Méditation du jour
S. Antoine du désert,

abbé - 17 janvier

Nos œuvres ne sont méritoires

que par notre union à Jésus-Christ ”

Nos meilleures actions

sont ordinairement souillées

et corrompues

par le mauvais fonds qui est en nous.

Quand on met de l’eau nette et claire

dans un vaisseau qui sent mauvais,

ou du vin dans un tonneau dont l’intérieur est gâté

par un autre vin qu’on y a mis,

l’eau claire

et le bon vin

sont gâtés

et en prennent aisément la mauvaise odeur.

De même, quand Dieu met dans le vaisseau de notre âme,

gâtée par le péché originel

et actuel,

Ses grâces

et rosées

célestes

ou le vin délicieux de Son amour,

Ses dons sont ordinairement gâtés et souillés par le mauvais levain

et le mauvais fonds

que le péché a laissés en nous ;

nos actions, celles mêmes des vertus les plus sublimes,

s’en ressentent.

Il est donc d’une très grande importance,

pour acquérir la perfection,

qui ne s’acquiert que par l’union à Jésus-Christ,

de nous vider de ce qu’il y a de mauvais en nous :

autrement,

Notre-Seigneur, qui est infiniment pur

et hait infiniment la moindre souillure dans l’âme,

nous rejettera de devant Ses yeux

et ne S’unira point à nous.


(Saint Louis-Marie Grignion de Montfort)


Mardi 15 septembre 2026
Les Sept Douleurs de la

Bienheureuse Vierge Marie
2e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, dans la Passion duquel, suivant la prophétie de Siméon, un glaive de douleur a percé le cœur très doux de la glorieuse Vierge Marie, Votre Mère, faites, dans Votre miséricorde, que célébrant avec respect le souvenir de ses douleurs, nous recueillions les heureux fruits de Votre Passion. Vous qui vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Mémoire de S. Nicomède, martyr :


Montrez-Vous favorable à Votre peuple, Seigneur, afin que, célébrant les mérites si glorieux de Votre bienheureux Martyr Nicomède, il soit toujours aidé de ses prières pour obtenir Votre miséricorde. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Marie se tenait debout au pied de la Croix où Jésus était suspendu, et, comme l’avait prédit le vieillard Siméon, un glaive de douleur transperça son âme.

Impuissante, « elle voit son doux enfant désolé dans les angoisses de la mort, et elle recueille Son dernier soupir ».

La compassion que son cœur maternel ressent au pied de la croix lui a mérité d’obtenir, sans passer par la mort, la palme du martyre.


Cette fête était célébrée avec une grande solennité par les Servites au XVIIe siècle. Elle fut étendue par Pie VII, en 1817, à toute l’Église, afin de rappeler les souffrances qu’elle venait de traverser dans la personne de son chef exilé et captif, et délivré grâce à la protection de la Vierge.


Comme la première fête des Douleurs de Marie, au Temps de la Passion, nous montre en effet la part qu’elle prit au sacrifice de Jésus, la seconde, au Temps après la Pentecôte, nous dit toute la compassion que ressent la Mère du Sauveur envers l’Église, l’épouse de Jésus qui est crucifiée à son tour et dont la dévotion aux Douleurs de Marie s’accroît dans les temps calamiteux qu’elle traverse.


Saint Pie X a élevé en 1908 cette fête au rang des solennités de deuxième classe.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Profitez des épreuves de la vie pour vous donner à Dieu sans réserve.

Méditation du jour
Ô Marie, je vous aime, surtout au Calvaire  suite

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