Méditation du jour
S. Jérôme,

prêtre, confesseur

et docteur de l’Église - 30 septembre

L’esprit d’enfance ”

Quel est le fait qui se dégage le plus clairement de la vie

d’un petit enfant ?

C’est sa dépendance vis-à-vis de sa mère.

Une dépendance absolue et complète.

S’il quitte la main de sa maman quelques instants,

c’est un désastre...

le petit tombe à terre.

Sans sa mère,

il ne peut absolument rien faire.

Le sentiment qu’il a de sa dépendance

est précisément en proportion de sa petitesse.

Sa seule sécurité est de tenir bien fort la main de sa mère.

Ainsi, elle peut le conduire à travers des périls,

au milieu desquels, laissé à lui-même,

il ferait naufrage

et le mener à des hauteurs où par lui-même il ne monterait jamais.

Dans le plan surnaturel, ceci est théologiquement exact.

Nous sommes complètement dépendants de notre Père du Ciel pour tout :

dépendants de Lui

pour notre existence physique,

et, bien plus encore,

dépendants de Lui pour la vie surnaturelle.

L’habitation de la Sainte Trinité dans nos âmes

est Son libre don.

Le Saint Sacrement

est Son libre don.

Par nous-mêmes, nous ne pouvons rien faire.

Si nous laissons aller la grâce divine,

nous tombons

et c’est le désastre.

« Sans Moi,

« vous ne pouvez rien faire. »


(R.P. Vernon JOHNSON)


Lundi 4 mai 2026
Ste Monique,

veuve
3e classe

Temps Pascal



Oraison - collecte
Ô Dieu, consolateur des affligés et salut de ceux qui mettent en Vous leur espérance, Vous qui avez miséricordieusement agréé les pieuses larmes que répandait la bienheureuse Monique pour la conversion de son fils Augustin, donnez-nous, à la pieuse intercession de l’un et de l’autre, la grâce de déplorer nos péchés et d’en trouver le pardon en Votre indulgence. Par Jésus-Christ Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l’unité du Saint-Esprit, Dieu dans tous les siècles des siècles.
Ainsi soit-il

Vie du Saint du jour
Née en Afrique en 332, sainte Monique se maria à un païen qu’elle convertit par ses vertus. Devenue veuve, elle se dévoua à son fils Augustin, dont l’esprit était corrompu par l’erreur manichéenne et le cœur par les mœurs dissolues de Rome.


Nuit et jour elle pria et « le pleura avec plus de larmes que d’autres mères n’en répandent sur un cercueil » (Saint Augustin, Les Confessions). Elle était en effet avant tout pénétrée de la crainte de Dieu et savait que pour ne pas être rejetée dans la séparation dernière des bons et des méchants, l’âme doit se sacrifier. Et elle expia pour les fautes d’Augustin. « Eussiez-Vous pu, Seigneur, écrit celui-ci, mépriser le cœur contrit et humilié d’une veuve chaste et sobre ? Eussiez-Vous bien rejeté les pleurs de celle qui ne Vous demandait ni argent, ni aucune autre chose temporelle, mais seulement le salut de l’âme de son fils ? »


« Dieu agréa dans Sa miséricorde les larmes de la charité de la bienheureuse Monique », et ces deux âmes partagent maintenant la joie de Jésus ressuscité. Sainte Monique mourut à Ostie l’an 387.

 voir la grande vie du Saint


Résolution pratique du jour
Se rappeler ce que saint Augustin doit aux larmes de sainte Monique, sa mère. Nous rappeler ce que nous devons à ceux qui ont versé des larmes pour nous.

Méditation du jour
Si un verre d’eau aura sa récompense, qu’en sera-t-il des larmes versées pour le salut des âmes ?  suite

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