Méditation du jour
S. Timothée,

évêque et martyr - 24 janvier

Nous sommes les organes du Christ ”

Tous les Saints étant conformes à Jésus-Christ

et ayant tous en eux

un même esprit

répandu dans leur cœur,

qui loue

et glorifie Dieu incessamment,

ils louent tous en Lui la majesté de Dieu,

à cause qu’ils s’unissent à Ses louanges

et se rendent au torrent de magnificence

que l’esprit de Jésus rend en eux à cette divine Majesté.

Ils sont comme les poissons

qui se laissent conduire au branle

et au mouvement de la mer.

Car les Saints étant comme abîmés

dans la personne de Jésus-Christ,

ils se laissent aller au branle de Son esprit :

ils se laissent porter aux saints mouvements,

dont Il honore Dieu,

et à Ses élévations perpétuelles

qui étant infiniment parfaites

et agréables au Père,

Le contentent en Son Fils,

sans Lequel ils ne pourraient Le satisfaire,

n’y ayant que Lui qui soit digne de Dieu.

Je souhaite que vous expérimentiez bien cette vérité sur la terre ;

et que la conviction qu’on ne peut rien qu’en Notre-Seigneur,

et qu’on ne saurait rendre à Dieu ses devoirs

que dans le secours de Son divin Esprit,

vous fasse aimer cet exercice.

Je prie ce divin Seigneur de rendre notre cœur

un digne temple de Ses louanges,

dans lequel Il puisse honorer Dieu Son Père comme Il désire.

Et puisqu’Il Lui veut rendre en nous Ses devoirs,

et qu’Il désire que nous servions comme de supplément

à l’abondance de Sa religion

et de Son amour qu’Il répand en nous,

ne pouvant le contenir en Lui-même,

liez-vous particulièrement à Lui en tous les Saints,

afin d’entrer avec eux en société de Ses hommages.


(M. Olier)


Vendredi 19 juin 2026
Ste Julienne Falconieri,

vierge
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui avez daigné soutenir et consoler miraculeusement au moyen du Corps précieux de Votre Fils, la bienheureuse Julienne, Votre Vierge, quand elle était réduite à l’extrémité par la maladie, accordez-nous, s’il Vous plaît, grâce à ses mérites et à son intercession, d’être également nourris et fortifiés par ce Corps divin, à l’heure critique de la mort, et conduit jusqu’à la Patrie céleste. Par le même Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de saint Gervais et saint Protais, martyrs :


Ô Dieu qui nous réjouissez en la solennité annuelle de Vos saints Martyrs Gervais et Protais ; faites, dans Votre clémence, que notre piété s’enflamme aux exemples de ceux dont les mérites nous remplissent d’allégresse. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née à Florence, en l’an 1270, de l’illustre famille des Falconieri, sainte Julienne donna, dès son enfance, de tels indices de sa sainteté que son oncle saint Alexis de Falconieri déclarait à sa mère que c’était un ange qu’elle avait mis au monde. Jamais dans tout le cours de sa vie elle ne leva les yeux pour considérer le visage d’un homme et le seul mot de péché la faisait trembler.


À l’âge de quinze ans, elle voua solennellement à Dieu sa virginité. « N’aspirant, ô Julienne, qu’après les noces du céleste Agneau, vous quittez la maison paternelle et vous dirigez un chœur de vierges. Vous gémissez nuit et jour sur les douleurs de votre Époux attaché à la croix et vous pleurez aux pieds de la Mère de Dieu, au cœur percé de sept glaives ».


Ayant établi en effet l’Ordre des Mantellates (car elles portaient un court mantelet), elle fut chargée par saint Philippe Béniti de s’occuper de tout l’Ordre des Servites qui honore spécialement les Douleurs de la Vierge. Deux jours chaque semaine, elle ne prenait pour nourriture que le pain des Anges.


À l’âge de soixante-dix ans, ne pouvant plus retenir aucun aliment, elle gémit de ne pouvoir communier. Elle demanda qu’on voulût au moins approcher le Saint-Sacrement de son cœur et, par un miracle, le Pain sacré disparut en imprimant sur sa chair la forme d’une hostie représentant l’image de Jésus crucifié. Elle rendit alors le dernier soupir et fut introduite dans l’allégresse auprès du trône du Roi divin. C’était le 19 juin 1340.


Demandons à l’Esprit-Saint, de nous obtenir, comme sainte Julienne, de pouvoir être nourris et fortifiés durant notre agonie par le Corps du Christ qui nous conduira jusqu’à la Patrie céleste.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Souvenez-vous qu’une des meilleures dispositions pour bien communier, c’est le désir.


Méditation du jour
Jésus, ami véritable  suite

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