La psychologie des intégroïdes
Les « papes » d’aujourd’hui, « évêques » d’hier

Ces « papes » simultanés d’aujourd’hui sont ces « évêques » sauvages d’hier, comme les « évêques » sauvages d’aujourd’hui sont les « papes » simultanés de demain.

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Les « papes » d’aujourd’hui

Galerie des portraits :

Pie XIII

Grégoire XVII

Pierre II

COMMENTAIRE SUR :

« Nous n’avons besoin que de saints prêtres ! »

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Voici une agréable déclaration qui va droit au cœur de ceux qui ne veulent que la gloire de Dieu —d’abord— et le salut des âmes, ensuite. Comment ne pas en être d’accord ? Ce serait une si grande grâce !

Mais cela fait partie de toutes les belles proclamations qui, sans contexte et sans explication, ne peuvent conduire bien loin. Et même pire : conduire dans le fossé des contresens, des erreurs, des renversements de hiérarchie dans les fondements.

Nous avons certes le bel exemple du Décalogue, lapidaire dans tous les sens du mot. Ainsi : « Tu ne tueras pas ». Et après ? Puis-je manger du poulet rôti ? Suis-je condamné pour avoir écrasé involontairement, une fourmi en marchant, ou délibérément, un moustique agaçant ? sans parler de la juste guerre ou encore la légitime défense ? Heureusement qu’il y a le Catéchisme pour nous éclairer, s’appuyant sur la Théologie qui a scruté les arcanes de toutes les difficultés soumises à travers les siècles à l’Autorité de l’Église prenant les décisions nécessaires au fur et à mesure des besoins.

REMARQUE D’ORDRE PSYCHOLOGIQUE

Une première remarque d’ordre psychologique vient à l’esprit d’un simple observateur des comportements du peuple chrétien. Ou bien les fidèles manifestent une docilité exemplaire à leur clergé, et l’on n’en est que très admiratif. Avouons que le cas est assez rare. Ou bien, comme chez tant de « traditionalistes », ils réclament des prêtres, de saints prêtres, et même beaucoup de saints prêtres, mais ils les traitent avec une indécente désinvolture dès que ceux-ci ne font pas exactement ce qu’on exige d’eux, et ils les traînent aux gémonies…

« Nous n’avons besoin que de saints prêtres ! »

On oublie ainsi que tout homme est pécheur, qu’il faut donc les aider, prier pour eux. Qu’il faut aussi certes les sanctionner, mais tout le monde n’est pas habilité pour ce faire. Sans parler de ce ceux qui sont affligés d’un œil « empoutré » (pardonnez-moi !) et pourtant si perspicaces pour déceler des pailles un peu partout, surtout lorsqu’ils se présentent en « Gros-Jean » qui ne pensent, et quelquefois même ne vivent, que pour en remontrer à tous les Curés.

Cela n’étant hélas pas nouveau, il demeure que la sanctification est requise pour tous, prêtres comme fidèles : « Soyez parfaits comme votre Père du Ciel est parfait » (Mt., V, 48) dit Notre-Seigneur Jésus-Christ sur la montagne à ceux qui L’ont suivi pour L’écouter.

Mais tout cela demeure au niveau de la sanctification individuelle.

« Nous n’avons besoin que de saints prêtres ! »

On oublie facilement semble-t-il, que c’est Dieu qui appelle Ses serviteurs (c’est la vocation, par l’appel de l’Évêque). C’est par pure bonté et miséricorde qu’Il donne à chacun selon ses besoins que Lui-même apprécie. Si nous ne sommes pas suffisamment abandonnés en Dieu, on peut toujours Lui faire d’humbles suppliques, mais certainement pas des exigences comme « nous n’avons besoin que… ».

Il y a bien plus grave : s’il faut certes de saints prêtres, encore faut-il qu’ils soient… des prêtres, des prêtres catholiques, des prêtres d’Église. Aujourd’hui où l’on entend dans les « médias » parler de prêtres alors qu’il s’agit de ministres de n’importe quel culte protestant ou d’autres sectes, il faut bien comprendre que l’exigence primordiale n’est pas dans la sainteté mais dans le sacerdoce qui doit être authentiquement, totalement catholique, d’Église (la seule).

« Nous n’avons besoin que de saints prêtres ! »

Et puis : n’a-t-on pas vu, à travers les siècles, de très Saints personnages échouer (presque) complètement ? Ainsi en ce jour (14 décembre) qui est aussi la fête de S. Nicaise, archevêque de Reims au Ve siècle. Il faut lire (cliquez sur le nom du Saint) le court résumé de sa vie pour constater à quel point la sainteté ne suffit pas à retenir les mauvaises volontés (tous les humains sont libres) sur la pente de la perdition  :

« Longtemps la cité de Reims fut docile à sa parole. Mais peu à peu le pasteur affligé vit son troupeau glisser dans la corruption et le vice. Les crimes s’y multipliaient de jour en jour, et la voix de saint Nicaise, qui flagellait publiquement les abus, n’était plus écoutée ». Il annonça des châtiments que Dieu lui avait révélés, rien n’y fit. La faute à qui ?

On a vu un Pape, vraiment saint, avec toute l’Autorité de Vicaire du Christ, démissionner, n’étant pas capable d’en assumer les charges (S. Pierre Célestin, fête le 19 mai). La grâce en effet, ne change pas la nature des hommes, elle permet de la canaliser, de l’améliorer. Saint Louis a perdu sa croisade, sainte Jeanne d’Arc est morte sur le bûcher, saint Pie X est mort de chagrin avec l’effondrement de l’Europe catholique, … et Notre Seigneur Lui-même au Calvaire…

L’AUTORITÉ NE SE CONFOND PAS AVEC LA SAINTETÉ

On a perdu le sens profond de l’Autorité, qui ne se confond pas avec la Sainteté, le sens vrai de la hiérarchie des principes, le bon sens des domaines variés d’application. Un Pape n’a pas l’Autorité pontificale parce qu’il est Saint, mais parce qu’il est légitiment à sa place (selon les Lois de l’Église qu’il ne saurait trafiquer à sa guise). Un Évêque est réellement Évêque s’il est d’Église (sacré avec le « mandat apostolique »), un prêtre ne l’est vraiment que s’il a été ordonné par un Évêque d’Église, et non par un « cercle-carré » qu’est un évêque-sans-mandat-apostolique.

Soyons Catholiques, restons Catholiques, rien que Catholiques.


Mercredi 21 octobre 2020
de la Férie
4e classe
Temps après la Pentecôte

Mémoire de S. Hilarion,

abbé


Mémoire de Ste Ursule et ses Compagnes,

vierges et martyres



Oraison - collecte
Dispensez largement, Seigneur, à Vos fidèles le pardon et la paix, pour qu’ils soient purifiés de tout péché et puissent Vous servir dans la sécurité. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint Hilarion, abbé :


Que l’intercession du bienheureux Abbé Hilarion, nous recommande, s’il Vous plaît, auprès de Vous, Seigneur, afin que nous obtenions, par son patronnage, ce que nous ne pouvons attendre de nos mérites.


Sous la même conclusion : mémoire de sainte Ursule et ses Compagnes, vierges et martyres :


Donnez-nous, s’il Vous plaît, Seigneur, d’honorer toujours avec une constante dévotion le triomphe de Vos saintes Vierges et Martyres Ursule et ses Compagnes, afin que si nous ne pouvons célébrer leur fête avec une âme digne d’elles, nous leur offrions du moins nos humbles hommages. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Après l’ère des Martyrs auxquels l’Église avait exclusivement réservé les honneurs d’un culte public, on commença à placer sur les autels les serviteurs de Dieu qui, sans avoir eu la gloire de verser leur sang pour Jésus-Christ, s’étaient illustrés par leurs hautes vertus.

Saint Hilarion en Orient, et saint Martin en Occident, ouvrent la série de ces Saints que l’on désigne sous le nom de « Confesseurs ».


Né en Palestine, saint Hilarion fit ses études à Alexandrie et désireux d’embrasser une vie plus parfaite, il quitta tout pour suivre Jésus. La renommée de saint Antoine étant parvenue jusqu’à lui, il alla le trouver en Égypte.

Ce Saint le retint deux mois auprès de lui pour l’initier à sa vie de pénitence et de contemplation. Puis remettant un cilice et un vêtement de peau à cet enfant de quinze ans, il lui dit : « Persévère jusqu’à la fin, mon fils ; et ton labeur te vaudra les délices du Ciel ».


Saint Hilarion retourna en Palestine et y institua la vie monastique. Après avoir bâti plusieurs monastères dont il fut, comme autrefois Moïse pour le peuple de Dieu, le législateur, il se retira dans l’île de Chypre, afin de fuir la multitude d’admirateurs que lui attirait l’éclat de ses vertus.


Il y mourut saintement à l’âge de quatre-vingts ans, vers l’an 372. Saint Jérôme s’est fait son historien.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Exercez autour de vous une salutaire influence, fortifiez le courage des faibles.

Méditation du jour
Fruit des mystères glorieux  suite

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