Méditation du jour
S. Sabin,

évêque et martyr - 30 décembre

Une année de plus dans l’Éternité ”

Voici cette année qui va s’abîmer dans le gouffre

où toutes les autres se sont jusqu’à présent anéanties.

Oh ! que l’Éternité est incomparablement plus aimable,

puisque sa durée est sans fin,

que ses jours sont sans nuit

et que ses satisfactions sont invariables.

Ô Dieu, elles passent donc ces années temporelles ;

elles courent imperceptiblement

les unes après les autres ;

en dévidant leur durée,

elles dévident notre vie mortelle,

et, en finissant,

elles finissent aussi nos jours.

Disons-le souvent :

tout passe.

Donc, il ne nous importe guère

que nous ayons ici-bas des peines

ou des joies,

pourvu qu’à tout jamais

nous soyons bienheureux,

et qu’après le peu de jours qui nous restent

de cette vie mortelle,

vienne la sainte Éternité,

puisque Dieu ne la promet

qu’à ceux qui auront bien usé de Son temps.

Mais, ô mon Dieu,

pour quoi vivrons-nous l’année suivante,

si ce n’est pour mieux aimer cette Bonté souveraine ?

Oh ! qu’Elle nous ôte de ce monde,

ou qu’Elle ôte le monde de nos cœurs !

Qu’Elle nous fasse mourir,

ou qu’Elle nous fasse mieux aimer la mort

que notre pauvre vie !


(S. François de Sales)


Mercredi 15 juillet 2026
S. Henri,

empereur et confesseur
3e classe

Temps après la Pentecôte



Oraison - collecte
Ô Dieu, qui, en ce jour, avez fait passer le bienheureux Henri, Votre Confesseur, d’un trône de la terre au royaume du Ciel : nous Vous demandons humblement que, comme en le prévenant par l’abondance de Votre grâce, vous l’avez fait triompher des attraits du siècle, ainsi Vous nous fassiez, à son imitation, éviter les séductions du monde et parvenir jusqu’à Vous avec des cœurs purs. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.

Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Henri II, surnommé le Pieux, fut roi de Bavière en 972, roi de Germanie en 1002, et chef du Saint Empire Romain de 1014 à 1024. Il fit serment à Benoît VIII, qui l’avait sacré, « de lui garder à lui et à ses successeurs la fidélité en toutes choses ».


Il mit ses soins et son application à étendre la religion, en relevant les églises détruites, et en fondant des monastères qu’il enrichit de ses largesses. Retenu au Mont-Cassin par une grave maladie, il en fut guéri d’une manière miraculeuse, grâce à l’intercession de saint Benoît. Voulant être prêt à la venue du divin Maître, il rentra d’Italie par la France, se fit agréger à la Communauté de Cluny, et sollicita son admission à l’abbaye bénédictine de Saint-Vanne de Verdun.


L’abbé le reçut, mais lui ordonna aussitôt, au nom de l’obéissance religieuse, de remonter sur le trône impérial. Il eut tellement à cœur la loi de Dieu qu’il garda une absolue virginité dans le mariage. Aussi résolut-il, d’accord avec sa sainte épouse Cunégonde, de faire de Jésus-Christ leur héritier. Il fonda dans ce dessein l’évêché de Bamberg, auquel il laissa tous ses biens. Il fut inhumé dans cette église en 1024.


 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Rappelez-vous que la sainteté peut s’acquérir dans tous les états.

Méditation du jour
Confiance en la divine miséricorde  suite

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