que nous serons tout détrempés en douceur et en charité pour le prochain ? »


Saint François de Sales mourut à Lyon en 1622.

Rappelons-nous aussi cette double parole de ce Saint :

« On prend plus de mouches avec une cuillerée de miel qu’avec cent barils de vinaigre ».

« Le bien ne fait pas de bruit, le bruit ne fait pas de bien ».

Il fut proclamé Docteur de l’Église universelle par Pie IX en 1877.


  • Le Martyrologe romain indique : « … patron spécial auprès de Dieu de tous les écrivains catholiques, qui, par les journaux et autres périodiques, expliquent, propagent et défendent la doctrine chrétienne. »


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Pratiquez en toute occasion la vertu de douceur.

Méditation du jour
Rien ne sort de la main de Dieu que pour l’utilité des âmes  suite

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