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Translation de la Maison de Lorette
10 décembre
On célèbre aujourd’hui la translation de ce qu’on appelle la « Santa Casa ». La sainte Maison de Lorette est la maison de Marie à Nazareth. C’est dans cette maison que la Vierge est née, qu’elle a reçu la visite de l’Archange Gabriel pour l’Annonciation, que s’est accompli le mystère de l’Incarnation et où, après le retour d’Égypte, s’est passée toute l’adolescence du Sauveur. Cette sainte Maison a été transportée miraculeusement par les Anges à Lorette, en Italie. D’où son nom. On l’a enchâssée dans une somptueuse basilique. Elle est enrichie de grandes indulgences. Les Litanies de la Sainte Vierge portent le nom de Litanies de Lorette.
 Vue aérienne du Sanctuaire vers le nord-est et la mer Adriatique. La cité portuaire d'Ancône est à quelques kilomètres à gauche.
1082
Vers la fin du XIIIe siècle, la nouvelle terrible que la Terre Sainte était perdue pour les Chrétiens répandit une profonde tristesse dans toute l’Église ; mais en même temps une autre nouvelle vint consoler les âmes chrétiennes :
Timbre de la poste aérienne émis par le Vatican en 1938 Deux valeurs du même sujet dans une série de huit à sujets variés
1831
|  « Notre-Dame de Lorette, protégez ceux qui circulent par les voies aériennes ». |

La sainte Maison de Nazareth, où la Vierge Marie avait conçu le Verbe fait chair, avait été transportée par les Anges en Dalmatie. C’était l’an 1291, Nicolas IV étant pape, Rodolphe I er roi des Romains et Philippe IV le Bel roi de France. Au lever de l’aurore, les habitants du pays ne remarquèrent pas sans étonnement un nouvel édifice qui reposait sur la terre sans fondements, et attestait, par sa forme, une origine étrangère. Quel pouvait être ce monument ? Pendant que l’on s’interrogeait avec curiosité, Marie apportait elle-même du Ciel la réponse à l’évêque du diocèse, qui, gravement malade, demandait au Ciel sa guérison pour aller voir le prodige : « Mon fils, lui dit Marie en lui apparaissant, cette maison est la Maison de Nazareth où a été conçu le Fils de Dieu. Votre guérison fera Foi du prodige ».
1832
 Les Anges ont transporté la Maison de Nazareth menacée par l'islam envahissant la Terre Sainte jusqu'en Dalmatie puis en Italie. | |

Trois ans plus tard, la sainte Maison, portée par les mains des Anges, s’éleva de nouveau dans les airs et disparut aux regards du peuple désolé, le 10 décembre 1294. Or, le lendemain matin, les habitants de Récanati, en Italie, voyaient sur la montagne voisine de Loreto (Lorette) une maison inconnue, à l’aspect extraordinaire. On eut bientôt constaté que cette maison n’était et ne pouvait être que celle de Nazareth, que les habitants de la Dalmatie avaient vue soudain disparaître dans le même temps. De là un concours immense de peuples, un pèlerinage devenu célèbre et peut-être le plus cher à la piété chrétienne. Au XIVe siècle, un temple magnifique fut bâti pour garder la maison miraculeuse. Ce temple existe encore et voit chaque jour de nombreux pèlerins de toutes les parties du monde. Que ne dit pas au cœur du Chrétien ce monument vénérable ! Combien il rappelle de mystères ! Combien il a vu de merveilles de sainteté ! Combien sa présence à Lorette et son existence aujourd’hui supposent de miracles ! Le pèlerin aime à se dire : « Là pria Marie, là travailla Joseph, là vécut Jésus ! ». Il aime à baiser un objet de bien peu de valeur par lui-même, mais plus précieux que tous les trésors, par les souvenirs qui y sont attachés : on l’appelle la sainte Écuelle ; c’est le petit vase de terre où le Sauveur, dit la tradition, prenait Sa nourriture corporelle. Ô admirable pauvreté d’un Dieu !
POUR LE VII e CENTENAIRE DE LA TRANSLATION 10 décembre 1294
- Après l’attention que nous avions portée sur le Saint Suaire, nous avons fait de même pour la Maison de Lorette à l’occasion d’un camp itinérant avec quelques-uns de nos scouts.
- De très favorables circonstances nous ont fait avoir documents et autorisations de publication pour une réédition de l’excellent ouvrage de l’Abbé Grillot.
- Malheureusement notre projet n’a pas vu le jour.
- Le bandeau publicitaire devant barrer la couverture devait proclamer :
« La Maison de Lorette est à Notre-Dame ce que le Saint Suaire est à Notre Seigneur : Une exceptionnelle preuve scientifique pour nos temps modernes qui laisse la vraie Science admiratrice. ».
Abbé A. Grillot, « La Sainte Maison de Lorette », 6e éd., Mame et fils, Tours - 1874 (collect. particulière)  Ouvrage de l'Abbé A. Grillot, vicaire de Saint-Pierre à Macon, édition de 1874.
INTÉRIEUR DE LA BASILIQUE
I - LA BASILIQUE-RELIQUAIRE DE LA SAINTE MAISON DE LORETTE II - LE RELIQUAIRE DE LA SAINTE MAISON III - LA SAINTE MAISON (La Santa Casa)
 À l'extrémité de la nef, à la croisée du transept, le monument carré renfermant la sainte Maison.
1085
I - LA BASILIQUE-RELIQUAIRE DE LA SAINTE MAISON DE LORETTE L’intérieur, avec, à la croisée du transept, sous la grande coupole, le monument de marbre de Bramante, qui protège et décore l’extérieur de la sainte Maison.
II - LE RELIQUAIRE DE LA SAINTE MAISON
 Le coffret en marbre enveloppant la sainte Maison. La façade de gauche regarde la nef.
Côté Est du reliquaire de marbre de la Sainte Maison, en bas Sculptures de NicoloTribolo et Francesco Sangallo (1531-1533)  Translation de la Sainte Maison décrivant le vol de la Maison de Nazareth depuis Tersatto au col de Lorette et les déplacements qui y firent suite, l'afflux des pèlerins et les brigants qui les dérobent et les tuent.
1977
Selon les lieux et les époques, les pèlerins sont habituellement l’objet de vexations voire de crimes : pour l’amour de l’argent ou pour la haine de la Religion catholique ou pour les deux à la fois. L’exemple le plus frappant est bien celui concernant les pèlerins de Terre Sainte assaillis par les musulmans et qui finirent par faire réagir l’Occident avec les Urbain II, les saint Bernard et autres saint Louis organisant les Croisades pour protéger les pèlerins, les lieux et édifices sacrés et, en fin de compte, la Civilisation (chrétienne).
III - LA SAINTE MAISON (La Santa Casa)
L’intérieur de la Sainte Maison, où nous avons eu la grâce insigne de célébrer l’authentique Saint Sacrifice de la Messe.
 « Hic Verbum factum est », c'est là qu'ont eu lieu l'Annonciation et l'Incarnation !
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Mercredi 29 juillet 2026Ste Marthe, vierge 3e classeTemps après la Pentecôte  Oraison - collecte| Exaucez nous, ô Dieu notre Sauveur, afin que, comme la fête de la bienheureuse Marthe Votre Vierge, nous donne la joie, elle nous enseigne aussi la ferveur d’une sainte dévotion. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
Mémoire de S. Félix II, S. Simplicius, S. Faustin et Ste Béatrice, martyrs :
Faites, nous vous en prions, Seigneur, que comme le peuple chrétien célèbre avec joie dans le temps la solennité de vos saints Martyrs Félix, Simplice, Faustin et Béatrice, ainsi il partage dans l’éternité la joie de leur triomphe ; et, ce qu’il prévient de ses vœux, qu’il l’obtienne un jour en réalité. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. | | Ainsi soit-il | Vie du Saint du jour| Après avoir célébré le 22 de ce mois la fête de sainte Marie-Madeleine, nous honorons aujourd’hui sainte Marthe, sa sœur. Issue de parents nobles et riches, elle demeurait à Béthanie, à deux milles de Jérusalem. « Jésus, dit saint Jean, aimait Marthe, et sa sœur Marie, et Lazare », aussi est-ce dans leur maison qu’Il descendait de préférence, lorsqu’Il Se trouvait en Judée. C’est là qu’Il passa les derniers jours qui précédèrent Sa mort.
Sainte Marthe, qui était la plus âgée, eut donc l’honneur d’être souvent l’hôtesse de Jésus, l’Époux divin auquel elle avait consacré sa virginité. Tout occupée de servir Jésus, elle Le prie de décider Marie-Madeleine à l’assister. Et Jésus, sans la blâmer, puisqu’elle se dévoue pour Lui, lui fait comprendre que certaines âmes, appelées par Dieu, choisissent une part plus belle encore, puisqu’elles commencent sur terre ce que toutes feront au Ciel.
La vie active, avec ses peines et ses fatigues endurées pour l’amour du Christ que l’on sert dans le prochain, est très méritoire ; « heureuse toutefois la maison où Marie provoque les plaintes de Marthe » (dit saint Bernard), et ne consent pas à ravir à la prière une vie que les occupations extérieures sembleraient réclamer. Dieu est, en effet, l’Auteur de toutes grâces et veut être reconnu comme tel ; aussi la vie contemplative, qui met les âmes en contact direct avec Lui, assure-t-elle plus pleinement leur sainteté personnelle, et en même temps obtient-elle plus efficacement les secours qui rendent fécond l’apostolat chrétien.
Estimons à sa juste valeur la part que Jésus réserve à Marie, et s’Il nous appelle à partager les sollicitudes de Marthe, cherchons comme les Saints à compenser, par l’esprit de prière, ce que la vie active a de défectueux.
voir la grande vie du Saint | Résolution pratique du jour| À la vie active joignez le plus possible la vie d’union à Dieu. | Méditation du jour
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